L’Afrique de l’Est concentre quelques-uns des grands spectacles animaliers de la planète. Au Kenya et en Tanzanie, les migrations de gnous, zèbres et antilopes rythment les savanes. En Ouganda, les forêts abritent les derniers gorilles de montagne et des chimpanzés en habituation.
Avec nos voyages d’observation de la grande faune, nous approchons ces écosystèmes d’une richesse exceptionnelle, en lien avec les peuples, les paysages et les grands sommets d’Afrique orientale.
Dans cet environnement d’une richesse faunistique et humaine remarquable, Éric Le Boulch, biologiste, accompagnateur en montagne et grand connaisseur de l’Afrique de l’Est, apporte son regard de terrain.

L’Afrique orientale : une richesse faunistique à nulle autre pareille
Safari, Kilimandjaro, Masaïs, gorilles de montagne, lac Turkana, Ngorongoro : l’Afrique orientale évoque à elle seule une grande diversité de paysages, de peuples et de faune.
Cette région, qui couvre plus de trois fois la France, est constituée du Kenya, de la Tanzanie et de l’Ouganda. Elle rassemble des savanes, des montagnes, des déserts, l’océan Indien, des peuples emblématiques et près de deux cents ethnies gardiennes de cultures pluriséculaires : Masaïs, Rendilles, Turkanas, Bagandas, Karamojongs, Banyankoles.
On y rencontre aussi une grande faune, d’innombrables espèces d’oiseaux chamarrés et de papillons, ainsi que des collines verdoyantes dominées par les trois géants du continent africain : l’imposant Kilimandjaro, à 5 900 mètres, le sauvage mont Kenya, à 5 200 mètres, et les mystérieux monts de la Lune, les Ruwenzori, à 5 100 mètres.

Les grandes migrations au Kenya et en Tanzanie
Si nos proches cousins les chimpanzés et les gorilles de montagne sont sédentaires et faciles à trouver en forêt, il est un spectacle animalier mouvant et unique au monde que seule l’Afrique de l’Est peut offrir : la grande migration annuelle de centaines de milliers de gnous, de zèbres et d’antilopes entre Masaï Mara et Serengeti.
Selon un cycle immuable, calé sur les précipitations qui conditionnent la ressource en pâturages, plus de deux millions d’herbivores effectuent une boucle de 1 000 kilomètres entre Kenya et Tanzanie.
Ce spectacle époustouflant varie chaque année à quelques semaines près, selon les saisons des pluies. Au cours de leur périple, ces troupeaux rassemblant 1,5 million de gnous, 500 000 zèbres et 400 000 antilopes stationnent quelques semaines dans certaines zones, pour le plus grand bonheur des lions, léopards, guépards, hyènes, vautours et autres chacals, qui interceptent ce formidable convoi de viande, ainsi que des amateurs de faune sauvage et de photographie.

Au Kenya, la grande migration à Masaï Mara
Véritables clowns des savanes quand ils caracolent d’une démarche balancée, leur garrot surélevé sur leurs antérieurs, les gnous tondent méthodiquement les pousses courtes des graminées avec leur gros museau, après la première coupe des zèbres.
À leurs côtés, les diverses antilopes et les zèbres broutent d’autres plantes, ce qui permet à la savane de supporter ces énormes concentrations d’herbivores selon une séquence de broutage zèbres, puis gnous, puis gazelles, intervenant comme un rasoir à trois lames.
Entre juillet et octobre, quand le soleil est au zénith, hormis les gazelles capables de thermorégulation, toute la communauté animale s’économise. C’est plutôt en fin d’après-midi que les lions, les hyènes et les léopards s’activent pour prélever leur dîme sur la migration. Viendront ensuite les chacals, les vautours puis les fourmis, qui ne laisseront sur la prairie qu’un squelette blanchi par le soleil.

En Tanzanie, les naissances dans le Serengeti
De janvier à mars, au terme d’une gestation de 8,5 mois pour les gnous et de 12 mois pour les zèbres, intervient chaque jour la mise bas de dizaines de milliers de jeunes gnous, zèbres et gazelles sur l’une des plus grandes savanes protégées du continent, l’écosystème Serengeti, qui s’étend sur 25 000 km².
Tous ces nouveau-nés sont capables de se lever et de téter en quelques minutes, tissant ainsi un lien avec leur mère pour la suivre en trottant et en galopant en cas d’attaque ou de mouvement subit du troupeau. Âgé de huit jours, un jeune gnou peut déjà parcourir plus de 40 kilomètres par jour à une allure de 50 km/h.
Ce spectacle se tient au pied du complexe de onze volcans de la zone protégée du Ngorongoro, au cœur du pays masaï. Cette région se découvre aussi à pied, lors d’un trek avec des âniers masaïs jusqu’au lac Natron, où nidifient des centaines de milliers de flamants roses.
Le tout est dominé par l’Ol Doinyo Lengaï, volcan sacré des Masaïs, rareté géologique très prisée des vulcanologues.

En Ouganda, gorilles de montagne et chimpanzés
C’est en Ouganda, véritable Suisse équatoriale aux peuples chaleureux, que les forêts primaires de Bwindi et Kibale offrent un complément unique aux safaris de grande faune organisés en Afrique de l’Est.
Outre les espèces reines classiques des savanes, observées lors de safaris en bateau et à pied sous la conduite de rangers, l’Ouganda héberge quinze espèces de primates.
On y passe une journée entière en forêt sèche, en toute intimité avec des chimpanzés facétieux. On peut aussi approcher les imposants gorilles de montagne, pouvant mesurer 1,80 mètre et peser jusqu’à 250 kilos, qui tolèrent la présence humaine le temps d’une visite.
Les safaris bénéficient aussi des connaissances ornithologiques d’un guide biologiste d’origine banyankole, dans un pays où 1 060 espèces d’oiseaux sont recensées.

Éric Le Boulch, passionné d’Afrique depuis plus de 25 ans
Éric Le Boulch est accompagnateur en montagne, biologiste, spécialiste des peuples et des ethnies d’Afrique de l’Est, et grand connaisseur de sa faune.
Depuis plus de 25 ans, il explore « son » Afrique de l’Est avec des jumelles en bandoulière et des guides d’identification des mammifères et oiseaux en poche.
Il nous dit :
« Aujourd’hui, j’ai la chance de partager des moments d’exception avec nos petits groupes de voyageurs, que ce soit en parvenant au sommet du Kilimandjaro à l’aube et, quand tous les groupes sont déjà repartis, que nous explorons son cratère sommital à près de 6 000 mètres ; quand nous assistons à des scènes rares et émouvantes en safari, notamment à pied et en bateau : quand nous découvrons une famille de gorilles après trois heures de marche dans la forêt primaire ou encore lors des grandes migrations d’herbivores de centaines de milliers d’individus dans les parcs tanzaniens et kenyans… Enfin, quand nous participons à des fêtes traditionnelles avec nos amis Masaïs en Tanzanie, Rendilles ou Turkanas au Kenya… »

© Eric Le Boulch (à droite) avec son ami Arge
Une Afrique de terrain
L’Afrique de l’Est se découvre dans cette diversité : les migrations du Kenya et de la Tanzanie, les gorilles et chimpanzés d’Ouganda, les hauts plateaux, les savanes, les volcans, les peuples pasteurs et les grands sommets.
Avec un accompagnateur comme Éric Le Boulch, le voyage prend une dimension plus précise : lecture des comportements animaux, compréhension des milieux, approche des peuples et attention portée aux détails du terrain.

