Depuis toujours, Tamera est porté par l’imaginaire des grandes caravanes, des transsahariennes et de la route de la Soie. À travers ses grandes caravanes ©, l’agence conçoit des traversées au long cours qui permettent de prendre le temps de découvrir des lieux, des peuples et l’histoire des civilisations.
Ces itinéraires s’inscrivent dans les traces des grands explorateurs, philosophes, écrivains, commerçants et voyageurs des temps passés. Ils proposent une grande aventure géographique, historique et culturelle : traverser un continent, redécouvrir des lieux et des peuples, remonter le temps, souvent à pied.
L’origine des grandes caravanes Tamera
Dès 1994, Tamera avait établi un itinéraire traversant une partie de l’Asie centrale : Turkménistan, Ouzbékistan et Kirghizstan, avant de rejoindre la région du Xinjiang.
Au moment d’imaginer la première grande caravane, c’est encore la route de la Soie qui a inspiré un itinéraire partant de Pékin et traversant la Chine, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, le Turkménistan, l’Iran et l’Irak, avant de terminer à Damas.
Cette traversée reliait sept pays en 110 jours, pour 19 800 kilomètres, dont 360 kilomètres à pied.
Parallèlement, Tamera avait lancé une seconde caravane, également destinée à rejoindre Damas : la transsaharienne. Elle partait de Nouakchott, en Mauritanie, et traversait dix pays en 103 jours, sur 21 000 kilomètres, dont 450 kilomètres à pied.
Après plus de trois mois et demi de voyage, les deux caravanes se rejoignaient à Damas avec seulement quelques minutes d’écart. C’est ainsi que le concept des grandes caravanes est né.
Des itinéraires à vivre en totalité ou par étapes
Les grandes caravanes sont pensées comme de longues traversées, mais elles peuvent se vivre de plusieurs façons.
Certains participants rejoignent une caravane pour une ou plusieurs étapes. D’autres, lorsqu’ils disposent de plus de temps, réalisent l’itinéraire dans son intégralité sur trois à quatre mois. D’autres encore planifient leur participation sur plusieurs années, à raison d’une étape par an.
Ces voyages représentent aussi une prouesse technique et logistique, portée par l’expérience des équipes Tamera.
La route de la Soie de Xi’an à Istanbul
La grande caravane de la route de la Soie relie Xi’an à Istanbul en traversant plusieurs régions majeures d’Asie centrale et du Moyen-Orient.
L’itinéraire a évolué au fil des années afin de s’adapter aux passages les plus délicats et d’intégrer certains territoires importants, notamment l’Iran et les merveilles perses.
Plutôt que de traverser la mer Caspienne, l’itinéraire la contourne par le nord de l’Iran avant de traverser l’Arménie, la Géorgie et l’est de la Turquie.
Cette grande traversée comprend également des randonnées chamelières dans deux grands déserts de Chine, une traversée du Pamir face au sentier afghan, un passage par l’Iran, un tour du mont Ararat et une arrivée dans l’ancienne Byzance.
La route de la Soie est organisée en plusieurs grandes étapes :
- les plus hautes dunes du monde ;
- le désert du Taklamakan ;
- Kashgar, les lacs d’altitude et le nomadisme ;
- la chaîne du Pamir ;
- les anciennes cités caravanières ouzbèkes et la Perse ;
- le mont Ararat et l’arrivée vers Istanbul.

© Jean-Marc Porte
La grande caravane asiatique de Lhassa à Siberut
La grande caravane asiatique relie le Tibet central à l’île indonésienne de Siberut. Elle propose une grande traversée nord-sud du continent asiatique.
L’itinéraire part à la rencontre de nombreuses ethnies, de pèlerinages, de lieux saints et de vestiges des grandes civilisations.
La dimension ethnique occupe une place centrale dans cette traversée. Les régions parcourues présentent une grande richesse humaine et culturelle.
Parmi les peuples rencontrés figurent notamment les ethnies Dulong, Nu et Lisu dans les confins sino-birmans, les O’Pa et Lu Ma au nord Laos, les Katu et Ta-Oy au sud Laos, ainsi que les hommes-fleurs de l’île de Siberut.
La traversée passe également par le nord Vietnam, la Birmanie, le sud du Yunnan et le Ratanakiri, au Cambodge.
La Birmanie tient une place importante dans cette grande caravane, avec plusieurs étapes qui se superposent au cœur du parcours.
Cette traversée asiatique peut être découpée en nombreuses étapes individuelles. Certaines se suivent, tandis que d’autres se superposent, notamment en Birmanie, au nord Laos et au nord Vietnam, afin de proposer des itinéraires riches même lorsqu’ils sont pris isolément.
Parmi les grandes sections de cette caravane figurent :
- les monastères du Tibet central et le lac Namtso ;
- la traversée du Tibet vers la montagne sacrée Kawa Karpo ;
- les ethnies des confins sino-birmans ;
- le passage du Yunnan vers la Birmanie centrale ;
- la Haute Birmanie et le lac Inlé ;
- les ethnies des plateaux Shan de Birmanie ;
- la traversée vers Luang Prabang ;
- le nord Laos et le nord Vietnam ;
- les Alpes tonkinoises ;
- le pays Katu et le sud Laos ;
- le Ratanakiri et les temples d’Angkor ;
- la traversée vers Penang, Bangkok, Sumatra et Siberut.
La Transamérindienne de Santiago du Chili à Carthagène
La Transamérindienne propose une grande traversée de l’Amérique du Sud, de Santiago du Chili à Carthagène.
L’itinéraire traverse un continent peuplé de nombreuses ethnies indiennes et de communautés enclavées au cœur de la cordillère des Andes.
Cette odyssée permet de rencontrer ces peuples, de partager leurs coutumes ancestrales et de découvrir une vie façonnée par la rudesse des climats.
Des derniers Mapuches aux Kogi et Wiwa de Santa Marta, la traversée sillonne le continent sud-américain à la rencontre de peuples et d’ethnies vivant dans des milieux naturels très différents.
Elle passe des glaces et fjords de Patagonie à la chaleur de l’Amazonie, traverse les Andes et rejoint des communautés comme celles de Tuni et d’Uma Palca en Bolivie, installées à plus de 4 500 mètres d’altitude, ainsi que la nation Q’eros au Pérou.
Le parcours traverse également le Venezuela, de la Gran Sabana aux Llanos, avant de rejoindre le désert de la Guajira et les Wayuu, avec qui il est possible de partir pêcher en pirogue au milieu de la mangrove.
Cette traversée permet de partager la vie et les coutumes de nombreuses ethnies et communautés, au cœur de déserts de glace, de sel et de sable, dans des vallées cachées des Andes et au cœur de l’Amazonie.
Les traditions culinaires occupent également une place importante. Les voyageurs découvrent notamment les chuños, pommes de terre amères déshydratées après exposition au soleil sur les hauts plateaux andins, mais aussi le cochon d’Inde, les arepa, les empanadas ou encore le ceviche.
La Transamérindienne comprend plusieurs grandes étapes :
- les vestiges jésuites et les communautés de pêcheurs chilotes ;
- les Mapuches ;
- les gauchos et leur art de vie ;
- les communautés andines et les ethnies amazoniennes ;
- les rives du fleuve Ucayali ;
- les ethnies amazoniennes du Pérou ;
- la vie du fleuve Amazone ;
- les Indiens Waraos et la culture llanera ;
- les Wayuu de la Guajira et les Indiens Wiwas de Tayrona.

© Marc-Antoine Calonne
L’esprit des grandes caravanes
Les grandes caravanes Tamera reposent sur une idée simple : prendre le temps.
Elles permettent de traverser de vastes espaces, de relier des régions très différentes et de comprendre les liens entre les peuples, les paysages, les routes historiques et les civilisations.
Route de la Soie, traversée asiatique ou Transamérindienne : chacune de ces grandes caravanes associe aventure, culture, marche, rencontres et logistique au long cours.
Elles peuvent se vivre en intégralité ou par étapes, selon le temps disponible, l’expérience du voyageur et l’envie de s’inscrire dans une traversée de plusieurs semaines ou de plusieurs mois.

