L’Éthiopie est un immense pays composé d’une mosaïque de peuples et de langues étonnantes, du nord au sud et d’est en ouest. Les traditions et les pratiques religieuses ancestrales offrent aux voyageurs une palette inestimable de diversité.
Des hauts plateaux abyssins aux basses vallées de l’Omo, du Danakil à l’Erta Alé, l’Éthiopie avec Tamera se découvre à travers des itinéraires rares, des fêtes religieuses, des peuples traditionnels et des régions encore peu parcourues.
Le pèlerinage de Sheikh Hussein
Dans les régions éloignées de l’est éthiopien, dans les vallons de terre rouge et la savane, le petit village de Sheikh Hussein connaît deux fois par an une effervescence surprenante lors des pèlerinages oromos.
Ces rassemblements réunissent un peuple venu de tous les coins de l’Éthiopie. On y rencontre musulmans, chrétiens ou animistes venus honorer le saint qui introduisit autrefois l’islam dans la contrée.
Se ressourçant dans des rituels ancestraux et des prières enflammées, les pèlerins chantent et dansent, implorent des guérisons, remercient pour les dons. Hospitalité, générosité et mémoires imprègnent ces jours où se partagent des instants intenses et émouvants.
L’itinéraire peut ensuite se prolonger vers les vastes et labyrinthiques grottes de Sof Omar, avant de rejoindre les beaux recoins sauvages du massif du Balé, où l’on peut croiser de gracieux nyalas, les loups du Siémen et des guibs harnachés, avant de poursuivre vers la vallée du Rift.

L’Éthiopie, terre de diversité
Pendant longtemps, l’Éthiopie a été enfermée dans des préjugés la tenant à distance des voyageurs : quelques images de sécheresse, de misère, de brousses arides, de conflits. C’était méconnaître non seulement la richesse véritable des terres éthiopiennes, mais aussi leur immense variété.
L’étendue du pays et la composition contrastée de ses reliefs en font une destination accueillante et étonnante, tout au long de l’année. C’est aussi une destination qui ne s’épuise pas en un seul voyage.
De l’Abyssinie aux régions du sud, on pénètre dans des mondes dont l’ancienneté reste vivante : histoires, mémoires, coutumes et traditions continuent d’y être pratiquées.
Un grand fleuve : l’Omo
La géographie de l’Éthiopie est marquée par la rencontre des plaques arabique et africaine : hautes altitudes du Siémen, dépression du Danakil où l’on voit la terre en travail, vallée du Rift qui entaille le pays. Cette puissance géologique fait parfois oublier que de grands fleuves le traversent. L’Omo est l’un d’eux.
Prenant sa course dans le mont Amhara, au nord, il se fraye un passage difficile vers le sud, où il finit par se déployer, ample et majestueux, jusqu’au delta du Turkana.
Sur ses deux rives vivent des tribus animistes, dont certaines ne s’aventurent jamais à l’intérieur des terres. Elles conservent leurs mystères et un mode de vie resté à l’écart des influences extérieures.

Les rives de l’Omo
Explorer les rives de l’Omo, c’est partir à la découverte de pistes inaccessibles en véhicule, rejoindre la rive ouest du fleuve et le traverser.
Cette exploration singulière, cette randonnée exceptionnelle, immerge dans une Afrique splendide et sans apprêts, faite de rencontres rares et de pratiques rituelles encore peu connues et étudiées.
Les tribus que l’on y croise vivent à l’écart des influences étrangères générées par les routes carrossables développées par le gouvernement central à partir de la nationale qui descend au Kenya.
Dans des paysages extraordinaires, ce type de périple s’adresse aux voyageurs engagés, désireux de vivre une expérience rare, au plus près des peuples et des grands territoires du sud éthiopien.


