Eric et Caroline ont accompagné un groupe de participants dans le corridor de Wakhan, aux confins orientaux de l’Afghanistan. À l’image de la vallée de la Hunza, au Pakistan voisin de quelques dizaines de kilomètres, ce bout de terre isolé offre une beauté sauvage, entre hautes vallées, Pamirs, nomades et paysans ismaéliens.
Ce voyage de reconnaissance ouvrait une approche rare des treks en Afghanistan dans le corridor de Wakhan, région secrète et isolée, longtemps restée à l’écart des grands itinéraires classiques.
Entrer dans le Wakhan par le Tadjikistan
Pour atteindre le Wakhan, le groupe a d’abord atterri au Tadjikistan. Après deux jours et demi de 4x4, il a rejoint le poste frontière d’Ishkashim. Cet accès permet d’arriver dans de bonnes conditions à l’entrée du corridor, avant de basculer vers l’Afghanistan oriental.
Après les formalités, les autorisations de passage et de trek, ainsi que la rencontre avec le guide et le cuisinier, le voyage s’est poursuivi en 4x4 sur deux jours de pistes. La route s’est arrêtée à Sarhad, point de départ du trek.
Quinze jours de trek dans les Pamirs afghans
Au-delà de Sarhad, commence un autre monde : une vallée sauvage à plus de 4 000 mètres, protégée par plusieurs cols compris entre 4 200 et 4 900 mètres. Le groupe les a franchis sans trop de difficulté, au fil d’un itinéraire d’altitude où les distances, l’isolement et la beauté du paysage imposent leur propre rythme.
Le lac Chaqmaqtin apparaît alors comme un joyau turquoise, avec des touches vertes, jaunes et roses. La nourriture reste simple, parfois agrémentée de yaourt et de beurre de yak au gré des rencontres nomades. Quinze jours de trek et d’aventure à l’état pur, dans l’un des espaces les plus isolés d’Asie centrale.
Une reconnaissance rare
Le texte d’origine annonçait ensuite deux programmes prévus l’année suivante dans le Wakhan, l’un vers le lac Chaqmaqtin, l’autre vers le lac Zorkul, à la frontière tadjike. Ces informations étaient liées à une programmation désormais datée et ne sont pas reprises ici comme éléments pratiques.
Il reste le récit d’une reconnaissance rare, dans une région qui demande une préparation sérieuse, des relais locaux solides, des autorisations adaptées et une attention permanente au contexte. Le corridor de Wakhan apparaît ici comme un territoire de haute montagne, de pistes longues, de vallées isolées et de rencontres nomades, à la jonction de l’Afghanistan, du Tadjikistan, du Pakistan et des Pamirs.

