20 juillet 2017 - Amériques, Guatemala, Peuples et fêtes, Trekking

En février dernier nous sommes partis pour un voyage de reconnaissance extraordinaire dans la forêt du Petén au Guatemala. Un trekking de 7 jours nous a conduits vers des sites mayas majeurs très peu explorés et toujours enfouis sous une végétation dense. Parmi eux, El Mirador, ancienne capitale de la dynastie des Kan de la période préclassique, et la pyramide de la Danta, la plus grande du monde maya dépassant par son volume les pyramides égyptiennes.
Découvrez ces mystérieuses cités mayas !

Notre prochain départ au Guatemala aura lieu le 28 octobre pour la fête des morts à Chichicastenango.

 

 

Au pays du chewing-gum
Flores 4h du matin : nous nous engouffrons dans la petite camionnette de la communauté de Carmelita. La route goudronnée laisse rapidement place à une piste défoncée qui nous mène au village de Carmelita, point de départ du trek d’El Mirador pour les archéologues comme pour les « touristes ». Auparavant, cet endroit était accessible uniquement grâce à un petit aérodrome. Le région vivait alors de l’économie du chiclé, une gomme provenant de la sève du sapotillier, un latex blanc utilisé pour le chewing-gum.

 


Entre singes hurleurs et singes araignées 
Départ du trek : Le chemin est boueux et pourtant nous sommes à la saison idéale, la moins chaude et la plus sèche. Nous observons nos premiers singes araignées et entendons dans la soirée nos premiers singes hurleurs. Nous campons près du site de El Tintal, un site maya datant de la période préclassique, où nous observons le plus grand terrain de jeu de balle de l’époque. El Tintal doit son nom à la teinture rouge qui était extraite des arbres pour recouvrir le stuc des pyramides. Nous montons au sommet des deux plus grandes pyramides pour observer le soleil se lever et se coucher sur la forêt. 

 

 

La plus grande ville du monde maya
Sur le site de « La Muerta », situé à 3,5 km d’El Mirador, nous découvrons une stèle énumérant les 17 noms des dirigeants de la dynastie des serpents (Kan). Ce qui prouve bien que nous sommes à l’endroit exact où se dressait la capitale de la plus puissante dynastie du monde maya, qui comportait à l’époque plus de 200 000 habitants sur une surface de 16 km².

 

 

El Mirador
Le site fut officiellement visité pour la première fois en 1926 et une première expédition archéologique eut lieu en 1933. Il fallut ensuite attendre 1962 pour que des archéologues reviennent dans cette région particulièrement difficile d'accès. Depuis 2003, l'archéologue Richard Hansen y travaille.

 

 

Les jumeaux de la création
C'est sur ce site que son équipe a découvert une frise de trois mètres sur quatre. Leurs premières estimations révèlent qu'elle serait la plus ancienne de la civilisation maya, datant approximativement de l'an -300. Cette frise représente les jumeaux de la création dont l’histoire est relatée dans le codex du Pop Wuh, dont nous vous conseillons vivement la lecture. Plus tard, nous entrons à l’intérieur d’une pyramide datant de l’époque classique et découvrons avec stupéfaction un masque de plusieurs mètres de haut. Mais notre découverte ne s'arrête pas là ! Nous découvrons également des escaliers faisant partie d’une pyramide beaucoup plus ancienne, enfouis sous cette dernière.

 

      

 

El Tigre
L'ensemble le plus impressionnant est le Complexe Tigre, dominé par la pyramide du même nom. La surface au sol de cet édifice haut de 54 mètres est six fois plus grande que celle du Temple IV de Tikal. La pyramide est surmontée de trois structures, une grande flanquée de deux plus petites. Cet agencement en « triade » est caractéristique de l'architecture d'El Mirador et du Préclassique récent en général (-600 à -300 BC).

 

      

 

La grande boucle
Nous avons choisi de ne pas revenir par le même chemin comme le font la plupart des « rares » visiteurs mais de faire un boucle qui nous permet de visiter et de camper près des sites de Nakbé, Wakna et la Florida. Nous suivons un chemin calcaire construit par les mayas appelé Sakbé. Parfois nous observons des puits construits pour conserver de l’alimentation ou de l’eau. Tous les monticules que nous longeons pendant des heures ne sont ni plus ni moins que des tombes, qui pour la plupart ont été pillées dans les années 80.

   

 

Un voyage hors du temps au programme
Les longues marches en forêt, la nature exubérante, la densité des sites archéologiques dont tout reste encore à découvrir, les couchers et levers de soleil du haut des pyramides font de ce voyage hors du temps une grande aventure qu’il est encore possible de vivre au Guatemala. Nous avons donc choisi de le programmer avec une découverte active des classiques du pays : marchés, villages mayas, villes coloniales et volcans en activités.
Retrouvez ce voyage à la découverte d'El Mirador et des traditions guatémaltèques

 

 

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Article de blog | Guatemala : "El Mirador", le trek de la cité perdue publié le 09 novembre 2016