02 novembre 2018 - Éthiopie, Peuples et fêtes, Trekking, Afrique

L’Éthiopie est un immense pays qui abrite des reliefs et des paysages très contrastés, des peuples aux langues, aux croyances et aux traditions multiples. Des obélisques, des églises et des châteaux témoignent d’une histoire unique en Afrique ; des cases de chaume et des huttes nomades manifestent la fidélité des ethnies du sud à leurs coutumes ancestrales.

Ainsi, l’Éthiopie n’est pas un pays, mais le précipité médusant de mondes anciens et en devenir, l’œuvre subtile d’un démiurge harmonisant les contraires avec nuances et puissance. De l’Abyssinie chrétienne aux savanes ocres des peuples animistes, des volcans du Danakil au superbe massif du Simien, de Harar à Lalibela, l’Éthiopie offre une infinité de voyages à ceux qui aiment les grandes aventures.

Les voyages et treks en Éthiopie permettent d’approcher cette diversité rare : itinéraires de découverte, immersions culturelles, fêtes religieuses, trekking sur les hauts plateaux, exploration du Danakil ou rencontres avec les peuples traditionnels du sud.
 

Découvrir l’Éthiopie du nord au sud

Par-delà la diversité des régions et des peuples, l’Éthiopie présente l’harmonie spirituelle d’une terre des origines.

« Est-ce grâce à sa dimension originelle que l’Éthiopie a toujours accordé tant d’importance aux pèlerinages ? Dans la démarche chrétienne comme chez les musulmans, le pèlerinage entretient la mémoire de l’origine, ce lieu sans forme d’où souffle l’esprit, où règne la ferveur des commencements. Les deux traditions partagent l’idée que, pour se projeter dans cette dimension spirituelle, le lieu où vécut un saint homme est un précieux tremplin.

Les pèlerins de toute croyance disent se recharger à l’énergie de ces êtres d’exception… Lalibela, Sheikh Hussein, ces hauts lieux portaient, l’un comme l’autre, un nom qui s’éclipsa devant celui des deux saints. Tandis que la montagne creusée de Lalibela invite à l’intériorisation, l’environnement désertique de Sheikh Hussein suggère le dépouillement. Par sa situation marginale, son relief, son climat, l’éclat de sa lumière et bien d’autres sortilèges de la nature, la terre éthiopienne a le pouvoir de dessiller le regard.

Ceux qui l’arpentent le cœur ouvert découvrent, derrière son austérité chaotique, une harmonie subtile qui, depuis des siècles, rend les hommes ivres de Dieu. »

La ferveur et la foi de l’Éthiopie se lisent dans ces hauts lieux : Lalibela, Sheikh Hussein, les sanctuaires du nord, les routes de pèlerinage, mais aussi dans les visages, les gestes et les paysages qui donnent au pays cette profondeur si singulière.
 

 

 

Le sud, royaume de l’animisme et de la fête des corps

Les ethnies du sud croient en l’existence d’un principe immatériel, d’une « âme » résidant dans tous les êtres et toutes les choses. Même si une divinité suprême existe, des dieux secondaires l’assistent, des génies « invisibles » qui hantent la nature et interviennent dans la vie de l’homme.

Leur nature est donc habitée, frémissante de forces avec lesquelles il faut s’entendre par des rituels et des attentions. Et les corps, œuvre de cette puissance, sont magnifiés par ces peuples qui les embellissent de parures étonnantes, de peintures incroyables.

Traditions et créativité s’emmêlent sur les chairs brunes et noires : lourds colliers de fer et bracelets de laiton des femmes hamers, perles des dassanetchs, plumes des très savantes coiffures des karos, peintures répétitives et uniques des surmas.

Dans ces régions du sud, l’Éthiopie se découvre à travers les peuples, les fêtes, les marchés, les villages, les rituels et les rencontres. C’est une autre géographie du pays, plus charnelle, plus animiste, profondément liée aux corps et aux paysages.
 


Trekking et terres contrastées, du Danakil aux massifs montagneux

Horizons de lave et de sel, bouche de feu et couleurs surréalistes : le Danakil, terre en travail, envoûte. À moins 120 mètres, la chaleur fait ondoyer les paysages traversés par les caravanes chamelières.

Mais non loin, le massif du Simien culmine, avec le Ras Dashen à 4 550 mètres, quatrième sommet d’Afrique. Rien n’a changé dans ces rudes et majestueuses montagnes : une sérénité fière et sans complaisance fait vibrer l’air, et les hommes enveloppés de leur chamma blanc ou d’une couverture à carreaux restent les veilleurs de ces espaces vertigineusement beaux et des mémoires qu’ils portent.

Bien plus au sud, dans l’est du pays, les méconnues montagnes du Balé sont aussi un joyau, un abri pour une biodiversité florale et faunique unique en Afrique. Les paysages y sont multiples : prairies marécageuses et forêts autour de Dinsho, steppes sur le plateau du Sanetti et bambous autour de Harenna.

Des espèces isolées par les reliefs diversifiés ont fait de ce domaine de forêt tropicale, de ses splendides lacs, de son plateau afroalpin, de ses pics impressionnants, de ses sols de lave et de ses escarpements leur refuge : le loup d’Abyssinie, le nyala de montagne, le guib de Ménélik, le rat-taupe géant… Des centaines d’oiseaux endémiques animent aussi ces montagnes de leurs vols et de leurs chants.
 


Lalibela et Harar, villes mythiques

XIIIe siècle : au royaume du Prêtre Jean règne le tourment car, exposés à l’expansion de l’islam, les descendants de Salomon et de la reine de Saba ne peuvent plus se rendre en Terre sainte sans risquer leur vie. Un roi songe, et une nouvelle Jérusalem prend forme : Lalibela. Onze églises sont extraites de la pierre des hauts plateaux abyssins, un Jourdain est creusé. La légende dit que c’est grâce à l’aide inlassable des anges que ce travail colossal s’est réalisé.

Dans le sud-est, dominant une grande plaine désertique de l’escarpement oriental du Rift, Harar s’est érigée vers le XIIe siècle. Elle devient, en se fortifiant au XVIe siècle, un centre rayonnant de l’islam et un carrefour commercial prospère. Rebelle à la gouvernance chrétienne des empereurs éthiopiens, elle fut longtemps interdite aux non-musulmans, et Richard Burton la visita déguisé.

Ocre et lumineuse, fière, la cité aux allures moyenâgeuses est un labyrinthe de venelles étroites, divisé en quartiers d’artisans, ponctué de places où se déploient les divers marchés. Dans les couleurs chatoyantes de leurs voiles, les femmes amharas, oromos et somaliennes se faufilent dans les ruelles. Silhouettes du vent sur les murs blancs. Rimbaud, Monfreid, négociants et trafiquants vécurent dans cette ville.
 

 

Partir en Éthiopie avec Tamera

Basée dans le vieux Lyon, l’agence Tamera propose une sélection rare et hors des sentiers battus de voyages et de treks en Éthiopie. Un trek en Éthiopie permet d’expérimenter au plus près de ses populations un pays immense, aux cultures et aux traditions religieuses extrêmement variées.

Nos experts aident à identifier les programmes qui correspondent le mieux aux envies, à l’expérience et à la condition physique de chacun : découverte culturelle, immersion auprès des peuples traditionnels, fêtes religieuses, exploration du Danakil, trekking dans le Simien ou traversée des montagnes du Balé.