28 avril 2022 - Amériques, Népal, Trekking, Expéditions, Témoignages

Nous sommes partis avec notre ami Olivier Bourcet pour l'ascension de l'Island Peak, à 6 189 mètres, un beau sommet népalais qui se mérite. Tamera vous invite à revivre ce trek et cette ascension au Népal, entre passage sur l'arête finale et arrivée au sommet, dominant cet incroyable océan de montagnes : Everest, Makalu, Lhotse, mais aussi Baruntse et Ama Dablam. Mais avant ce bouquet final, Olivier nous a fait vivre un très beau trek par les hauts cols de l'Everest (Renjo, Cho La et Kongma La), qui nous a menés au Gokyo Ri, au Kala Pattar et au camp de base de l'Everest. Six passages à plus de 5 000 mètres. Une acclimatation optimale pour tenter d'atteindre le plus beau belvédère de la région qu'est l'Island Peak. Retour sur cette belle aventure...

10 mai : retour vers Namche Bazar

Nous avons quitté Pengboche non sans amertume après l'accueil formidable que nous y avions reçu. Nous avons rapidement retrouvé les sentiers des grands treks et laissé derrière nous les montagnes du Khumbu et de l'Everest ainsi que l'Island Peak que nous étions venus chercher. L'altitude a décru rapidement et nous avons ressenti tous les bienfaits de nos journées d'acclimatation sur nos organismes. Libre à chacun de faire son analyse de cette magnifique aventure qui nous a permis à la fois d'emprunter les grands sentiers de trek pour la nécessaire acclimatation à la haute altitude et de vivre une véritable ascension en très haute altitude à 6 189 mètres dans un contexte d'expédition. La réussite de l'équipe est due à une excellente préparation personnelle, mentale et physique, et à une parfaite organisation Tamera qui nous a permis de rester concentrés sur l'objectif sans sortir de notre bulle. Une aventure à conseiller, qui permet de valider des acquis pour franchir un palier vers des sommets à 7 000 mètres. Nous avons atteint Namche Bazar dans l'après-midi, à une journée de marche de Lukla.

Retour vers Namche Bazar au Népal

9 mai : ce qui se passe au Népal reste au Népal

Les journées avaient désormais une autre saveur puisque nous prenions le chemin du retour en direction de Lukla. Le rythme était différent, nous nous surprenions à flâner et à tarder sur les chemins, quelques photos, les plaisanteries fusaient au sein de l'équipe, les porteurs étaient heureux. Nous étions presque devenus une famille après trois semaines ensemble. Nous avons dégusté des petits plats locaux jusqu'alors déconseillés pour éviter les intolérances alimentaires avant une ascension. Pengboche a été notre étape pour la nuit ; nous en avons profité pour nous rendre au monastère et nous immerger un peu plus dans la culture népalaise et bouddhiste. Un peu de détente ce soir-là, nous avons arrosé notre aventure et le succès de l'ascension à 6 189 mètres avec toute l'équipe : « Ce qui se passe au Népal reste au Népal »... Namaste.

Étape à Pengboche au Népal

8 mai : ascension de l'Island Peak

Minuit : chacun est sorti de sa tente avec son matériel et quatre heures de sommeil en poche. Frontales vissées sur le casque, nous avons quitté le camp de base à 5 080 mètres et démarré la pente raide enneigée et parfois glissante, pour rejoindre le glacier après plusieurs heures. Le rythme était bon, régulier, nous avons progressé en file indienne jusqu'au glacier où nous avons chaussé les crampons et le matériel de montagne pour, cette fois, fonctionner en cordée de cinq entre les crevasses bleues aux dents acérées prêtes à condamner toute erreur ou imprudence. Le glacier se relevait et la pente, à 80 % par endroits, nous a donné du fil à retordre sur les 300 derniers mètres. Quelques blocs de glace et de rochers qui se détachaient nous ont demandé beaucoup de vigilance et une veille sur le collectif. Nous sommes sortis au sommet à 6 189 mètres après 8 heures d'ascension consécutives, avec 100 % de réussite dans notre équipe. Mais l'objectif n'a été atteint qu'une fois redescendus en sécurité au camp de base, une fois tout risque écarté et l'adrénaline retombée. Nous avons poussé jusqu'à Chukkung pour y passer la nuit après une journée de 14 heures d'efforts entre 5 000 et 6 189 mètres. La joie était perceptible sur nos visages malgré la fatigue, mais le succès était partagé avec nos porteurs, sans qui cette aventure n'aurait pas été possible dans ces conditions. Les jours suivants nous ont permis de redescendre vers Lukla puis Katmandou, avec de belles rencontres pour marquer la fin de cette « aventure de l'intérieur ». Namaste.

Sommet de l'Island Peak au Népal

7 mai : camp de base de l'Island Peak

Un jour important, puisque c'était le départ pour le camp de base avec toute l'équipe et le matériel. Les flocons de neige nous ont accompagnés jusqu'au camp de base. Rythme régulier, et comme on dit, il fallait savoir en garder sous le pied ! La météo était favorable ; nous devions partir vers 00h30 en direction du sommet de l'Island Peak, avec une température annoncée de -15° et un vent de nord de 30 à 44 km/h. Appréhension et excitation ont envahi chacun de nous pour la suite de l'aventure. Heure du coucher à 18h, chacun dans sa tente, dans une ambiance d'expédition au milieu de cette trentaine de tentes oranges unicolores. La nuit s'annonçait très courte, et la journée suivante plutôt longue.

Camp de base de l'Island Peak

6 mai : au pied de l'Island Peak

Lever tardif ce matin-là et journée réservée à la récupération, ce qu'on appelle « faire du jus ». Reposer les corps, contrôler le matériel, consulter les conditions météo, se mettre mentalement dans l'objectif que nous nous étions fixé, ancrer le travail d'acclimatation réalisé jusqu'alors et surtout, le plus important, prendre du plaisir à l'effort. La sécurité et la communication au sein de notre équipe étaient primordiales. Le lendemain, nous devions partir pour le camp de base avec l'équipement, et le surlendemain, si tous les paramètres étaient favorables, l'objectif serait l'Island Peak à 6 189 m, dans cette merveilleuse vallée du Khumbu face à l'Ama Dablam.

Repos au pied de l'Island Peak

5 mai : rejoindre Chukhung à 4 730 m

Namaste ! Lever avec un grand soleil ce matin-là, et bien vite nous avons quitté Lobuche. Nous avons mis trois heures pour franchir le Kongma La (5 535 mètres) après 700 mètres de dénivelé positif dans une pente abrupte et sous le poids de nos chaussures qui craquaient sur le sol gelé. La montée était difficile mais tellement magnifique ; d'un côté le Pumori et l'Everest s'éloignaient, nous avons quitté cette vallée glaciaire pour arriver au sommet à 5 535 mètres et basculer sur une autre vallée, retrouvant la vue sur l'Ama Dablam, le Makalu et l'Island Peak, notre objectif d'ascension. Un magnifique lac turquoise nous a renvoyé toute son énergie : un moment de détachement spirituel a envahi chacun de nous...
Notre période d'acclimatation touchait à sa fin, notre rythme de progression était désormais bien calé, car n'oublions pas que nous avions rejoint deux guides népalais parfaitement acclimatés et entraînés ; il avait donc fallu s'adapter sans trop charger nos organismes.
Pour la descente, il nous a fallu avaler 800 mètres de dénivelé négatif pour rejoindre Chukhung à 4 730 mètres, retrouvant de nouvelles sensations et consolidant notre acclimatation après sept jours passés entre 5 000 et 5 630 mètres. La nuit s'annonçait réparatrice et bienvenue.

Descente vers Chukhung au Népal

4 mai : montée au Kala Pattar à 5 630 m

La nuit s'est achevée déjà, il a fallu sortir du sac de couchage confortable et « zamzam » (go go en népalais) : il était 5h et la montée au célèbre Kala Pattar à 5 630 m nous attendait. Le jour s'est levé et nous avons progressé dans cette pente à 25 %. Pour donner une idée de la difficulté, imaginez l'ascension du Mont Buet (3 090 m) dans les Alpes et déplacez le sommet de 2 500 m d'altitude !
Le Pumori nous dominait et l'Everest, tout proche, a commencé à se parer d'or sous les rayons du soleil levant. Nous étions éblouis et ébahis devant ces merveilles, et très conscients de la chance de vivre cette « aventure de l'intérieur ». Bien acclimatés, nous sommes descendus sur Gorak Shep et avons décidé de remonter en direction du camp de base de l'Everest (5 364 mètres), où plusieurs expéditions se préparaient pour l'ascension.
Nous avons eu la chance de rencontrer plusieurs prétendants à l'Everest et de passer un agréable moment en leur compagnie au camp de base, où l'accès est normalement confidentiel.
Les sensations étant bonnes, nous avons poursuivi cette grosse étape jusqu'à Lobuche sous les flocons qui nous ont accompagnés. Quelle journée dense et galvanisante pour la suite de notre expédition ; notre acclimatation se déroulait comme prévu et nous pensions déjà au passage du Kongma La le lendemain, à 5 535 mètres, avec la neige qui risquait de ralentir notre progression. Namaste.

Montée au Kala Pattar au Népal

3 mai : nuit à Gorak Shep à 5 180 m

Un lever exceptionnellement plus tardif ce matin-là, sous les rayons du soleil, annonçait une journée magnifique. Départ en direction du sud-est sur une longue moraine déjà bien exposée aux rayons ; la neige tombée dans la nuit magnifiait le Baruntse et l'Ama Dablam en face de nous pendant les premières heures. Nous avancions le pied léger malgré les 5 000 mètres d'altitude, sous les rotations d'hélicoptères qui nous survolaient sous l'œil expert de Fred, pilote de profession, qui reconnaissait même les modèles à leur bruit de moteur !
Nous ressentions les effets bénéfiques de l'exposition à l'altitude à 5 000 mètres sur nos organismes : nous évoluions depuis une petite semaine à ces hauteurs sans jamais redescendre, tout en gardant notre rigueur dans les déplacements. Les jours suivants, entre 5 200 et 5 600 mètres, seraient déterminants pour la suite de l'aventure.
Nous avons bifurqué radicalement vers le nord-est, optant pour la crête de la moraine afin de mieux contempler le Pumori (7 165 mètres) et le Kala Pattar (5 630 mètres), l'objectif du lendemain.
L'Everest se rapprochait et l'on apercevait déjà les tentes de l'Everest Base Camp qui grossissaient au fil de nos deux heures de progression, alternant marche sur le glacier Changri Shar et traversée d'un pierrier : tantôt descendre au cœur du pierrier, tantôt remonter, sans discontinuer jusqu'à Gorak Shep à 5 180 mètres où nous avons passé la nuit avec des sommets plein les yeux, le camp de base de l'Everest à moins de deux heures de là.

Nuit à Gorak Shep au Népal

2 mai : Cho La Pass à 5 420 mètres

5h était devenu notre routine de départ ; un chapati avalé, nous sommes montés directement dans une ancienne vallée glaciaire où le vent frais soulevait la neige fraîchement tombée dans la nuit. Le rythme était régulier, le soleil se levait derrière les montagnes, mais nous n'en avons plus profité, car notre progression s'est faite sur la face ouest, entièrement à l'ombre. Bien vite surpris par l'épaisseur de la neige qui augmentait, et comme nous étions les premiers à passer, nous avons compté sur nos deux guides expérimentés pour ouvrir la trace parmi les rochers et les méandres du glacier. Nous avons été les premiers à sortir en haut du Cho La Pass, à 5 420 mètres, après une dernière heure à forte pente avec des passages équipés de câbles à certains endroits délicats. À cette altitude, chaque accélération vous rappelle à l'ordre quand une enclume vient vous serrer les tempes, et j'en ai fait les frais ce matin-là.

Le panorama était magnifique, le soleil retrouvé faisait luire l'Ama Dablam (6 853 m) et le Baruntse (7 162 m), tous deux proches de nous. Nous avons ensuite basculé pour une longue, très longue descente sur 600 mètres de dénivelé sur glacier, où l'utilisation de bonnes chaussures prenait ici tout son sens. La neige et les faces exposées des montagnes nous renvoyaient une chaleur caniculaire alors que nous étions encore à 5 400 mètres. Nous avons atteint Dzongla à 4 850 m après 5h30 d'effort et la peau marquée des stigmates du soleil. « L'aventure de l'intérieur », c'est aussi rendre hommage à ces vaillants sherpas, et une pensée toute particulière pour nos deux porteurs qui suivaient l'expédition avec le matériel et sans qui elle aurait été impossible.

Cho La Pass au Népal

1er mai : objectif Gokyo Ri à 5 357 m

Réveil à 4h30 et départ direct pour l'objectif du jour : le Gokyo Ri Peak à 5 357 mètres (le petit déjeuner viendrait plus tard !). À peine sortis du sac de couchage, les yeux mi-clos, nous avons progressé directement dans la pente pour 700 m de dénivelé positif. Les zigzags se sont succédé, mais nous avons conservé un rythme de montée régulier qui nous a permis de dépasser quelques groupes partis bien plus tôt : la stratégie de la montée régulière en évitant les arrêts nous a montré une fois de plus son efficacité, notamment en termes d'acclimatation. Le jour s'est levé, le soleil a percé entre les sommets. Le lac noir du départ a vite pris une belle couleur turquoise profonde. Le final s'est terminé par un pierrier et nous avons avalé les derniers mètres sous les rayons du soleil qui faisaient scintiller la neige.
Au sommet, une vue à 360 degrés sur les plus beaux sommets s'est découverte, et même l'Everest a perdu son chapeau le temps d'une photo. La frontière tibétaine était proche, le Cho Oyu émergeait de ses 8 188 mètres. Nous sommes ensuite descendus jusqu'au lac Gokyo à 4 780 mètres, éblouis par ses reflets turquoise, puis avons longé le glacier Ngozumpa pendant deux bonnes heures jusqu'à Dragnag pour une nuit à 4 690 mètres, où la neige a continué de tomber à gros flocons. Les heures suivantes ont été consacrées à la récupération, car le lendemain, l'objectif était le Cho La à 5 420 mètres. Namaste.

Objectif Gokyo Ri au Népal

30 avril : premier col à 5 000 m

Réveil à 4h00 pour cette étape difficile. Une pellicule de neige avait recouvert la montagne et le chemin de son beau manteau blanc, et nous sommes partis lampes frontales vissées sur le bonnet ! Le chemin s'est relevé aussitôt pour nous conduire à 4 800 m jusqu'au magnifique lac noir dans lequel la neige reflétait sa blancheur. Le souffle s'est fait plus rapide et nos tempes ont commencé à battre la mesure. Nous avons profité d'une légère et rare zone de plat pour récupérer et contempler les montagnes qui nous encerclaient complètement, comme pris au piège à 5 000 m.

La dernière partie de l'ascension a semblé interminable avec près de 400 m de dénivelé positif à avaler, en zigzag dans un pierrier qui nous obligeait à lever les genoux encore plus haut. Et puis le Renjo Pass nous a rendu les bras, à 5 365 m, la récompense. Les drapeaux multicolores caractéristiques du sommet s'agitaient et nous saluaient. Le vent a poussé de gros nuages qui nous ont déchargé un joli grésil de neige. Quelques photos, le temps de s'hydrater, et nous avons plongé sur Gokyo à 4 750 m et son magnifique lac turquoise qui offrait un spectacle féerique : le reflet des plus beaux 8 000 (Lhotse, Makalu, Everest, Cho Oyu).

Renjo Pass au Népal

29 avril : au pied du Renjo Pass

Départ de Thame en direction de Langden par une longue vallée remontant le long de la rivière sur 10 kilomètres. Notre allure était une allure de randonneur, pour bien poursuivre notre acclimatation. Nous avons dépassé la zone des 4 000 m et une longue moraine nous a menés à 4 600 m. Il fallait apprivoiser ces nouvelles sensations, car notre organisme mettait un certain temps à s'adapter, et éviter la sensation « d'étau » qui est signe de mauvaise adaptation. Nous veillions les uns sur les autres, et désormais la communication était essentielle entre nous, d'autant que le lendemain nous allions franchir le Renjo Pass à 5 365 m et que les conditions risquaient d'être difficiles, la neige venant de faire son apparition et tombant à gros flocons, recouvrant le sol en quelques minutes. Les yacks qui broutaient dans la pente restaient immobiles, leur épaisse toison se recouvrant d'un blanc immaculé. Nous restions positifs sur la suite de l'aventure et intégrions la neige comme nouvelle difficulté.

Au pied du Renjo Pass au Népal

28 avril : direction Thame

Nous avons commencé à prendre nos marques sur cette terre népalaise et sommes partis de bon matin en direction de Thame. La montée a été régulière sur ce chemin étroit et déjà peu fréquenté. D'immenses rhododendrons parés de blanc, de rose et de rouge ont bordé notre sentier toute la journée. Nous avons progressé dans une vallée étroite et profité de cette nouvelle journée d'acclimatation pour prendre des photos et nous immerger davantage dans la culture sherpa. Nous avons dépassé Thame pour monter en direction du monastère situé à la barrière des 4 000 m d'altitude. Le lama principal nous a autorisé l'accès et une rapide visite, en prenant soin de nous déchausser. Construit il y a 600 ans, l'édifice était chargé de spiritualité et de mysticisme ; l'ambiance nous a transcendés et a emporté chacun de nous plus près de son propre chemin intérieur.

Nous sommes ensuite redescendus dormir à Thame (3 820 m), discutant des jours à venir autour d'un bon thé au coin du poêle pour terminer cette journée empreinte de spiritualité. Namaste.

Direction Thame au Népal

27 avril : acclimatation à Namche Bazar

Belle journée d'acclimatation au départ de Namche Bazar, en progressant dans le pays sherpa à 3 873 mètres d'altitude. Le chemin montait directement et sans répit en direction de Khumjung, avec une vue latérale sur le Lhotse, l'Everest et le Nuptse, sous l'œil attentif de l'Ama Dablam, une montée qui hante et obsède dès qu'on la voit, pour une prochaine « aventure de l'intérieur » à 6 853 mètres d'altitude. Notre rythme était correct, parfait pour une acclimatation. Nous avons poussé jusqu'à Khunde et visité l'hôpital Hillary, constatant le peu de moyens à disposition, confirmé par Pierre, le médecin de l'équipe. L'aventure, c'est aussi se rapprocher des cultures et accéder à des moments insolites sous le regard amusé et heureux des Sherpas.

Le moral de l'équipe était au beau fixe ; des journées d'acclimatation comme celle-ci sont toujours un bon présage pour la suite de l'aventure, réconfortant chacun et permettant d'effectuer les derniers réglages avant d'entrer dans la très haute montagne. Namaste.

Acclimatation à Namche Bazar au Népal

26 avril : Namche Bazar

Première véritable journée d'acclimatation avec un dénivelé positif de 1 000 mètres jusqu'à Namche Bazar. Carrefour du commerce entre le Népal et le Tibet, nous avons croisé de longues files de mulets et de yacks chargés de lait, de pommes de terre ou de beurre. Nous avons franchi quelques ponts suspendus, l'un à plus de 120 mètres de haut, qui se tortillait sous l'effet du vent au-dessus de la « rivière de lait ».

L'ambiance était très bonne au sein de l'équipe, nous progressions selon le plan. Dès le lendemain, nous devions commencer une nouvelle phase d'acclimatation au-dessus de 4 000 mètres, toujours avec la même rigueur. Les choses sérieuses commençaient dans ce pays sherpa. Namaste.

Étape à Namche Bazar au Népal

25 avril : atterrissage à Lukla

Après 30 minutes de vol depuis Katmandou, l'atterrissage à Lukla s'est bien déroulé. L'équipe était au complet : Fred, Pierre et moi-même avons retrouvé nos deux guides de haute montagne, Hasta Gurung (chef d'expédition) et Som Chhiring Tamang, ainsi que deux porteurs, Dilip et Mikel. Après une rapide traversée de Lukla (l'occasion pour moi de retrouver des enfants précédemment rencontrés ainsi que des Népalais avec lesquels j'ai gardé contact) et une traditionnelle « photo de famille », nous sommes partis pour rallier Pakding, notre première étape, qui a marqué le commencement de notre acclimatation.

Atterrissage à Lukla au Népal

En savoir plus sur l'ascension de l'Island Peak :

  • Notre ascension de l'Island Peak à 6 189 m et hauts cols de l'Everest. Une ascension nécessitant une bonne forme physique et des notions d'alpinisme.
  • Le duo de 6 000 m, du Mera Peak à l'Island Peak. Un programme un peu plus engagé, avec deux ascensions à plus de 6 000 mètres.
  • Toutes nos ascensions à plus de 6 000 mètres : Thorong Peak (6 150 m) et Mera Peak (6 461 m) au Népal, Cotopaxi (5 897 m) et Chimborazo (6 268 m) en Équateur, Guallatiri (6 060 m) au Chili, Llullaillaco (6 739 m) en Argentine...
Ascension de l’Island peak à 6 189 m dans la région de l’Everest au Népal

Everest

 - 23 jours

Ascension de l'Island Peak à 6189 mètres et hauts cols de l'Everest

L’ascension de l’Island Peak (6189 m) près des plus hauts sommets du monde avec une acclimatation parfaite grâce à 3 cols et 3 belvédères à plus de 5000 m dont le Kala Pattar à 5630 m et le camp de base de l’Everest.
Prochain départ assuré le 31/10/2026
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