11 janvier 2013

En préparation de ce qui allait devenir une première mondiale, l'explorateur Gilles Elkaïm a réalisé une navigation extraordinaire, de l'Islande au détroit de Béring, près d'un demi-tour du monde arctique, en passant par Thulé et le passage du Nord-Ouest, une aventure dans l'esprit des expéditions polaires que Tamera continue de faire vivre.

Glacier arctique lors de l'expédition de Gilles Elkaïm

Projet Arktika : une préparation à une première mondiale

Après son fabuleux périple au Groenland de l'Est, auquel quelques participants Tamera ont pris part, le bateau Arktika était revenu en Islande. Son capitaine, l'explorateur Gilles Elkaïm, avait alors repris ses activités de raid en traîneau à chiens en Laponie finlandaise.

Raid en traîneau à chiens en Laponie finlandaise Gilles Elkaïm et ses chiens de traîneau en Laponie

Dans la préparation de sa prochaine expédition de dérive arctique, Gilles se rapprochait alors de son point de départ, les îles de Nouvelle-Sibérie. Pour ce faire, il a proposé une navigation en plusieurs étapes qui devait rester dans les annales du voyage d'aventure : partir d'Islande, passer la pointe sud du Groenland et remonter la côte ouest jusqu'à Thulé, puis naviguer à travers le mythique passage du Nord-Ouest pour terminer par la traversée du détroit de Béring. Au total, 5 000 milles et près d'un demi-tour du monde arctique, une étape réussie, qui allait être complétée l'année suivante par le passage du Nord-Est, achevant ainsi la première circumnavigation arctique intégrale.

Arktika : une expédition exceptionnelle

Le voilier Arktika en navigation arctique Manœuvre de mouillage à bord de l'Arktika

La navigation : un demi-tour du monde arctique de 5 000 milles nautiques, près de 10 000 km.

  • De l'Islande à la côte est du Groenland, du cap Farewell à Thulé, bout du monde de la mythologie grecque, bastion des Inuits polaires.
  • Le passage du Nord-Ouest. Durant trois siècles, au prix de nombreux naufrages et pertes humaines, les explorateurs ont recherché la voie maritime du nord reliant l'Atlantique au Pacifique le long de l'archipel arctique canadien et de l'Alaska. Le passage fut franchi pour la première fois par Roald Amundsen à bord du Gjøa, entre 1903 et 1906.
  • Entre Asie et Amérique, à travers le détroit de Béring, les îles Diomède et la péninsule Seward, haut lieu de la ruée vers l'or.

Challenge, aventure et éthique

Le challenge : peu de navires osent affronter ce dédale de glace, à la fois envoûtant et terrifiant. La solidité du bateau Arktika autorisait à relever le défi. Son faible tirant d'eau et sa capacité à s'échouer permettaient une navigation au ras des côtes et des mouillages exclusifs.

L'aventure : dans l'intimité d'un groupe restreint (5 participants maximum), l'équipage explorait les espaces les plus sauvages de l'Arctique, cabotant le long de rivages vierges et vivant sur le terrain, en harmonie avec la nature, de pêche, de chasse et de cueillette. Le bateau servait de camp de base, autour duquel on rayonnait en kayak de mer ou à pied, selon les conditions de glace, la météo et la forme des participants. Nul besoin d'être marin : le bateau assurait la logistique et l'hébergement.

L'esprit d'Arktika : ces croisières étaient axées sur la découverte et l'apprentissage de la vie sauvage dans le Grand Nord. Des voyages exclusifs, à caractère de reconnaissance et d'expédition, de véritables aventures polaires, à la fois maritimes, terrestres et glaciaires, réalisées en compagnie de l'un des explorateurs les plus réputés du Grand Nord.

Carte de l'itinéraire de l'expédition Arktika 2013