Depuis une dizaine d'années, Marie-Jean revient dans la région de Djanet, au cœur du peuple touareg dont elle est passionnée, à travers Tamera et ses treks et voyages d'aventure au Sahara. Au fil de ses saisons sahariennes, elle a trouvé au sein des familles touarègues nomades et sédentaires, une place d'amie, de sœur et de fille. Elle publie aujourd'hui un magnifique ouvrage à découvrir absolument : « Saisons Sahariennes ».

Marie-Jean Cusin : passionnée de l'Autre
Un an après la guerre des Six Jours, Marie-Jean Cusin s'envole très jeune vers Jérusalem : alors soignante dans un dispensaire, les familles palestiniennes de Silwan sont ses premiers contacts avec la dure réalité d'une guerre cruelle. Puis, elle concilie son métier et sa vie de famille (avec qui elle voyagera), poussée par « la curiosité et le goût de l'ailleurs ». En Haïti, responsable d'un programme de santé communautaire, l'approche de ce peuple meurtri lui donne quelques clés de compréhension d'un monde à la dérive. Depuis une dizaine d'années, plusieurs semaines par an, elle vit dans le désert saharien de la région de Djanet, en Algérie, au cœur du peuple touareg et se passionne pour sa culture et sa langue.

« Saisons Sahariennes » : immersion touarègue
Au fil de ses saisons sahariennes, Marie-Jean a trouvé au sein des familles touarègues nomades et sédentaires, une place d'amie, de sœur et de fille. Elle ouvre la porte de la maison de Bella, où l'on découvre le quotidien d'une famille, ses codes ancestraux, ses joies, ses difficultés et ses peines. On accompagne Bella jusqu'au jardin, on sème à ses côtés le mil, le blé, on récolte les petits pois et les lentilles. On est invité à un mariage, à la fête d'une naissance et à la sortie de deuil de Fatima. L'arrivée au campement d'Akhmed est vécue comme une joie, l'occasion pour sa famille de rompre avec la solitude. Le quotidien, fait de gestes simples et essentiels, sans cesse recommencés, ne manque pas de toucher. Puis on suit les pas de Marie-Jean sur les pistes à la découverte des paysages et des peintures rupestres laissées par les peuples de la préhistoire, il y a plusieurs milliers d'années. Autour du feu, dès le soir tombé, temps propice aux confidences, les hommes parlent de leur vie passée, de leurs espoirs et de leurs inquiétudes. La langue, la Tamahaq, accompagne le récit au fil des lignes, comme une musique, celle d'un peuple, celle de son identité.
Voyages avec Marie-Jean Cusin
Tamera est l'une des rares agences à avoir continué à partir dans le grand Sud algérien ces dernières années. À cette occasion, des dates de départ sont régulièrement programmées avec Marie-Jean pour permettre une immersion exceptionnelle dont elle est la guide.


