Des cérémonies chamaniques uniques !
Points forts
- Un voyage unique et exclusif
- Des régions récemment ouvertes
- Les régions de l'Amdo et du Kham
- Le tibet central et Lhassa
- Nombreux monastères très différents
- Les gorges du Brahmapoutre
- L'imprimerie de Degue
- De 4 à 8 participants
De l’Amdo au Tibet central en passant par le Kham, ce voyage traverse trois grands visages du Tibet. Après Labrang et les monastères de l’Amdo, nous découvrons le Kham avec l’imprimerie de Dege et de nombreux monastères avant d’emprunter une route récemment ouverte aux étrangers vers le Tibet central. Entre villages nomades, vallées isolées et boucles du Brahmapoutre près de Nyingchi, le voyage s’achève à Lhassa et au Potala.
Descriptif
Ce voyage propose une traversée exceptionnelle des trois grands mondes tibétains : l’Amdo, le Kham et le Tibet central. Rarement réunies dans un même itinéraire, ces régions offrent une approche particulièrement complète et contrastée du Tibet, entre grands monastères, cultures nomades, paysages de hauts plateaux et vallées himalayennes isolées.
L’itinéraire débute dans l’Amdo avec Labrang, l’un des plus grands et des plus importants monastères du monde tibétain, encore animé par une forte vie monastique. Puis le voyage se poursuit vers le Kham, sans doute la région la plus spectaculaire et la plus authentique du Tibet oriental, célèbre pour ses immenses vallées, ses cavaliers khampas, ses monastères fortifiés et ses villages isolés. Nous découvrons notamment l’extraordinaire imprimerie de Dege, haut lieu culturel tibétain où les textes bouddhiques sont encore imprimés à la main selon des techniques ancestrales.
L’un des points forts majeurs du voyage réside dans la traversée terrestre entre le Kham et le Tibet central par une route récemment ouverte aux étrangers. Cette portion, encore très peu parcourue, traverse des régions immenses où alternent steppes d’altitude, villages nomades, monastères isolés et vallées forestières. Nous découvrons également les impressionnantes boucles du Brahmapoutre près de Nyingchi, paysages parmi les plus spectaculaires et méconnus du Tibet.
Le voyage s’achève à Lhassa avec la découverte du Potala, du Jokhang et des grands monastères historiques du Tibet central. Cette traversée constitue déjà un grand voyage tibétain de près d’un mois, mais elle peut aussi être prolongée de différentes manières : en rejoignant Xining à bord du train le plus haut du monde afin de réaliser une véritable boucle tibétaine, ou bien en poursuivant vers le Tibet occidental, le mont Kailash ou encore Kashgar, aux portes de l’Asie centrale.
Jour par jour
JOUR 1 : DÉPART D’EUROPE VERS LANZHOU OU XINING
Jour 1
JOUR 2 : ARRIVÉE À LANZHOU OU XINING
Jour 2
Arrivée en Chine, puis vol en correspondance à destination de Lanzhou ou Xining. Accueil à l’aéroport et transfert à l’hôtel.
JOUR 3 : MONASTERE DE LABRANG
Jour 3
Route vers le monastère de Labrang, situé dans la ville de Xiahe, au cœur de la région historique de l'Amdo. Nous visitons ce prestigieux monastère, fondé en 1709, qui compte parmi les six grands monastères de l'école Gelugpa (« Bonnets Jaunes ») du bouddhisme tibétain. Il est le siège des réincarnations des Jamyang Zhepa, dont le premier fut le fondateur du monastère et l'une des plus hautes autorités spirituelles de cette tradition, après le dalaï-lama et le panchen-lama.
À son apogée, Labrang abritait près de 4 000 moines répartis dans six collèges monastiques où étaient enseignées la philosophie, la médecine, l'astrologie, les rituels tantriques et le droit religieux. Aujourd'hui encore, il demeure l'un des plus grands centres d'études du bouddhisme tibétain en dehors de la Région autonome du Tibet. Nous découvrons ses vastes salles d'assemblée, ses temples richement décorés et son impressionnant circuit de pèlerinage bordé de centaines de moulins à prières, emprunté quotidiennement par une foule de fidèles venus de tout l'Amdo.
Nous sommes déjà en Amdo, l'une des trois grandes régions historiques du Tibet avec le Kham et l'Ü-Tsang. Terre natale du XIVᵉ dalaï-lama, cette vaste région est aujourd'hui partagée entre plusieurs provinces chinoises – le Gansu, le Qinghai et le Sichuan – mais elle a conservé une forte identité culturelle et demeure l'un des principaux foyers de la civilisation tibétaine.
JOUR 4 : DE LABRANG A TAKSANG LHAMO VIA AMCHOK
Jour 4
Sur le chemin, nous faisons halte à Amchok, où nous pouvons observer des artisans perpétuant le travail traditionnel de la laine de yack, utilisée depuis des siècles pour la confection de vêtements, de couvertures, de cordages et de tentes adaptées aux rigoureux hivers des hauts plateaux tibétains. Nous visitons ensuite le monastère d'Amchok Demotang Ganden Chokhor Ling, établissement de l'école Gelugpa fondé en 1760 par le deuxième Jamyang Zhepa et placé sous l'autorité religieuse du grand monastère de Labrang. Son implantation au cœur des prairies d'altitude en fait un important centre spirituel pour les populations nomades de la région.
La route franchit ensuite deux cols avoisinant les 4 000 mètres d'altitude, offrant de vastes panoramas sur les montagnes et les pâturages de l'Amdo, où paissent les troupeaux de yacks et de moutons.
Dans l'après-midi, nous découvrons le monastère gelugpa de Kirti, l'un des principaux centres religieux de cette partie de l'Amdo. Il accueille depuis longtemps une importante communauté monastique et demeure un haut lieu de l'enseignement bouddhique tibétain. L'actuel Kirti Rinpoché, figure spirituelle de cette lignée, réside aujourd'hui à Dharamsala, en Inde.
Nous terminons la journée par une agréable marche d'environ une heure jusqu'à la source de la « rivière du Dragon Blanc », dans un environnement de prairies et de collines où se mêlent paysages naturels et lieux de dévotion des populations tibétaines locales.
JOUR 5 : TAKSANG LHAMO A ABA
Jour 5
Nous prenons la route à travers les vastes prairies de l'Amdo et franchissons à deux reprises les grandes boucles du Fleuve Jaune (Huang He), qui prend sa source sur les hauts plateaux tibétains avant de parcourir plus de 5 000 kilomètres jusqu'à la mer de Bohai. Les méandres du fleuve dessinent ici un paysage spectaculaire de pâturages et de collines ondulantes.
Nous traversons la région de Maqu, réputée pour abriter l'un des plus grands ensembles de prairies d'altitude du plateau tibétain. Ces immenses espaces constituent le domaine des éleveurs nomades, dont la richesse se mesure traditionnellement à la taille de leurs troupeaux. Certaines familles possèdent plusieurs centaines de yacks et plusieurs milliers de moutons, témoignant de l'importance économique et culturelle de l'élevage dans cette région. Nous rendons visite à une famille nomade afin de mieux comprendre son mode de vie et d'observer son organisation quotidienne.
Au cours de la journée, nous visitons également deux monastères de l'école Nyingma, la plus ancienne tradition du bouddhisme tibétain, fondée sur les enseignements de Padmasambhava, le « Guru Rinpoché », qui introduisit le bouddhisme au Tibet au VIIIᵉ siècle. Leurs imposantes statues extérieures de Padmasambhava dominent le paysage et rappellent l'importance de cette figure spirituelle dans tout l'est du Tibet.
En arrivant à Aba (Ngawa), nous remarquons un changement d'architecture. Les maisons traditionnelles, construites en terre et en bois, présentent de hautes façades décorées de bandes blanches, rouges et noires, rappelant les couleurs emblématiques de l'école Sakya et conférant à la ville une identité très différente de celle des villages traversés auparavant.
JOUR 6 : DE ABA A ZAMTHANG
Jour 6
À Aba, nous visitons le plus grand monastère bön du Tibet, qui abrite aujourd'hui près de 1 500 moines. Héritière de la religion prébouddhique du Tibet, la tradition bön possède ses propres textes, rituels et lignées spirituelles, tout en ayant développé au fil des siècles de nombreux points communs avec le bouddhisme tibétain. Ce vaste ensemble monastique constitue l'un des principaux centres d'enseignement et de pratique de cette tradition.
Derrière le monastère, nous aurons peut-être l'occasion d'apercevoir, si les conditions et les autorités locales le permettent, un lieu destiné aux funérailles célestes, pratique funéraire traditionnelle tibétaine consistant à offrir le corps du défunt aux vautours, dans un geste de générosité et de détachement conforme à la philosophie bouddhique et bön. Cette cérémonie, profondément sacrée, n'est jamais organisée à des fins touristiques et ne peut être observée que de manière exceptionnelle et dans le plus grand respect.
Nous prenons ensuite la route vers Zamthang en traversant une région où l'architecture traditionnelle est particulièrement bien préservée. Les maisons en pierre et en bois, les anciens ponts et les chörtens aux formes originales témoignent d'un patrimoine très différent de celui que l'on rencontre dans le Tibet central ou même dans l'Amdo. Les façades richement décorées et les techniques de construction locales confèrent à cette vallée une identité architecturale unique.
Nous faisons plusieurs arrêts dans de petits villages afin de découvrir cette culture encore très vivante. Nous visitons notamment le monastère de Bangtok, entouré de nombreux chörtens anciens et de longs murs de mani couverts de pierres gravées de mantras, avant de poursuivre jusqu'au grand monastère de l'école Jonang, principal centre de cette tradition philosophique longtemps marginalisée et aujourd'hui en plein renouveau. Il demeure le plus important monastère jonang du Tibet et constitue un haut lieu de l'étude et de la transmission de cette école.
JOUR 7 : DE ZAMTHANG A GANDZE
Jour 7
Vingt kilomètres après Zamthang, nous découvrons les célèbres tours de Milarepa, étonnants édifices de pierre et de bois associés à la mémoire du grand yogi et poète tibétain du XIᵉ siècle. Nous visitons notamment la plus ancienne des cinq tours de Milarepa, située au monastère nyingmapa de Samkar. Son architecture, élancée et originale, constitue l'un des témoignages les plus remarquables de cette région, où se mêlent histoire, légendes et traditions religieuses.
Au fil de la route, nous observons également la transition entre deux grands ensembles culturels du Tibet. Nous sommes en effet à la frontière historique entre l'Amdo et le Kham, ce qui se reflète dans l'architecture des villages. Les maisons de l'Amdo, construites principalement en pierre et en bois, cèdent progressivement la place aux habitations typiques du Kham, plus richement décorées, où dominent les structures en bois et les façades aux couleurs rouges et aux encadrements sculptés.
Une cinquantaine de kilomètres avant Luhuo, une piste nous conduit vers un spectaculaire flanc de montagne situé à près de 4 000 mètres d'altitude, entièrement recouvert de milliers de drapeaux à prières flottant au vent. Ce lieu de dévotion, particulièrement impressionnant, illustre la profonde spiritualité qui imprègne les montagnes du Kham.
Après le déjeuner à Luhuo, nous poursuivons notre route vers Ganzi (Gandze), importante étape caravanière sur l'ancienne route du thé qui reliait Kangding, Lhassa et les régions orientales du Tibet. Cette ville fut pendant des siècles un centre d'échanges où se rencontraient marchands tibétains, chinois et nomades des hauts plateaux. Nous y visitons le grand monastère gelugpa, l'un des principaux de la région, dominé par son imposant stupa qui veille sur la vallée.
JOUR 8 : DE GANDZE VERS MANIGANGO ET LE LAC YILHUN LATSO PUIS DERGUE
Jour 8
À Gandze, nous visitons le très ancien temple de Mahakala, vieux de près de 600 ans et consacré à l'une des principales divinités protectrices du bouddhisme tibétain. Très vénéré par les habitants de la région, il conserve de remarquables statues et peintures anciennes. Nous découvrons également, dans le parc voisin, un impressionnant mandala en trois dimensions, représentation symbolique de l'univers bouddhique dont chaque élément possède une signification spirituelle et cosmologique.
Nous prenons ensuite la route vers Manigango (environ 2 heures), en traversant les vastes paysages du Kham, entre pâturages d'altitude et montagnes enneigées. Après le déjeuner, nous découvrons le lac Yilhun Lhatso, magnifique étendue d'eau aux reflets bleu profond, entourée de sommets et de prairies où paissent les troupeaux de yacks. Autrefois isolé et fréquenté principalement par les pèlerins tibétains, le site est aujourd'hui davantage aménagé et devenu une destination touristique prisée, avec des passerelles, belvédères et espaces d'accueil qui permettent de profiter pleinement de ce cadre spectaculaire tout en conservant son caractère sacré.
Nous poursuivons enfin notre route à travers les vallées du Kham pour arriver en fin de journée à Dergé, ancienne capitale d'un important royaume du Tibet oriental, qui demeure aujourd'hui l'une des villes les plus emblématiques de la culture khampa.
JOUR 9 : L’IMPRIMERIE ET LE MONASTÈRE DE DERGUE
Jour 9
Dergé, dont le nom signifie « terre de compassion » en tibétain, fut la capitale du puissant royaume de Dergé et demeure l'un des grands centres culturels du Kham. Selon la tradition, c'est également dans cette région que serait né le légendaire roi Gesar de Ling, héros de la plus grande épopée du monde tibétain.
La ville est surtout célèbre pour son imprimerie, l'une des trois plus importantes imprimeries traditionnelles du Tibet. Depuis 1729, elle imprime le Kanjur, recueil des enseignements attribués au Bouddha, ainsi que le Tanjur, vaste collection de commentaires et de traités philosophiques, à partir de milliers de planches de bois gravées à la main.
Nous visitons cette remarquable imprimerie, souvent qualifiée de « cœur de la culture tibétaine ». Depuis près de trois siècles, les techniques de fabrication sont restées quasiment inchangées : le papier est fabriqué à partir de fibres de plantes locales, les encres sont composées de pigments naturels et l'impression est réalisée manuellement par xylographie. L'ensemble conserve plus de 200 000 planches gravées et sa bibliothèque renfermerait à elle seule près de 70 % du patrimoine littéraire tibétain traditionnel. Cet exceptionnel héritage fut sauvé de justesse durant la Révolution culturelle, alors que sa destruction avait été envisagée. Aujourd'hui encore, une centaine d'artisans et d'employés y perpétuent ce savoir-faire ancestral.
Nous visitons ensuite le monastère de Ganchen, fondé au XVe siècle par le grand yogi Tangtong Gyalpo. Personnage hors du commun, il est considéré comme le fondateur de l'opéra tibétain « Ache Lhamo », l'initiateur des célèbres ponts de fer suspendus du Tibet et l'un des plus importants « tertön », ou découvreurs de trésors spirituels, ces enseignements que la tradition attribue à de grands maîtres et destinés à être révélés au moment opportun. Le monastère fut gravement endommagé au cours du XXe siècle avant d'être reconstruit à partir des années 1980. Ses trois principaux temples sont dédiés à Padmasambhava (Guru Rinpoché), introducteur du bouddhisme au Tibet, à Shakyamuni, le Bouddha historique, et à Maitreya, le Bouddha du futur. Avec un peu de chance, nous pourrons assister aux débats philosophiques qui se déroulent généralement dans une cour à l'écart du monastère et constituent l'une des traditions vivantes de l'enseignement monastique tibétain.
JOUR 10 : DE DERGUE AU MONASTERE DE PALPUNG PUIS DZONGSAR
Jour 10
Nous prenons la route pour Dzongsar, au cœur du Kham. En chemin, nous visitons le monastère de Palpung, dont le nom signifie « l’union glorieuse des études et de la pratique ». Fondé au XVIIIᵉ siècle sur une colline dominant la vallée, il est l’un des principaux monastères de l’école Karma Kagyu. C’est ici que le XVIᵉ Karmapa fut intronisé avant de rejoindre Tsurphu, monastère principal de sa lignée au Tibet central. Le monastère abrite aujourd’hui près de 800 moines et demeure le principal centre Karma Kagyu du Kham, auquel sont rattachés de nombreux monastères au Tibet et à l’étranger. Sa bibliothèque comptait autrefois jusqu’à 324 000 ouvrages et plus de 10 000 thangkas. Gravement endommagé au cours du XXᵉ siècle, il a été reconstruit et conserve aujourd’hui une intense activité religieuse dans un cadre particulièrement paisible, face à une forêt où de nombreuses peintures et inscriptions sacrées ornent les rochers.
Nous poursuivons ensuite notre route vers Dzongsar. Le village est réputé pour son prestigieux collège de philosophie bouddhique et son monastère, où se trouve notamment l’un des très rares spécimens naturalisés d’ours bleu de l’Himalaya exposé à l’entrée d’un temple. Fondé en 746, le site fut d’abord lié à la religion bön, puis à l’école nyingmapa avant de devenir, à partir du XIIIᵉ siècle, un important monastère de tradition sakyapa. Détruit à la fin des années 1950, il a été reconstruit à partir de 1983.
Dzongsar occupe une place particulière dans l’histoire du mouvement Rimé, courant non sectaire visant à préserver et transmettre les enseignements de toutes les écoles du bouddhisme tibétain. Son chef spirituel est aujourd’hui Dzongsar Jamyang Khyentsé Rinpoché, réincarnation de Jamyang Khyentsé Wangpo, l’un des plus grands maîtres tibétains du XIXᵉ siècle et figure majeure du mouvement Rimé. Connu également en Occident, il fut conseiller de Bernardo Bertolucci pour le film Little Buddha avant de réaliser ses propres films, notamment La Coupe et Voyageurs et Magiciens.
Le monastère accueille aujourd’hui environ 200 moines et 60 jeunes novices et demeure l’un des principaux centres d’études philosophiques du Kham. Nous aurons peut-être la chance d’assister à un débat philosophique, tradition vivante de l’enseignement monastique tibétain.
Nous découvrons enfin la vallée de Dorphu, véritable conservatoire des arts sacrés tibétains. Elle rassemble de nombreux ateliers où se perpétuent les techniques traditionnelles de peinture de thangkas, de sculpture sur bois, de fonte du bronze, de fabrication d’encens, de préparation des médicaments de la médecine tibétaine ou encore de couture. La vallée de Dzongsar est considérée comme l’une des grandes capitales de l’artisanat tibétain : une quinzaine de disciplines artistiques y sont encore pratiquées et plusieurs milliers d'habitants vivent aujourd’hui de ces savoir-faire ancestraux.
JOUR 11 : DE DONGZAR A LA VALLE DE HORPO ET LES MONASTERES DE KATHOK ET PELYUL PUIS LA NONNERIE DE YARCHEN
Jour 11
Nous quittons Dzongsar pour poursuivre notre découverte du Kham profond, une région de montagnes, de vallées isolées et de hauts plateaux où les traditions tibétaines demeurent particulièrement vivantes. En chemin, nous traversons la vallée de Horpo, réputée depuis des siècles pour ses artisans forgerons qui fabriquent les célèbres couteaux et épées du Kham. Ces armes, à la fois outils du quotidien et objets de prestige, sont encore réalisées selon des techniques traditionnelles transmises de génération en génération.
Nous visitons ensuite le monastère nyingmapa de Kathok, fondé au XIIᵉ siècle et considéré comme l'un des six monastères mères de l'école Nyingma, la plus ancienne tradition du bouddhisme tibétain. Sa fondation marque le renouveau de cette école après les persécutions du bouddhisme sous le règne de Langdarma, dernier roi de l'Empire tibétain. Avant les bouleversements du XXᵉ siècle, le monastère abritait près de 800 moines et exerçait une influence spirituelle considérable sur tout le Kham.
Nous reprenons ensuite la route vers Pelyul (Baiyu), autre grand centre de l'école Nyingma et lui aussi l'un des six monastères mères de cette tradition. Fondé au XVIIᵉ siècle, son vaste ensemble monastique domine la ville en formant un impressionnant amphithéâtre de bâtiments accrochés à la montagne.
Une courte étape nous conduit enfin vers Yarchen. L'ouverture récente de cette route permet de rejoindre directement cette région avant de poursuivre vers Gandze, sans avoir à revenir sur nos pas. Si les autorisations des autorités locales le permettent, nous visiterons la nonnerie de Yarchen Gar, immense centre de retraite et d'études fondé en 1985 à près de 4 000 mètres d'altitude. Des milliers de nonnes et de moines y vivent dans de modestes habitations et consacrent leur vie à la méditation et à l'étude. Ce site constitue aujourd'hui l'un des plus importants centres monastiques du monde tibétain. Nous passons la nuit chez une famille semi-nomade, dans un hébergement simple et rustique, offrant une expérience authentique au plus près de la vie locale.
NB : Les autorités locales peuvent à tout moment restreindre ou interdire l'accès à Yarchen Gar ou à certains sites de la région. En fonction des autorisations en vigueur, une partie ou la totalité des visites prévues pourra être modifiée ou remplacée.
JOUR 12 : DE YARCHEN A LITANG
Jour 12
Après un petit déjeuner chez nos hôtes, les plus téméraires pourront goûter au traditionnel thé au beurre de yack accompagné de tsampa, farine d'orge grillée qui constitue depuis des siècles l'aliment de base des populations tibétaines. Nous prenons encore un peu de temps pour partager le quotidien de cette famille de semi-nomades, observer leur mode de vie, leurs troupeaux et les gestes simples qui rythment la vie sur les hauts plateaux.
Nous prenons ensuite la route vers Litang (environ 250 km), en traversant les immenses prairies du Kham, où paissent d'innombrables troupeaux de yacks et de chevaux. Située à plus de 4 000 mètres d'altitude, Litang est l'une des plus hautes villes du monde et occupe depuis longtemps une place importante sur les anciennes routes caravanières reliant le Tibet central, le Sichuan et le Yunnan. La région est également célèbre pour ses cavaliers khampas, réputés pour leur indépendance et leurs remarquables qualités de horsemen.
Litang est aussi connue pour être le lieu de naissance du VIIᵉ dalaï-lama, Kelzang Gyatso (1708-1757). Nous visitons sa maison natale, aujourd'hui transformée en lieu de mémoire, avant de découvrir le grand monastère gelugpa de Litang, fondé en 1580 par le IIIᵉ dalaï-lama Sonam Gyatso. Comptant autrefois plusieurs milliers de moines, il demeure l'un des plus importants monastères de l'est du Tibet et joue toujours un rôle majeur dans la vie religieuse de la région.
JOUR 13 : DE LITANG A BATANG PUIS MANGKHANG
Jour 13
Après environ 3 heures de route (180 km), nous atteignons Batang (2 500 m), où nous laissons notre véhicule et notre chauffeur du Sichuan. Après le déjeuner, nous retrouvons notre chauffeur et notre guide venant de Lhassa, titulaires des autorisations nécessaires pour poursuivre notre voyage vers la Région autonome du Tibet.
Située à la croisée des grandes routes reliant le Sichuan, le Yunnan et le Tibet central, Batang fut pendant des siècles un important carrefour de la célèbre route du Thé et des Chevaux. Les caravanes transportaient le thé provenant notamment de Chengdu et de Kunming en échange de chevaux tibétains destinés à l'armée impériale chinoise. La ville possède également une histoire mouvementée : son monastère gelugpa fut au cœur de nombreux conflits durant la dynastie Qing, qui chercha pendant plusieurs décennies à renforcer son contrôle sur cette région stratégique du Kham.
Après Batang, nous franchissons le Yangtsé (Jinsha Jiang dans son cours supérieur), le plus long fleuve de Chine et le troisième plus long du monde. À cet endroit, il marque aujourd'hui la frontière administrative entre le Kham et la Région autonome du Tibet, même si cette limite ne correspond pas exactement aux frontières historiques du Tibet oriental.
Nous poursuivons ensuite notre route vers Mangkang, que nous rejoignons après environ 2 heures de trajet (100 km), en pénétrant progressivement dans les paysages spectaculaires des hauts plateaux tibétains.
JOUR 14 : DE MANGKHANG A DZOGONG
Jour 14
Nous sommes désormais dans la Région autonome du Tibet, tout en restant au cœur du Kham historique et géographique, dont l'identité culturelle demeure profondément vivante. Cette étape nous conduit à travers les monts Hengduan (Hengduan Shan), immense système montagneux constitué de chaînes parallèles entaillées par les grands fleuves d'Asie. C'est l'un des paysages les plus spectaculaires du Tibet oriental.
La route quitte progressivement les hauts plateaux pour plonger dans les impressionnantes gorges du Mékong (Lancang Jiang), dont le cours a creusé au fil des millénaires une vallée profonde au milieu de montagnes abruptes. Après avoir franchi le fleuve, nous remontons sur les plateaux tibétains, offrant une succession de panoramas particulièrement saisissants.
Tout au long du trajet entre Mangkang et Dzogong, nous traversons de magnifiques villages tibétains aux maisons traditionnelles et découvrons plusieurs monastères qui ponctuent cette vallée. Cette journée illustre parfaitement la diversité des paysages du Kham, où les profondes gorges fluviales alternent avec les hauts pâturages et les cols d'altitude.
JOUR 15 : DE DZOGANG AU LAC RANWU
Jour 15
Nous prenons la route en direction du magnifique lac Ranwu en traversant les immenses prairies de Bangda, où paissent d'innombrables troupeaux de yacks, de moutons et de chevaux. Cette vaste plaine d'altitude, située à plus de 4 300 mètres, constitue l'un des grands espaces pastoraux du Tibet oriental et offre de superbes panoramas sur les montagnes environnantes.
Nous franchissons ensuite le col de Yela (4 650 m) avant d'entamer la spectaculaire descente des célèbres « 72 lacets du Nujiang », l'une des routes les plus impressionnantes du Tibet. Cette succession de virages en épingle, accrochés aux flancs de la montagne, plonge vers la profonde vallée du Salouen et offre des points de vue vertigineux sur les gorges et les sommets environnants.
Nous poursuivons notre route jusqu'au lac Ranwu, considéré comme l'un des plus beaux lacs du Tibet. Niché au pied des glaciers et entouré de montagnes enneigées, de forêts de conifères et de vastes prairies, il marque la transition entre les paysages austères des hauts plateaux tibétains et les vallées plus verdoyantes de l'est du Tibet. Selon la lumière et les conditions météorologiques, ses eaux prennent des nuances allant du bleu profond au turquoise, offrant l'un des panoramas les plus enchanteurs de notre voyage.
JOUR 16 : DU LAC RANWU A LUNANG
Jour 16
Le matin, nous profitons pleinement du cadre exceptionnel du lac Ranwu. Ses rives, qui s'étendent sur une vingtaine de kilomètres, alternent entre forêts de conifères, prairies fleuries selon la saison et petits villages tibétains aux maisons traditionnelles, offrant une atmosphère paisible au pied des montagnes enneigées.
Nous poursuivons ensuite vers le glacier de Midui, considéré comme l'un des plus beaux glaciers du Tibet. Descendant des hautes montagnes jusqu'à une vallée boisée, il présente un contraste saisissant entre les langues de glace, les forêts et les pâturages environnants. Nous découvrons également le discret lac de Guxiang, niché dans un environnement naturel préservé, dont les eaux calmes reflètent les sommets qui l'entourent.
La route se poursuit jusqu'au col de Sejila (4 702 m), remarquable belvédère sur l'est de l'Himalaya. Par temps clair, nous pouvons y admirer le Namcha Barwa (7 782 m), souvent considéré comme l'un des plus beaux sommets du monde. Sa silhouette pyramidale, dominant les forêts et les vallées profondes du Tibet oriental, se détache avec éclat sur le ciel bleu et constitue l'un des panoramas les plus spectaculaires de cette traversée.
JOUR 17 : DE LUNANG A NYINGCHI
Jour 17
Nous poursuivons notre route vers Nyingchi en traversant les magnifiques paysages de la région de Lulang, réputée pour ses vastes forêts de conifères et ses prairies d'altitude, un environnement exceptionnel qui contraste avec les hauts plateaux du Tibet central.
En chemin, nous faisons une halte à la plateforme panoramique de la forêt de Lulang, d'où nous pouvons admirer, lorsque le ciel est dégagé, le Namcha Barwa (7 782 m). Considéré comme l'un des plus beaux sommets de l'Himalaya oriental, il domine un immense océan de forêts et offre un panorama spectaculaire, mêlant cimes enneigées, vallées profondes et végétation luxuriante.
À notre arrivée à Nyingchi, nous découvrons le mont Bonri, l'une des montagnes sacrées de la religion Bön, tradition spirituelle ancestrale du Tibet antérieure à l'arrivée du bouddhisme. Haut lieu de pèlerinage, il demeure aujourd'hui un symbole important de cette culture millénaire. Nous visitons également plusieurs monastères de traditions Bön et bouddhiste, qui illustrent la richesse du patrimoine religieux de la région et permettent de mieux comprendre l'histoire spirituelle du Tibet ainsi que la coexistence de ces deux grandes traditions.
JOUR 18 : DE NYINGCHI A LANG XIAN
Jour 18
Nous quittons Nyingchi pour suivre le cours du Yarlung Tsangpo, le Brahmapoutre tibétain, dont la vallée se resserre progressivement en une succession de gorges spectaculaires, de méandres et de falaises abruptes. Cette route, peu fréquentée par le tourisme, offre de magnifiques panoramas sur le fleuve et les montagnes qui l'encadrent.
Tout au long de la journée, nous traversons de nombreux villages tibétains, des terres cultivées où alternent champs d'orge et de colza selon la saison, ainsi que des hameaux dominés par leurs petits monastères et leurs stupas. Cette vallée, plus douce et plus humide que le haut plateau, constitue l'une des régions les plus fertiles du Tibet.
Les forêts qui bordent certaines portions de la route abritent une faune remarquable, et avec un peu de chance, nous pourrons apercevoir des groupes de singes évoluant sur les pentes boisées ou à proximité de la chaussée.
JOUR 19 : DE LANG XIAN A SAMYE
Jour 19
Nous poursuivons notre route en direction de Samye en suivant toujours la vallée du Yarlung Tsangpo, le Brahmapoutre tibétain, à travers une succession de villages, de terres agricoles et de monastères qui témoignent de l'importance historique de cette région, berceau de la civilisation tibétaine.
Au cours de l'étape, la route s'élève sur les hauts plateaux et passe non loin du lac Lhamo Latso, situé à près de 5 300 mètres d'altitude. Considéré comme le « lac des oracles », il est l'un des lieux les plus sacrés du Tibet. Selon la tradition, les plus hauts dignitaires religieux, notamment les régents chargés de reconnaître les réincarnations des dalaï-lamas, venaient y méditer afin d'y percevoir des visions. Le site est aujourd'hui interdit d'accès, mais son évocation rappelle l'immense importance spirituelle de cette région.
Nous traversons ensuite de nombreux villages et passons à proximité de Machu Lagden, localité associée dans la tradition tibétaine à une divinité protectrice du pays. Les environs sont également connus pour certaines pratiques religieuses liées aux funérailles célestes et aux prières destinées à accompagner le défunt durant le Bardo, l'état intermédiaire entre la mort et la renaissance dans le bouddhisme tibétain.
Nous faisons une halte dans un village de tisserands organisé en coopérative, où se perpétue un savoir-faire artisanal transmis de génération en génération. Les chuba, vêtements traditionnels tibétains, y sont confectionnés selon des techniques ancestrales. La région est notamment réputée pour ses étoffes aux dominantes noires et rouges, toujours réalisées de manière artisanale.
Nous faisons un petit détour pour visiter le palais de Yumbulakhang, considéré par la tradition comme le premier palais du Tibet. Dressé sur un éperon rocheux dominant la vallée du Yarlung, berceau de la civilisation tibétaine, il aurait été édifié au IIᵉ siècle av. J.-C. pour le premier roi du Tibet, Nyatri Tsenpo. Transformé plus tard en monastère, il offre aujourd'hui un remarquable témoignage de l'histoire tibétaine ainsi qu'un panorama exceptionnel sur les champs et villages de la vallée.
En fin de journée, nous atteignons Samye.
JOUR 20 : DU MONASTERE DE SAMYE AU MONASTERE DE SERA PUIS LHASSA
Jour 20
Nous visitons dans la matinée le monastère majeur de l’histoire du Tibet. Fondé au VIIIᵉ siècle sous le règne du roi Trisong Detsen avec le concours du maître indien Padmasambhava et de l’abbé Shantarakshita, il est considéré comme le premier grand monastère bouddhique du pays et le berceau de la diffusion du bouddhisme tibétain. Conçu selon la représentation symbolique d’un mandala, il associe influences tibétaines, indiennes et chinoises dans une architecture unique. Ses temples, ses chapelles et ses anciens lieux de méditation témoignent du rôle essentiel qu’il a joué dans l’histoire religieuse et culturelle du Tibet.
Après cette visite, nous prenons la route de Lhassa en empruntant la nouvelle route, qui traverse les paysages de la vallée du Yarlung avant de rejoindre la capitale tibétaine. Nous consacrons l'après - midi à la visite du monastère de Sera, l’un des trois grands monastères universitaires de l’école Gelugpa avec Drepung et Ganden. Fondé au début du XVe siècle, il fut pendant des siècles un haut lieu de l’enseignement bouddhique et accueillit plusieurs milliers de moines. Nous découvrons ses vastes cours, ses salles d’assemblée et ses chapelles richement décorées, avant d’assister à l’un des moments les plus emblématiques de la vie monastique tibétaine : les célèbres débats philosophiques. Dans le jardin des débats, les moines confrontent leurs connaissances et leur raisonnement à travers un échange codifié où les gestes, les claquements de mains et les questions rapides rythment la discussion. Loin d’être une simple démonstration, ces joutes intellectuelles constituent une méthode traditionnelle d’apprentissage destinée à approfondir la compréhension des textes et de la philosophie bouddhique.
JOUR 21 : LHASSA, LE JOKHANG ET LE POTALA
Jour 21
Visite du temple de Jokhang, au coeur de Lhassa, un des trois plus beaux édifices anciens érigés entre les 7VIIe et IXe siècles. Le roi tibétain Songtsen Gampo le fit construire pour accueillir Bhrikuti Devi, la princesse népalaise dont il fit son épouse. D'ailleurs la porte d'entrée est orientée vers son pays natal. La structure principale compte 3 étages et son toit, plaqué de bronze doré, est caractéristique du style architectural tibétain. De nombreux fidèles viennent se prosterner devant cet édifice trapu et massif, autour duquel s'étale le grand bazar du Barkhor, qui est aussi un itinéraire de pèlerinage circumambulatoire autour du temple. Les ruelles étroites sont perpétuellement animées par le mouvement d'une foule impressionnante de ferveur, au milieu d'une multitude de petites échoppes, boutiques et étalages abrités de parasols. Découverte du palais du Potala, où plusieurs fois par semaine une foule immense de pèlerins tibétains se presse sur les escaliers qui permettent d'accéder au sommet de la « colline rouge ». Cela représente en quelques chiffres : 13 étages, 117 mètres de haut, 1 000 pièces, pas un clou et des murs de 5 mètres d'épaisseur......! Le mot Potala signifie « sainte demeure d'Avalokitesvara », qui est le Boddhisattva de la Compassion, dont les Dalaï Lama sont considérés comme une réincarnation. On dit que le roi Songtsen Gampo construisit un palais à cet endroit au VIIe siècle, mais il tomba en ruine par la suite. Près de mille ans plus tard, le 5e Dalaï Lama entreprit sa restauration et son agrandissement, qui donnèrent ce magnifique édifice qui domine la ville. Non loin du Potala, nous découvrons aussi la colline de Chapokri, qui abrite le petit sanctuaire de Dralha Lupuk, taillé en partie dans la roche, d’où la vue sur le Potala est toujours très belle, avec des arbres en premier plan. C’est aussi le domaine des tailleurs de pierres à Mani, prières bouddhiques gravées sur les pierres.
JOURS 22 ET 23 : VOLS VERS L’EUROPE
Jour 22
Départ de Lhassa et arrivée en Europe
FIN DE PROGRAMME
Pour des raisons imprévisibles à ce stade d’aléas climatiques, de forme ou de méforme des participants ou autres (état des routes, trafic, cas de force majeure...), votre guide ou accompagnateur peut être amené à adapter le programme, si nécessaire, pour le bon déroulement de votre voyage. Il reste seul juge et le garant de votre sécurité. Les temps de marche sont donnés à titre indicatif et peuvent varier d’un participant à un autre.
Fiche Technique
Accompagnement
Guide tibétain francophone. Il existe aujourd'hui très peu de guides tibétains francophones, à peine une dizaine pour l'ensemble de la destination. Nos guides sont avant tout des professionnels de terrain, possédant une bonne connaissance de leur région, de la culture tibétaine, de ses traditions et du bouddhisme. Ils ne doivent toutefois pas être considérés comme des guides-conférenciers spécialisés.
Afin de garantir certains départs, notamment lorsque le groupe compte moins de quatre participants, nous pouvons exceptionnellement proposer un accompagnement par un guide anglophone, voire par un guide-chauffeur anglophone.
Enfin, certains sujets d'ordre politique ou religieux demeurent particulièrement sensibles en Chine et au Tibet. Nos guides connaissent les limites à ne pas franchir et leurs recommandations doivent être respectées. Un comportement ou des propos inadaptés peuvent les mettre en difficulté et porter préjudice à notre agence locale, qui s'expose à des sanctions administratives pouvant aller jusqu'au retrait de sa licence.
Pour des raisons imprévisibles à ce stade, notamment de météo mais aussi de forme ou de méforme des participants, votre guide peut être amené à adapter voire à interrompre votre programme, à tout moment s'il l’estime nécessaire, que ce soit pour l’ensemble du groupe ou pour quelques participants, et pour le bon déroulement de votre voyage. Il reste seul juge et le garant de votre sécurité.
Niveau de difficulté
Niveau physique : facile
Ce programme est accessible à toute personne en bonne santé.
Nous évoluons le plus souvent à des altitudes comprises entre 2000 et 5000 mètres, mais avec des passages parfois plus élevés lors des franchissements de cols routiers. Il y a peu de marche dans ce parcours.
Compagnies aériennes internationales
Pour ces voyages, nous privilégions les compagnies aériennes chinoises afin d'assurer les meilleures correspondances avec les liaisons intérieures prévues au programme. Les vols internationaux sont ainsi généralement opérés par Air China, China Eastern Airlines ou Xiamen Airlines. Selon les disponibilités, ils pourront également être assurés par une compagnie asiatique ou du Golfe offrant des horaires et des correspondances adaptés.
Les vols intérieurs sont également effectués sur des compagnies chinoises. Les prestations à bord y sont généralement plus simples que sur les liaisons internationales, tout en répondant aux standards habituels du transport aérien domestique en Chine.
Hébergement
Les hôtels utilisés au cours de nos voyages sont, dans leur grande majorité, confortables et de bon niveau, même si leur standing peut varier selon les régions traversées. Ils sont aménagés dans un style chinois et répondent aux standards locaux, parfois différents de ceux auxquels nous sommes habitués en Europe. Dans les régions les plus isolées, le confort est naturellement plus simple.
Les chambres sont généralement équipées d'une salle de bains privative, du chauffage ou de la climatisation selon la saison, ainsi que d'une bouilloire avec quelques sachets de thé ou d'eau chaude à disposition, très appréciable en altitude.
En Chine, le rez-de-chaussée est souvent désigné comme le « niveau 1 » ; l'étage correspondant à notre premier étage est donc généralement indiqué comme le « niveau 2 ».
Enfin, dans de nombreux établissements, les canalisations ne permettent pas d'évacuer le papier toilette. Celui-ci doit être déposé dans la poubelle prévue à cet effet et non dans les toilettes. Cette pratique est courante dans une grande partie de l'Asie.
Repas
La cuisine tibétaine est simple, généreuse et étroitement liée aux conditions de vie en altitude. Vous aurez l'occasion de déguster les célèbres momos (raviolis cuits à la vapeur ou frits), des plats à base de viande de yack, ainsi que de nombreuses spécialités inspirées de la cuisine chinoise, qui occupe aujourd'hui une place importante dans les restaurants du Tibet.
La gastronomie chinoise et tibétaine est toutefois très différente de nos habitudes alimentaires. Les repas se prennent généralement avec des baguettes et les petits-déjeuners sont souvent composés de nouilles ou de soupe de nouilles, d'œufs, de légumes et parfois de préparations légèrement épicées. Les petits-déjeuners « occidentaux » avec café, pain, beurre et confiture sont relativement rares, en particulier en dehors des grandes villes. Votre guide fera son possible pour adapter les repas aux goûts du groupe lorsque cela est envisageable.
Le café étant peu répandu, notamment dans les régions reculées, les amateurs pourront utilement emporter du café soluble ou des dosettes. De l'eau chaude est facilement disponible dans les hôtels et les restaurants.
L'eau de boisson est incluse tout au long du voyage et fournie en quantité suffisante. Nous vous recommandons de la transvaser dans votre gourde afin de limiter la consommation de bouteilles en plastique. En complément, il est toujours possible d'acheter de l'eau minérale en bouteille. Les chambres d'hôtel et la plupart des restaurants mettent également à disposition des thermos d'eau chaude, préalablement bouillie, qui peut être utilisée pour le thé ou les boissons instantanées. Par mesure de précaution, il est déconseillé de boire directement l'eau du robinet.
Transferts / Transport
Les transferts de l’aéroport et vers l’aéroport sont assurés en minibus. L’itinéraire est prévu en 4x4 ou en minibus.
Taille du groupe
Le groupe est composé de 4 à 8 participants au maximum. Le nombre de participants est volontairement limité pour permettre une meilleure immersion, pour préserver la qualité des échanges avec nos hôtes, pour développer des espaces de liberté et permettre une grande souplesse de fonctionnement. Toutefois, le nombre maximum peut être dépassé dans le cas où la dernière personne qui s’inscrit souhaite voyager avec une autre ou plusieurs autres personnes. Les prestations ne seront pas modifiées et les conditions du voyage seront identiques de ce fait.
Équipement
L'équipement personnel n'est pas fourni. Une liste complète vous est cependant proposée pour vous permettre de vérifier que vous prenez ce qui est nécessaire.
Tout le matériel de logistique est fourni.
Nos engagements pour un développement durable
Nos engagements font de Secret Planet un acteur par nature responsable, mais nous devons, comme chacun, faire plus et mieux. Vous trouverez plus loin, dans ce document, une présentation synthétique de notre charte du développement durable et de nos actions, au travers de six thématiques sur lesquelles nous agissons le plus concrètement possible, le plus souvent avec vous : l’équité sociale et le respect culturel, la préservation de l’eau et la gestion des déchets, la protection de la biodiversité, votre sensibilisation à ces sujets et celle d’un plus large public et enfin, l’optimisation et la valorisation des émissions de CO2. Pour en savoir plus sur notre charte et nos engagements en matière de développement durable.
Concernant les émissions de CO2, dont la majeure partie est due à l’aérien, nous avons calculé et communiqué dès 2018, sur l’empreinte carbone de chacun de nos programmes, exprimée en tonnes de CO2.
Et en 2022, nous nous sommes fixés l'objectif d'une réduction carbone que nous pensons inédite dans l'industrie du tourisme, visant à faire baisser de 5 % par an les émissions totales de notre activité en prenant 2019 comme année de référence (3 430 tonnes de CO2). Cet engagement s'inscrit dans la trajectoire des accords climat de Paris de 2015, la référence actuelle. Ainsi, en 2030, nous visons de ne pas dépasser 2 160 tonnes de CO2. En 2024, l'ensemble des voyages de Secret Planet a émis 2 064 tonnes, chiffre bien inférieur à notre maximum fixé à 2 940 tonnes. Le plafond 2025 est de 2 800 tonnes et en 2026, il sera encore réduit à 2 660 tonnes. Et ainsi de suite jusqu'en 2030. Pour en savoir plus sur l'ensemble de nos calculs et de nos engagements en matière de réduction de nos émissions carbone.
Par ailleurs, depuis 2019, nous vous encourageons lors de votre inscription à votre voyage à contribuer par un don auprès d’une association indépendante, parmi celles que nous avons sélectionnées. Nous avons adossé le montant de ce don à l'empreinte carbone du programme. Ainsi, le voyage que vous envisagez dans cette fiche technique génère 4,34 tonnes de CO2, ce qui correspond à un don à 100 % de 130 € pour une valeur estimée aujourd’hui de 30 € la tonne de CO2. Ce don demeure bien sûr facultatif et vous pouvez décider de donner entre 0 et 100 % de ce montant, sachant que si vous êtes imposable en France, vous pourrez bénéficier de près de 86 € de réduction d’impôts (66 %) l’année prochaine car ces associations sont reconnues d’utilité publique. En 2024, nous avons ainsi pu collecter près de 5 500 € pour ces associations grâce à vous.
N’hésitez pas à nous interroger sur nos engagements durables et à partager avec nous vos expériences, de vive voix ou en nous contactant par mail à contact@secret-planet.com.
Mot de l'expert
Ce voyage est né d’une envie très personnelle : celle de relier, en un seul itinéraire, les trois grands mondes tibétains que sont l’Amdo, le Kham et le Tibet central. Trop souvent, les voyages se limitent à Lhassa et aux grands classiques. Ici, nous allons beaucoup plus loin. Nous commençons à Labrang, l’un des plus grands monastères du monde tibétain, puis nous traversons les régions khampas avec leurs vallées isolées, leurs cavaliers nomades, l’extraordinaire imprimerie de Dege et des monastères parmi les plus vivants du Tibet.
La grande force de ce voyage est aussi cette route récemment ouverte aux étrangers qui permet enfin de rejoindre le Tibet central par voie terrestre. Pendant plusieurs jours, nous traversons des régions immenses, peu fréquentées, où l’on ressent encore toute la puissance du plateau tibétain. Les paysages changent sans cesse : steppes, vallées forestières, villages nomades, monastères perchés et surtout les impressionnantes boucles du Brahmapoutre près de Nyingchi, parmi les plus beaux paysages du Tibet oriental.
Ce voyage forme déjà une traversée exceptionnelle de près d’un mois, mais il peut aussi devenir une grande aventure tibétaine. Certains choisiront de rejoindre Xining en empruntant le train le plus haut du monde, pour donner une autre dimension au voyage et fermer la boucle. D’autres pourront prolonger vers les grands espaces du Tibet occidental, le mont Kailash ou même Kashgar, aux portes de l’Asie centrale. C’est cette liberté, cette profondeur et cette diversité qui rendent ce voyage si particulier à mes yeux.
Dates et Prix
Veuillez trouver ci-dessous toutes les dates et les prix correspondant à ce voyage. Les prix sont indiqués « à partir de » et peuvent être ajustés selon le nombre de participants et également les vols en fonction de votre date de réservation (Cf. détails dans la fiche technique). Merci de noter que les dates et prix pour les années au-delà de 2026, quand ils sont donnés, le sont à titre indicatif et sont susceptibles de modifications et de réajustements pour prendre en compte la réalité économique du moment.
Le prix comprend
Vols internationaux tel qu’indiqués dans le programme. Les transferts tel qu’indiqués dans le programme. Hébergement tel qu’indiqués dans le programme. Repas tel qu’indiqués dans le programme. Accompagnement tel qu’indiqués dans le programme. Équipement tel qu’indiqués dans le programme. Carnet de voyage tel qu’indiqués dans le programme. Entrées parcs et sites tel qu’indiqués dans le programme.
Le prix ne comprend pas
Tous les accompagnements, hébergements ou repas mentionnés « libre » dans le programme. Les boissons et les « extra » personnels. Autres suppléments liés à certaines dates de départ spécifiques, à un nombre de participants inférieur, à votre souhait de « fermer » le groupe de participants, etc. Les assurances complémentaires facultatives, qu'il s'agisse notamment des frais de recherche et de secours, des frais médicaux et du rapatriement, de l'interruption ou de l'annulation de voyage.
Voyage sur mesure
Concevez une aventure qui vous ressemble.
Un trek ou un voyage d’aventure correspond déjà presque parfaitement à vos attentes ? Dans ce cas, nous pouvons le personnaliser afin de l’adapter parfaitement à votre projet : ajuster la durée du séjour, moduler l’intensité des activités, intégrer des extensions, proposer des hébergements plus confortables ou concevoir des expériences culturelles et sportives complémentaires. Cette approche permet de bénéficier de l’expertise d’itinéraires éprouvés tout en construisant une aventure profondément personnelle.
Votre projet est spécifique et vous ne l’avez trouvé nulle part ? Nous concevons des voyages entièrement sur mesure. Il ne s’agit plus d’adapter un programme existant, mais de créer une expérience unique, pensée à partir de vos envies et de vos contraintes, de votre niveau d’engagement, de votre rapport au confort, de votre rythme et de vos goûts pour l’exploration. Trek en haute montagne, expédition en région isolée, immersion culturelle ou défi sportif : chaque projet est conçu avec la même exigence. Un voyage sur mesure commence toujours par une écoute attentive de vos aspirations.
Depuis plus de 30 ans, Tamera imagine et encadre des treks et des voyages d’aventure sur tous les continents. Cette culture du terrain garantit des itinéraires pertinents, une logistique fiable et une gestion maîtrisée des environnements engagés.
Parce que chaque voyageur est unique, notre engagement est simple : concevoir avec vous le plus beau voyage possible, fidèle à votre manière d’explorer le monde.
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