Exploration des sites archéologiques et des splendeurs désertiques
Points forts
Véritable épopée à travers le temps et l'espace, ce voyage d'exception réunit les trois grandes régions historiques de la Libye : la Tripolitaine, le Fezzan et la Cyrénaïque. En marchant sur les traces des Garamantes, ce « peuple des sables » au cœur du Sahara qui alimentait autrefois les ports romains de la côte en trésors africains, le parcours révèle l'impact d'une civilisation méconnue sur la prospérité antique. Des théâtres méditerranéens spectaculaires aux magnificences de l'Akakus, en passant par la cité de Ghadamès et les lacs colorés d'Oubari bordés de dunes géantes, notre itinéraire offre une lecture passionnante des terres libyennes, d'un pays écrit comme un dialogue permanent entre la mer et le désert.
Descriptif
Embarquer pour cette grande traversée libyenne, c’est accepter de vivre un voyage de ruptures saisissantes où chaque étape offre un nouveau décor, une lumière et un pan d'histoire différents. Les émotions sont multiples, oscillant entre abandon à la douceur iodée de la Méditerranée et saisissement devant la sévérité absolue du désert saharien.
Le voyage s'ouvre sur une Libye maritime et lumineuse, où les colonnes de marbre blanc de Sabratha et de Leptis Magna se découpent sur l'azur infini de la mer. Puis, en franchissant le Djebel Nefoussa, la mer disparaît au profit de la minéralité ocre de la Hamada al-Hamra, un haut plateau de pierre où l'horizon s'étire à 360 degrés sans le moindre repère. Mais cette austérité rocailleuse s'adoucit soudain à l'approche d' Oubari, où la roche cède la place à un océan de sable blond aux lignes parfaites et où, au cœur des dunes géantes surgit l'impossible : les lacs - miroirs d'eau émeraude et hyper-salée ceinturés de palmiers verts et de falaises de sable, véritables mirages vivants. Plus au sud encore, le paysage se transforme une nouvelle fois dans la Tadrart Akakus : le sable vient s'immiscer dans un labyrinthe de canyons sombres, dominé par des arches naturelles monumentales sculptées par les millénaires. Après ces journées sahariennes, la remontée en Cyrénaïque dévoile le Djebel Akhdar, la « montagne verte », avec une Libye plus bucolique, dévoilant des forêts de genévriers, des canyons profonds et des oliveraies qui dégringolent vers la mer, abritant les ruines grecques de Cyrène dans une fraîcheur inattendue.
Par ailleurs, on traverse dans ce voyage plus de dix mille ans d'histoire humaine : art rupestre de la Préhistoire dans l'Akakus, ingénierie des Garamantes et architecture berbère avec l'incroyable urbanisme bioclimatique de Ghadamès, faste gréco-romain et byzantin sur une côte qui raconte la puissance des grands empires.
Pour terminer nous pouvons dire que la diversité qui marque ce voyage se retrouve aussi dans un rythme qui alterne confort et étapes fluides, aventure et engagement physique modéré mais inévitable : hors-piste ou pistes difficiles, bivouacs itinérants, marches dans les sables et les canyons, ...
Jour par jour
Jour 0
Possibilité de revenir en Europe le J.18 à partir de Tripoli, sans réaliser la visite des sites archéologiques de la Cyrénaïque
JOUR 1 : PARIS — TRIPOLI
Jour 1
Envol vers la Libye (via Istanbul).
À notre arrivée, nous sommes accueillis par notre équipe locale, nous bénéficions d'une assistance pour les formalités de douane et sommes transférés à notre hôtel.
JOUR 2 : TRIPOLI / SABRATHA
Jour 2
Les trois cités antiques d'Olea (Oea), de Leptis et de Sabratha ont donné son nom à la Tripolitaine du grec tripolis (les "trois cités").
Nous débutons notre visite de cette région par le site de Sabratha (Unesco). Cette fondation phénicienne,connut son âge d'or aux premiers siècles de l'empire romain : grâce à son port, installé dans un site naturellement protégé, elle fut alors un relais important sur la voie maritime qui reliait Alexandrie à Ostie. Demagnifiques édifices y furent construits dont un majestueux théâtre pouvant accueillir 5 000 spectateurs. Après les raids menés par les tribus berbères, puis par les Vandales au Vᵉ siècle, la cité connut un brillant intermède byzantin dont témoigne la basilique de Justinien, avant qu'en 644, les guerriers arabes, conduits par le général Amr ibn al-As, ne s'emparent de la ville.
En fin d'après-midi, retour dans la capitale.
JOUR 3 : TRIPOLI — LEPTIS MAGNA
Jour 3
La visite du site prestigieux de Leptis Magna (Unesco) constitue l'un des grands moments du voyage. Elle fut en effet l'une des plus grandes métropoles de l'Empire romain, dotée d'édifices n'ayant, pour certains, leur équivalent qu'à Rome.
Ville natale de l'Empereur Septime Sévère à la fin du IIᵉ siècle, elle incarne avec éclat ce que fut à son apogée la Pax Romana. Si la ville fut d'abord un comptoir phénicien puis carthaginois prospère, l'époque romaine la vit devenir l'une des plus grandes villes portuaires d'Afrique grâce au commerce transsaharien – en particulier celui de l'or convoyé par les Garamantes – associé à la production agricole de son arrière-pays.
L'urbanisation fut rapide avec la construction de magnifiques édifices publics - autour du vieux forum, notamment, trois temples dont l'un dédié à Rome et à Auguste. En même temps, la ville s'étendait vers l'ouest où furent bâtis un marché et un théâtre tandis qu'au sud-est, furent élevés un amphithéâtre et un cirque. Une étape supplémentaire fut franchie sous les règnes de Septime Sévère – qui se revendiquait "africain" et protecteur de sa ville natale – ainsi que de son fils Caracalla. De grands travaux d'aménagement furent engagés, dont en particulier de son port qui devint aussi vaste que celui de Carthage.
JOUR 4 : TRIPOLI
Jour 4
Cette journée est consacrée à la découverte de la capitale libyenne. Si les origines de la ville remontent à sa fondation par les Phéniciens sous le nom d'Oea, son véritable essor intervient après la conquête arabe. Alors que Leptis et Sabratha sombrent dans l'oubli, elle connaît une véritable renaissance. À Tripoli – son nouveau nom qui conserve en lui seul la mémoire de l'histoire de toute la région –, aboutissent les routes du commerce transsaharien drainant or, pierres précieuses et esclaves. Après bien des péripéties et des troubles, les Turcs s'emparent de la ville en 1551. Commence alors une longue période de stabilité et de reconstruction soutenue par les fruits de la "course", piraterie au service des sultans, dont Tripoli devint l'un des principaux centres.
Nous commençons par nous rendre au musée archéologique de Tripoli, récemment rouvert, le plus important du pays. Il abrite des pièces exceptionnelles venues de toute la Libye qui retracent son histoire.
À l'occasion d'un tour de ville, nous nous arrêtons devant l'arc de Marc Aurèle qui se dresse à l'extrémité nord-ouest de la médina tout près de la Porte de la Mer – Bab al-Bahr. Jadis situé au croisement du cardo et du decumanus, longtemps encombré d'échoppes, il est dégagé au début du XXe siècle par un archéologue italien et constitue l'un des rares vestiges antiques de Tripoli. Une promenade dans la médina, où l'héritage de la période ottomane domine, nous conduit jusqu'aux souks où se côtoient orfèvres, marchands de tapis et d'objets en cuir ou vendeurs d'épices.
JOUR 5 : TRIPOLI — GHADAMÈS
Jour 5
Nous quittons la Libye du littoral pour celle du désert et des territoires berbères que ni les Carthaginois, ni les Grecs et les Romains ne parvinrent à contrôler entièrement.
Au cours de notre journée de route, nous nous arrêtons à Qasr el-Haj où, dominant la vieille ville, nous découvrons un grenier à l'allure de forteresse – "kasr" en arabe – construit au XIIIe siècle. De forme cylindrique, bâti en pierre et en plâtre, il comporte 114 cellules étagées sur quatre niveaux dont l'un à moitié enterré réservé à l'huile d'olive. La vieille ville de Nalout, en bordure d'une falaise, occupait une position stratégique. Outre une petite mosquée, elle possède un ksar du XIIIe siècle, grenier collectif caractéristique, divisé en cellules aveugles et ventilées où les habitants entreposaient leurs récoltes.
Nous arrivons à l'oasis de Ghadamès en fin de journée. La ville actuelle, édifiée dans la tradition de l'architecture berbère, remonte au XIIIe siècle. Située à l'un des principaux carrefours du commerce transsaharien, elle connut de longs siècles de prospérité tandis que ses jardins lui assuraient la subsistance.
JOUR 6 : GHADAMÈS
Jour 6
Nous consacrons notre journée à découvrir la vieille ville de Ghadamès (Unesco). Divisée en sept quartiers, la ville prenait deux portes principales, l'une pour entrer, l'autre pour sortir. Nous parcourons le dédale de ses ruelles et galeries. Ces dernières sont percées de puits de lumière qui aèrent et assurent l'évacuation du sable par aspiration. Tout comme les maisons construites en briques crues avec leurs longs corridors, leurs toits percés de lucarnes – uniques ouvertures sur l'extérieur – et leurs terrasses réservées aux femmes qui ne sortaient jadis dans la rue que la nuit tombée.
Déjeuner convivial dans une maison traditionnelle.
JOUR 7 : GHADAMÈS / RAS AL-GHOUL
Jour 7
Nous profitons de la matinée pour continuer notre découverte des structures hydrauliques et des palmeraies de l'oasis.
Avant le coucher du soleil, une excursion nous conduit parmi les dunes jusqu'au site impressionnant de Ras al-Ghoul d'où l'on a une vue exceptionnelle sur le désert alentour. Sur une éminence rocheuse, les Romains, qui nommaient l'oasis Cydamus, construisirent en ce lieu une forteresse qui fut pendant des siècles le point le plus méridional de la présence romaine en Afrique. Là, sous les dernières lueurs du jour, la dégustation d'un thé et d'un pain traditionnel – cuit sous le sable par nos chauffeurs – vient clore la journée
JOUR 8 : GHADAMÈS —PLATEAU DE AMADA AL-HAMRA
Jour 8
Nous débutons aujourd'hui notre grande aventure saharienne en autonomie complète.
Nous quittons l'asphalte pour nous engager plein sud sur le plateau désertique de la Hamada al-Hamra, immense étendue de pierre (reg) qui constituait la route historique des caravanes. Nous naviguons hors-piste au boussole et GPS à travers les horizons infinis
JOUR 9 : HAMADA AL-HAMRA - VERS LE FEZZAN
Jour 9
Nous poursuivons notre navigation vers le sud à travers les oueds asséchés et les canyons qui entaillent le plateau rocheux. La progression demande de la patience sur la tôle ondulée, mais la beauté minérale et la solitude absolue du Sahara nous enveloppent. Les paysages commencent à changer à mesure que nous approchons des contreforts septentrionaux du bassin du Fezzan.
JOUR 10 : HAMADA AL-HAMRA — OUBARI
Jour 10
Nous atteignons les lisières de l'Idehan Oubari (le grand erg de sable). Nos chauffeurs dégonflent les pneus des 4x4 pour entamer le franchissement des premiers cordons de dunes. Nous apprenons le rythme de la navigation saharienne, grimpant et descendant de véritables vagues de sable doré.
JOUR 11 : LES LACS D'OUBARI
Jour 11
Nous naviguons au cœur de l'erg pour découvrir des visions de mirages bien réels : les lacs d'Oubari. Nous atteignons le lac Gaberoun, bordé de palmiers et de ses anciennes habitations de briques crues, puis le spectaculaire lac Umm el Ma (la "Mère des Eaux"). Nichés entre des dunes géantes s'élevant jusqu'à 200 mètres de hauteur, ces plans d'eau d'une salinité extrême offrent une opportunité de baignade insolite au milieu du Sahara.
JOUR 12 : OUBARI - ALAWINAT
Jour 12
Nous quittons définitivement les dunes de l'erg pour rejoindre le Wadi el-Agial, centre névralgique de la civilisation des Garamantes.
Nous visitons les ruines archéologiques de Germa, l’antique Garama, qui fut la capitale de ce peuple saharien. Nous découvrons les vestiges de leurs habitations et visitons le musée archéologique local, précieux chaînon manquant reliant le commerce transsaharien aux ports romains de Tripolitaine visités en début de séjour. Puis, nous prenons la route vers l'ouest.
JOUR 13 : ALAWINAT — AKAKUS
Jour 13
Nous faisons route vers le sud pour pénétrer dans le massif de l'Akakus (Unesco). Les plaines de sable cèdent la place à un labyrinthe fantastique de montagnes de grès sculptées par l'érosion, formant des pitons, des gorges étroites et de profonds canyons ensablés. Nous entrons dans l'un des plus grands musées à ciel ouvert de la préhistoire
JOUR 14 : TADRAR AKAKUS
Jour 14
Nous poursuivons l’exploration de l'Akakus, à la recherche de ses secrets. Dans l'Oued Tashwinat nous décryptons les extraordinaires peintures et gravures rupestres qui parsèment les parois de abris sous roche. Ces œuvres d'art retracent les mutations de la région, de l'époque où le Sahara était une savane verdoyante peuplée d'éléphants et de girafes, jusqu'à l'introduction des chevaux et des chars de guerre par les Garamantes. Nous admirons également les chefs-d'œuvre de la nature, dont les arches de pierre monumentales de Forzega et d'Afazedjar.
JOUR 15 : TADRART AKAKUS
Jour 15
Nous poursuivons notre immersion dans la section méridionale de l'Akakus. Le paysage atteint des sommets de poésie visuelle lorsque le grès noirci par le temps rencontre les langues de sable orange vif des dunes d'In Kadan, qui s'immiscent au cœur des canyons. Accompagnés par nos pisteurs Touaregs, nous recherchons des fresques préhistoriques isolées et profitons du silence du désert.
JOUR 16 : AKAKUS — SEBHA
Jour 16
Nous quittons les murailles de grès de l'Akakus et reprenons la route du désert en direction du nord-est pour rejoindre Sebha, la capitale administrative du Fezzan. Ce long trajet de transition nous permet de quitter progressivement la vie nomade et de retrouver les infrastructures urbaines.
JOUR 17 : SEBHA - BENGHAZI — AL BAYDA (vol intérieur)
Jour 17
Transférés à l'aéroport de Sebha, nous nous envolons pour Benghazi (via Tripoli). Nous changeons radicalement de province géographique pour entrer en Cyrénaïque. Dès notre atterrissage à Benghazi, notre équipe de l'Est nous prend en charge pour monter à travers les paysages forestiers et frais du Djebel Akhdar (la "montagne verte") jusqu'à la ville d'Al-Bayda.
JOUR 18 : AL BAYDA / PTOLÉMAÏS
Jour 18
Sur les côtes de ce que nous nommons à présent la Cyrénaïque, les Grecs avaient fondé, à partir du VIIe siècle avant notre ère, un chapelet de colonies.
Nous rejoignons Ptolémaïs (longtemps nommée le "Port de Barca") qui accède à l'indépendance sous le règne de Ptolémée II. Elle conserve des vestiges saisissants de son passé : son plan en damier, ses murailles et ses maisons à péristyle offrent une bonne image de la vie d'une cité à l'époque hellénistique. Les nombreuses fouilles qui s'y sont déroulées ont en particulier dégagé une immense citerne, impressionnant réservoir en partie recouvert par l'agora, ainsi qu'une luxueuse résidence : le palais des Colonnes.
Nous revenons à Al Bayda edans l'après-midi.
JOUR 19 : AL BAYDA / CYRÈNE & APOLLONIA
Jour 19
Nous nous rendons d'abord à Cyrène (Unesco), la plus ancienne cité grecque d'Afrique, fondée par des colons venus de Théra. Battos Ier, qui les conduisait, fut, selon la légende, guidé en ce lieu par l'oracle de Delphes. Le prestige de la cité devint immense et sa prospérité à la mesure de celles d'Athènes et de Syracuse. Bâtie sur un coteau dominant la Méditerranée, ses vestiges s'étendent sur un vaste espace organisé autour de quatre pôles : la terrasse du sanctuaire d'Apollon – cœur religieux de la cité, le quartier de l'Agora – aménagé dans une dépression entre les collines, la colline du grand temple de Zeus – aux dimensions monumentales comparables à celles du temple d'Olympie, et enfin les nécropoles, impressionnant ensemble de tombeaux rupestres creusés dans la roche à la périphérie de la ville.
Ensuite, nous découvrons Apollonia, ancien port de Cyrène ayant acquis son indépendance au IIe siècle avant notre ère. Située sur une anse naturelle abritée des vents par des îles, la cité fut florissante à l'époque hellénistique et romaine. Il ne reste toutefois de cette période qu'un complexe thermal et un théâtre. Apollonia se présente aujourd'hui avant tout comme une ville byzantine avec ses trois basiliques édifiées sous le règne de l'empereur Justinien. Accolé au mur d'enceinte, le palais byzantin témoigne de l'importance prise alors par la ville – rebaptisée Sôzousa "La cité du sauveur" , promue capitale de la Libye supérieure à la place de Ptolémaïs.Retour à Al Bayda en fin de journée.
J.20 : AL BAYDA / AL-ATHRUN & RAS EL-HILAL
Jour 20
En prenant la route de la corniche maritime, nous partons visiter les vestiges de trois anciennes églises qui dépendaient de bourgades agricoles situées à l'est d'Apollonia et dont les riches décorations intérieures illustrent avec évidence la prospérité de la campagne cyrénéenne à l'époque de Justinien.
L'histoire des deux églises d'Al-Athrun, bâties au VIe siècle face à la mer sur le site d'Erythron, nous est connue par la liste des conciles et les lettres de Synésios de Cyrène. L'église de Ras el-Hilal – bâtie dans l'ancienne Naustathmos, fut vraisemblablement construite à la fin du Ve siècle. Des inscriptions laissent penser qu'elle abritait les reliques du martyr Andréa. Au siècle suivant, la nef centrale fut dotée d'une grande mosaïque à panneaux figuratifs. Après l'invasion arabe de 643, l'église fut peut-être transformée en mosquée comme en témoignent en particulier plusieurs épigraphes arabes exhortant les fidèles à la piété. En tout état de cause, l'église ne fut abandonnée qu'à la fin du VIIe siècle.
JOUR 21 : AL BAYDA — BENGHAZI
Jour 21
Nous reprtons vers l'ouest en faisons une première halte à Sulunta où une grotte dissimule des reliefs alliant une iconographie indigène énigmatique à des motifs inspirés de l'art gréco-romain, sans doute sculptés dans les premiers siècles de l'Empire. Un peu plus loin, à Qasr Beni Gdem, nous découvrons les vestiges d'un fort byzantin, pièce maîtresse du limes chargé de protéger la côte cyrénéenne des incursions nomades venues des confins sahariens. Nous gagnons ensuite le site de Qasr Libya, l'ancienne Olbia. Attaquée à plusieurs reprises par les tribus berbères, la ville fut restaurée dans toute sa splendeur par Justinien. Nous y visitons deux églises du VIe siècle. L'une est encore entièrement décorée de mosaïques, tandis que celles qui ornaient la seconde sont aujourd'hui exposées dans le musée local. Illustrant des scènes de la vie quotidienne, elles intègrent des références chrétiennes et païennes. Elles comptent parmi les merveilles des collections de ce petit musée. Enfin, nous découvrons Toqhra – l'ancienne Taucheira – où s'établirent des colons probablement venus de Théra. La ville fit partie de la Pentapole libyenne qui comptait aussi Cyrène, Apollonia, Ptolémaïs et Barca, connues pour leur richesse et leur importance commerciale. Taucheira devient un pôle important du christianisme, alors que ce dernier se diffuse en Cyrénaïque, comme en témoignent les vestiges d'églises, de mosaïques et de nécropoles. Au milieu du VIIe siècle, elle est l'un des derniers bastions byzantins à résister à la conquête arabe.
JOUR 22 : BENGHAZI — PARIS
Jour 22
Transfert à l'aéroport pour le vol de retour vers Paris (via Istanbul)
FIN DE PROGRAMME
Pour des raisons imprévisibles à ce stade d’aléas climatiques, de forme ou de méforme des participants ou autres (état des routes, trafic, cas de force majeure...), votre guide ou accompagnateur peut être amené à adapter le programme, si nécessaire, pour le bon déroulement de votre voyage. Il reste seul juge et le garant de votre sécurité. Les temps de marche sont donnés à titre indicatif et peuvent varier d’un participant à un autre.
Fiche Technique
Niveau de difficulté
Niveau physique : sportif
Ce programme s'adresse à des participants pratiquant une activité sportive régulière plusieurs fois par semaine, incluant une activité d'endurance.
Dans la mesure où ce parcours combine des étapes faciles sur routes goudronnées avec d'autres relevant davantage de l'expédition saharienne (pistes parfois difficiles, franchissements de dunes, bivouacs ...), il demande, pour être pleinement apprécié, souplesse et capacité d'adaptation en même temps qu'une certaine endurance dans la patience et l'acceptation de quelques inconforts. Les marches sont faciles dans l'ensemble, d'environ 2hs, mais elles se réalisent parfois dans les sables et dans les méandres de l'Akakus. Il est donc nécessaire d'avoir une bonne forme physique et un certain esprit d'aventure pour expérimenter avec bonheur les dons du désert : silence, beautés rares, immensités, nuits magiques sous les étoiles, ...
Compagnies aériennes internationales
Vols A/R au départ de Paris-Roissy prévus avec Turkish Airlines - sachant qu'il est aussi possible de partir, avec cette compagnie d'autres aéroports (Lyon, Marseille, etc.).
Hébergement
Hébergement : hôtels confortables, bivouacs sous tente (en fonction des disponibilités, campements aménagés).
Transferts / Transport
Transferts effectués en véhicule privé - minibus en Tripolitaine et Cyrénaïque, 4X4 dans le désert.
Taille du groupe
Le groupe est composé de 6 à 10 participants au maximum. Le nombre de participants est volontairement limité pour permettre une meilleure immersion, pour préserver la qualité des échanges avec nos hôtes, pour développer des espaces de liberté et permettre une grande souplesse de fonctionnement. Toutefois, le nombre maximum peut être dépassé dans le cas où la dernière personne qui s’inscrit souhaite voyager avec une autre ou plusieurs autres personnes. Les prestations ne seront pas modifiées et les conditions du voyage seront identiques de ce fait.
Équipement
L'équipement personnel n'est pas fourni. Une liste complète vous est cependant proposée pour vous permettre de vérifier que vous prenez ce qui est nécessaire.
Nos engagements pour un développement durable
Nos engagements font de Secret Planet un acteur par nature responsable, mais nous devons, comme chacun, faire plus et mieux. Vous trouverez plus loin, dans ce document, une présentation synthétique de notre charte du développement durable et de nos actions, au travers de six thématiques sur lesquelles nous agissons le plus concrètement possible, le plus souvent avec vous : l’équité sociale et le respect culturel, la préservation de l’eau et la gestion des déchets, la protection de la biodiversité, votre sensibilisation à ces sujets et celle d’un plus large public et enfin, l’optimisation et la valorisation des émissions de CO2. Pour en savoir plus sur notre charte et nos engagements en matière de développement durable.
Concernant les émissions de CO2, dont la majeure partie est due à l’aérien, nous avons calculé et communiqué dès 2018, sur l’empreinte carbone de chacun de nos programmes, exprimée en tonnes de CO2.
Et en 2022, nous nous sommes fixés l'objectif d'une réduction carbone que nous pensons inédite dans l'industrie du tourisme, visant à faire baisser de 5 % par an les émissions totales de notre activité en prenant 2019 comme année de référence (3 430 tonnes de CO2). Cet engagement s'inscrit dans la trajectoire des accords climat de Paris de 2015, la référence actuelle. Ainsi, en 2030, nous visons de ne pas dépasser 2 160 tonnes de CO2. En 2024, l'ensemble des voyages de Secret Planet a émis 2 064 tonnes, chiffre bien inférieur à notre maximum fixé à 2 940 tonnes. Le plafond 2025 est de 2 800 tonnes et en 2026, il sera encore réduit à 2 660 tonnes. Et ainsi de suite jusqu'en 2030. Pour en savoir plus sur l'ensemble de nos calculs et de nos engagements en matière de réduction de nos émissions carbone.
Par ailleurs, depuis 2019, nous vous encourageons lors de votre inscription à votre voyage à contribuer par un don auprès d’une association indépendante, parmi celles que nous avons sélectionnées. Nous avons adossé le montant de ce don à l'empreinte carbone du programme. Ainsi, le voyage que vous envisagez dans cette fiche technique génère 0,68 tonnes de CO2, ce qui correspond à un don à 100 % de 20 € pour une valeur estimée aujourd’hui de 30 € la tonne de CO2. Ce don demeure bien sûr facultatif et vous pouvez décider de donner entre 0 et 100 % de ce montant, sachant que si vous êtes imposable en France, vous pourrez bénéficier de près de 13 € de réduction d’impôts (66 %) l’année prochaine car ces associations sont reconnues d’utilité publique. En 2024, nous avons ainsi pu collecter près de 5 500 € pour ces associations grâce à vous.
N’hésitez pas à nous interroger sur nos engagements durables et à partager avec nous vos expériences, de vive voix ou en nous contactant par mail à contact@secret-planet.com.
Dates et prix
Veuillez trouver ci-dessous toutes les dates et les prix correspondant à ce voyage. Les prix sont indiqués « à partir de » et peuvent être ajustés selon le nombre de participants et également les vols en fonction de votre date de réservation (Cf. détails dans la fiche technique). Merci de noter que les dates et prix pour les années au-delà de 2026, quand ils sont donnés, le sont à titre indicatif et sont susceptibles de modifications et de réajustements pour prendre en compte la réalité économique du moment.
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FAQ
Est-il dangereux de voyager en Libye? Quelle est la situation sécuritaire réelle sur le terrain et comment est-elle gérée ?
Sur le plan strictement administratif et diplomatique, le Ministère français des Affaires étrangères (ainsi que la majorité des chancelleries occidentales) classe l'intégralité du territoire libyen en zone rouge (« voyage formellement déconseillé »). La situation sécuritaire du pays demeure complexe en raison d'une instabilité politique persistante et de tensions locales. Cependant, il convient de nuancer cette vision institutionnelle par la réalité du terrain et les pratiques actuelles du secteur du voyage.
Les zones traversées par notre itinéraire bénéficient d'un apaisement notable et d'un contrôle strict des autorités locales. La sécurité du groupe repose sur une logistique professionnelle sans faille : un suivi en temps réel par nos correspondants locaux, l'obtention de tous les permis de circulation auprès des forces militaires et de la police touristique, des convois légers dotés de téléphones satellites (Thuraya), et l'accompagnement d'un guide et de pisteurs locaux expérimentés qui connaissent parfaitement les réseaux tribaux. À la moindre alerte ou tension locale, notre accompagnateur est averti et peut adapter le parcours.
Par ailleurs, on peut noter retour progressif du tourisme avec la présence d'autres opérateurs (agences et TO), tant européens qu'internationaux, spécialisés dans l'aventure et l'expédition. Même si l'expérience en Libye comporte une part de risque résiduel inhérente à la situation du pays, plusieurs régions clés (Tripolitaine, Fezzan, Cyrénaïque) bénéficient d'un climat apaisé.
Les vols intérieurs (Tripoli / Sebha / Benghazi) sont-ils fiables ?
Les liaisons aériennes internes sont assurées par des compagnies nationales libyennes. Bien que les vols opèrent régulièrement, le secteur aérien local reste sujet à des retards ou des modifications d'horaires de dernière minute. Notre itinéraire a été conçu avec des marges de sécurité logistiques pour qu'un éventuel décalage de vol n'impacte pas la visite de sites majeurs.
Est-il intéressant de visiter la Cyrénaïque ou la Tripolitaine peut-elle suffire à la curiosité culturelle et archéologique?
Visiter la seule Tripolitaine offre déjà un panorama romain exceptionnel (Leptis Magna, Sabratha) et une belle porte d'entrée saharienne à Ghadamès. Cependant, se limiter à ses sites occidentaux prive le voyageur de la moitié de l'âme libyenne. À l'est, la Cyrénaïque offre un visage fondamentalement différent : une empreinte grecque et byzantine unique (Cyrène, Ptolémaïs), des paysages verdoyants et montagneux (le Djebel Akhdar) qui contrastent puissamment avec le désert, et un patrimoine de mosaïques inégalé. Pour un voyageur en quête de complétude culturelle et paysagère, il est préférable, autant que possible, de coupler la découverte des deux régions.
Quel est le niveau d'engagement physique de ce voyage ?
C'est un voyage d'exploration exigeant mais accessible à tout bon marcheur en bonne santé. Il n'y a pas de difficultés techniques dans les randonnées. Les marches d'exploration quotidiennes durent généralement de 2 à 3 heures, à un rythme contemplatif.
L'engagement réside principalement dans le rythme de certaines journées (quelques longs trajets en 4x4, quelques pistes secouantes type tôle ondulée) et dans la vie en bivouac itinérant pendant 8 jours consécutifs dans le désert du Fezzan (Oubari et Akakus).
Comment se déroulent les bivouacs et la restauration dans le désert?
Durant la traversée du désert (J8 à J15), nous sommes en autonomie totale. Notre équipe saharienne (guide, chauffeurs-pisteurs et cuisinier Touareg) gère l'installation du campement et la logistique des repas.
Nous dormons sous tente igloo individuelle/double - ou à la belle étoile pour ceux qui le souhaitent. L'hygiène se fait à l'aide de lingettes biodégradables et de petites bassines d'eau, dans le strict respect de l'environnement saharien (aucun déchet n'est laissé sur place). Pour la toilette, nous demandons à chacun d'être attentif à sa consommation d'eau.
Lors des pauses de mi-journée à l'ombre des acacias ou des falaises de grès, le cuisinier prépare des déjeuners frais et légers, adaptés au rythme de la journée. Les déjeuners se composent généralement de grandes salades composées variées (légumes crus, riz, pâtes, thon, œufs durs, féta), accompagnées de fruits frais et de pain. Le soir, le cuisinier sert un dîner chaud, complet et réparateur (soupes traditionnelles, tajines, couscous, ou ragoûts de légumes et viande, suivis du rituel des trois thés sahariens).
Il n'y a pas de restriction d'eau pour se désaltérer.
Peut-on acheter ou consommer de l'alcool sur place ?
Non. L'importation, la vente et la consommation d'alcool sont strictement interdites par la loi libyenne. Il est formellement déconseillé d'essayer d'en introduire dans vos bagages à l'aéroport (les valises sont systématiquement scannées à l'arrivée). L'ambiance du voyage est placée sous le signe du thé à la menthe et du café saharien !
7. Quelles sont les règles de tenue vestimentaire et de comportement à respecter ?
La Libye est un pays musulman traditionnel et conservateur. Une tenue décente et respectueuse est exigée pour tous. Les hommes doivent éviter les shorts courts et les débardeurs dans les villes et villages (le pantalon léger ou le bermuda long est à privilégier). Les femmes n'ont pas à porter le voile dans la vie quotidienne (sauf lors de la visite de sites religieux ou mosquées), mais il convient d'avoir des vêtements amples couvrant les épaules, les bras et les jambes (pantalons fluides, tuniques longues). Le maillot de bain une-pièce est toléré lors de la baignade dans les lacs d'Oubari, mais il est d'usage de se couvrir d'un t-shirt ou d'un pareo dès la sortie de l'eau.
Peut-on photographier librement l'ensemble des sites et des habitants ?
La photographie des sites archéologiques, des paysages désertiques et des monuments historiques est totalement libre. En revanche, il est strictement interdit de photographier les infrastructures militaires, les postes de contrôle (check-points), les bâtiments gouvernementaux et les policiers & militaires en uniforme. Concernant la population locale, il convient de toujours demander l'autorisation avant de photographier une personne, en particulier les femmes.
Quels souvenirs peut-on ramener du voyage et est-il possible su sable et des pierres du désert ?
L'artisanat le plus remarquable se trouve à Ghadamès (objets en cuir brodé, chaussures traditionnelles, bijoux berbère & touareg, dattes de palmeraie,... ) et dans la médina de Tripoli. Comme les cartes bancaires internationales ne fonctionnent pas du tout en Libye, tous vos achats devront être réglés en espèces (en Dinars libyens, changés à votre arrivée avec l'aide de notre guide). Les achats de pièces archéologiques, météorites, ou fossiles sont strictement interdits par la loi et passibles de lourdes peines.
La loi libyenne de protection du patrimoine interdit formellement le ramassage, le commerce et l'exportation d'artefacts archéologiques, de pierres taillées préhistoriques (outils, pointes de flèches), de fossiles et de pièces d'outillage ancien, de météorites en provenance des déserts. Dans la plupart des parcs nationaux et zones protégées (comme la Tadrart Akakus / Unesco), le précompte de matériaux naturels (sable, cailloux, bois mort) est interdit pour préserver l'écosystème. Il vaut mieux ne rien collecter pour ne pas voir à en restituer à la douane.
Les bagages sont scannés aux aéroports de Tripoli et Benghazi. La tentative d'exporter un fossile ou une pierre archéologique est considérée comme du trafic de patrimoine. Cela entraîne la confiscation immédiate, de lourdes amendes et peut mener à des poursuites judiciaires ou à la rétention du voyageur.
Y-t-il du réseau téléphonique et du Wi-Fi pendant le circuit ?
Dans les grandes villes (Tripoli, Benghazi, Sebha) et certaines oasis (Ghadamès), le réseau mobile 4G fonctionne correctement via les puces locales (Libyana ou Al-Madar) et les hôtels disposent du Wi-Fi (parfois instable). En revanche, durant la traversée de la Hamada al-Hamra, des lacs d'Oubari et du massif de l'Akakus, le réseau est totalement inexistant pendant plusieurs jours. Notre équipe dispose en permanence d'un téléphone satellite (Thuraya) dédié exclusivement à la sécurité du groupe et aux liaisons d'urgence.
Que se passe-t-il en cas d'urgence médicale dans le désert ?
Notre équipe dispose d'une trousse de secours de premiers soins et le guide est formé aux gestes de premiers secours en milieu isolé. En cas de problème médical sérieux dans le Sahara, la liaison satellite permet d'activer immédiatement la régulation de l'assurance assistance-rapatriement et d'organiser une évacuation sanitaire en 4x4 vers le centre médical le plus proche (Oubari/Sebha) ou un transfert aérien d'urgence vers Tripoli. Une assurance hospitalisation/rapatriement individuelle est exigée pour participer au voyage.
Qui sont les Garamantes?
Les Garamantes sont un ancien peuple berbère protohistorique et antique qui a édifié un puissant royaume au cœur du Sahara libyen (dans la région du Fezzan) entre 1000 av. J.-C. et 600 apr. J.-C. Leur capitale était Garama - aujourd'hui les ruines de Germa, situées dans l'Oued el-Agial).
Longtemps décrits par les historiens grecs (comme Hérodote) ou romains (comme Pline l'Ancien ou Tacite) comme de simples « nomades incontrôlables » ou des cavaliers effectuant des raids sur des chars à quatre chevaux, l'archéologie moderne a révélé qu'il s'agissait en réalité d'une civilisation urbaine, sédentaire et technologique remarquable. Elle a su faire fleurir le désert et créer une agriculture florissante grâce à un système hydraulique ingénieux (les foggaras); grâce à sa position centrale entre l'Afrique subsaharienne au monde méditerranéen, elle était une puissance commerciale qui fournissaient aux Romains de Sabratha et Leptis Magna l'or, l'ivoire, les carbouncles (pierres précieuses) et les animaux pour les jeux du cirque. C'était des bâtisseurs dont les cités comprenaient des maisons en briques crues, des fortins, des mausolées de pierre d'inspiration méditerranéenne et des enceintes fortifiées.
Ils n'ont pas disparu brusquement, mais se sont fondus au fil des siècles dans les populations locales sahariennes après le déclin de leur royaume au VIIe siècle (dû à l'épuisement progressif des nappes phréatiques et à l'arrivée des Arabes). On retrouve leur héritage biologique et culturel chez les Touareg (le système matriarcal par exemple), chez les Haratins & Izaggaren, les agriculteurs des oasis du Fezzan, chez les Toubous - vers Koufra et le Tibesti.
Si on a déjà voyagé dans le Sahara algérien et visité les sites rupestre de la Tadrat Rouge et des Tassilis N'Ajjers, est-il utile de découvrir le Sahara libyen?
Sur le plan purement géologique et préhistorique, le massif du Tadrart Akakus en Libye et la Tadrart Rouge algérienne (au sud de Djanet) ne forment géographiquement qu'un seul et même massif, séparé par une frontière tracée au cordeau au début du XXe siècle. Cependant, malgré cette proximité géographique, visiter le désert libyen conserve un intérêt immense.
Tous d'abord, les reliefs de l'Akakus sont plus déchirés que de l'autre côté de la frontières et les arches naturelles sont fréquemment gigantesques. Le Fezzan étant le cœur de la civilisation des Garamantes, les représentations de "chars au galop volant", uniques au monde, sont nombreuses dans le massif. D'ailleurs ce désert abrite les ruines d'une vraie capitale en pierre d'un empire saharien - dont on ne trouve pas l'équivalent au Sahara algérien : Garama (Germa). Et puis, site magnifique, la mer de sable d'Oubari et ses lacs salés (Trona, Gaberoun, Mandro, Umm al-Ma ... ) offrent un spectacle géologique et une expérience visuelle impossibles de l'autre côté de la frontière : encerclés par des pyramides de sable blond, les lacs souvent d'un vert profond peuvent prendre des teintes rosées, rougeâtres ou violettes à certaines périodes de l'année, provoquant un contraste saisissant entre le rose émeraude ou pourpre de l'eau, le blanc des croûtes de sel sur les berges, le vert des palmiers et le sable ocre des dunes géantes qui bordent le lac.
Entre splendeurs naturelles spécifiques et dimension historique et archéologique originale, le Fezzan a des attraits propres et singuliers dans les espaces du Sahara.
Comment obtenir son visa et l'autorisation de circuler ?
Il est nécessaire de disposer d'un passeport avec une validité d'au moins 6 mois après la date prévue du retour.
Il ne doit comporter aucun tampon, visa ou marque d'entrée/sortie d'Israël. Si c'est le cas, vous devrez impérativement refaire votre passeport avant de faire la demande de visa.
Un visa d'entrée est obligatoire pour les ressortissants français/européens.
Nous effectuons la demande de visa auprès de notre agence partenaire; elle transmet les autorisations ministérielles préalables (numéro d'approbation d'entrée) aux services consulaires de l'ambassade de Libye.
Tout visiteur étranger doit se faire enregistrer auprès du bureau des passeports dans les 7 jours suivant son arrivée en Libye; cette formalité administrative est intégralement prise en charge par notre agence locale dès votre arrivée.
Pour circuler en Cyrénaïque et s'aventurer dans le Sud (Fezzan/Akakus), des permis de circulation et sauf-conduits spécifiques doivent être émis par les autorités locales et militaires. Notre partenaire se charge de leur obtention.
