Hommes et femmes de terrain, passionnés d’un pays, d’une région ou d’une thématique, les accompagnateurs experts jouent un rôle essentiel dans certains voyages engagés au Népal.
Sur les sentiers himalayens, ils apportent leur connaissance des itinéraires, leur lecture du terrain, leur expérience de la haute montagne et leur capacité à transmettre l’esprit d’un lieu. Dans les régions les plus isolées, cet accompagnement donne une profondeur particulière au voyage.
Vallée de la Tsum, haute route du Mustang, boucle du Rolwaling, Lumbasumba, camp de base du Makalu ou camps de base du Kangchenjunga : ces itinéraires népalais prennent tout leur sens lorsqu’ils sont menés par des accompagnateurs experts, capables d’ouvrir des chemins, de lire les cartes et de raconter les montagnes qu’ils parcourent.

Nanouche Didi, la grande dame de l’Himalaya
Nanouche arpente les sentiers himalayens depuis longtemps. Elle connaît aussi bien les chemins que l’iconographie des temples, les monastères et les cultures de montagne.
Elle a accompagné un voyage dans la vallée de la Tsum, qu’elle connaissait déjà, apportant à cet itinéraire son regard de spécialiste de l’Himalaya.


Elle a participé à deux ouvrages :
Népal, les plus beaux treks aux Editions Glénat.
Népal, Hommage à un pays meurtri aux Editions Paulsen Guérin et retrouvez son interview au sujet de ce livre.

De retour de la vallée de la Tsum
Nichée entre le massif du Manaslu et celui du Ganesh Himal, la vallée de la Tsum s’est récemment ouverte au tourisme. Elle permet de plonger au cœur de l’une des plus belles et des plus secrètes vallées du Népal.
On y marche dans un cadre exceptionnel, entre Bouddha Himal et Himal Chuli à l’ouest, Ganesh Himal au sud et Sringi Himal au nord. Dans cet endroit préservé de la modernité, le voyage donne à comprendre l’enclavement de la vallée, ses monastères anciens et ses populations majoritairement d’origine tibétaine, au dialecte unique.

Laurent Boiveau, sur les traces du Yéti
Accompagnateur de moyenne montagne, Laurent Boiveau a quelques milliers de kilomètres à pied sous les semelles. Fin connaisseur des sentiers de l’Himalaya, et du Népal en particulier, il a traversé le pays intégralement d’ouest en est.
Défricheur d’itinéraires, attentif au moindre indice permettant de découvrir un nouveau passage, il a développé un solide instinct du terrain. Il a accompagné plusieurs treks engagés au Népal, notamment la haute route du Mustang et la boucle du Rolwaling.

Il publie en cette fin d'année un beau livre de photos intitulé Himalaya céleste aux éditions Clémentine.

Haute route du Mustang et ascension du Gaugiri
À la suite des treks de reconnaissance réalisés par Pierre Martin entre 2010 et 2015 au Mustang, et inspiré par les topos de Paulo Grobel, Laurent Boiveau a accompagné un groupe sur cet itinéraire original et ambitieux.
La haute route du Mustang et l’ascension du Gaugiri composent un voyage engagé au cœur d’une région fascinante. Pour ceux qui souhaitent découvrir ces contrées minérales d’une manière différente, cet itinéraire sort du temps, tout en laissant le temps d’apprécier les paysages, les populations et le patrimoine.

La boucle du Rolwaling
La boucle du Rolwaling mène vers les villages sherpa de Beding et Na, à la découverte de différents monastères et ermitages de la région.
En toile de fond, les vues sur le Gauri Shankar, à 7 134 mètres, et sur les massifs montagneux voisins accompagnent la progression. Après l’exploration de la région du lac Tso Rolpa, l’itinéraire longe le glacier du Yalung avant de franchir le col du Yalung La, à 5 310 mètres.
Après le passage du col, délicat par endroits, la descente rejoint la région de Jiri.

Pierre Martin, le trek hors des sentiers battus
Les topos et les cartes ont peu de secrets pour Pierre Martin. Explorateur de nouveaux itinéraires, en particulier au Népal qu’il affectionne, il a accompagné plusieurs voyages engagés dans l’Himalaya.
Il a notamment parcouru la haute route du Mustang, le haut Dolpo, ainsi qu’un itinéraire de grande ampleur du Lumbasumba au camp de base du Makalu.

Pierre a collaboré au fameux Trek magazine « Le Grand Guide du Mustang » aux cotés de Paulo Grobel, Etienne Principaud, David Ducoin, Luigi Fieni……
Pierre a également publié le livre Grande traversée Haut-Atlas Marocain aux éditions Persée.

Du Lumbasumba au camp de base du Makalu
Cet itinéraire sauvage et unique évolue dans une ambiance de haute montagne exceptionnelle, du Lumbasumba au camp de base du Makalu, qui culmine à 8 463 mètres.
Quelques villages rai, limbu, sherpa, tamang et tibétains s’égrènent le long du parcours. La progression emprunte une suite de sentiers confidentiels jusqu’au camp de base du Makalu.
Au-dessus du glacier, le voyage s’achève en apothéose par l’ascension d’un sommet à 5 800 mètres, depuis lequel l’Everest et le Lhotse se dévoilent. Une aventure hors du commun, entre Lumbasumba, vallée d’Arun et frontière tibétaine.

Marc Lubin, le montagnard discret
Guide de haute montagne UIAGM, Marc Lubin arpente depuis longtemps l’Amérique du Sud et l’Asie. Toujours attentif aux nouveaux itinéraires et aux ascensions originales, il a participé à la mise en place de voyages dans le Grand Nord chilien, le nord-ouest argentin, le Venezuela et le sud du Chili, entre région des volcans et Araucanie.
Au Népal, il a accompagné un voyage vers les camps de base du Kangchenjunga, l’un des grands massifs de l’est du pays.

Les camps de base du Kangchenjunga
Cette randonnée sauvage mène aux camps de base du Kangchenjunga, qui culmine à 8 586 mètres. L’itinéraire traverse un chapelet de villages rai, limbu, sherpa, tamang et tibétains.
La progression se déroule dans une atmosphère de haute montagne, jusqu’aux camps de base sud puis nord du Kangchenjunga. C’est une aventure ample et engagée, dans l’une des régions les plus puissantes de l’Himalaya népalais.
L’importance de l’accompagnement
Sur ces voyages engagés, l’accompagnateur n’est pas seulement un encadrant. Il apporte une lecture du terrain, une mémoire des itinéraires, une expérience de l’altitude et une compréhension des cultures traversées.
Au Népal, où les régions sont multiples et les niveaux d’engagement très différents, cette présence change la nature du voyage. Elle permet d’aller plus loin, plus juste, et de donner davantage de sens aux grandes marches himalayennes.

