20 décembre 2018 - Kenya, Tanzanie, Faune

La plus grande concentration d’herbivores de la planète

L’écosystème Serengeti-Ngorongoro-Mara, grand comme la Bretagne avec ses 25 000 km², accueille de novembre à juin la plus grande concentration d’herbivores de la planète, selon un cycle calé sur les pluies et la pousse de riches pâtures qui nourriront leurs jeunes.

Ce spectacle naturel rejoint pleinement nos voyages d’observation de la grande faune, consacrés aux grands mouvements animaliers, aux safaris et aux rencontres avec les espèces emblématiques de la planète.

Janvier et février voient naître ici chaque année des centaines de milliers de gnous et de zèbres au cœur d’un troupeau géant et bruyant : 1,3 million de gnous, pouvant atteindre 250 kg pour 1,50 mètre à l’épaule, 500 000 gazelles, jusqu’à 25 kg, et 300 000 zèbres, pouvant atteindre 370 kg pour 1,40 mètre à l’épaule.

Le déterminisme de cette migration complexe et erratique de deux millions d’herbivores entre Kenya et Tanzanie n’est pas certain. Il semble lié notamment à la recherche d’eau et d’herbacées. Quoi qu’il en soit, après avoir épuisé les savanes de Mara, au Kenya, ces troupeaux géants stationnent chaque année dès janvier au sud de Serengeti pour y mettre bas.

 

Le voyage des gnous

Au cours de ses vingt années de vie, un gnou aura parcouru au galop quelque 30 000 kilomètres au sein de cohortes s’étirant sur 10 à 40 kilomètres de long.

Chaque jeune peut marcher après cinq minutes de vie, sait courir pour échapper aux prédateurs vingt minutes après sa naissance et entame sa première migration de 800 kilomètres plein nord vers le Kenya à l’âge de trois ou quatre mois.

Il s’émancipe un an plus tard, car sa mère aura à nouveau été fécondée en début de migration, en avril, pour une gestation de huit mois et demi.

Vers 1900, une peste bovine décima à 90 % les troupeaux, affaiblissant aussi les redoutables Masaïs de la région, tributaires de leurs bovins. La population de gnous mit soixante années à se reconstituer, pour se stabiliser vers 1,5 million d’individus. Son facteur limitant est sans doute la ressource en pâture, et non le tribut payé aux quelque 3 500 lions et 7 000 hyènes résidant ici.

 

La grande migration

À Serengeti, réputé pour ses paysages de savanes à l’infini ponctuées d’inselbergs, on observe aussi des fauves tachetés : léopard, guépard, serval, des otocyons, des lycaons et divers chacals, ainsi que de nombreux oiseaux chamarrés.

Dans cet ensemble naturel, ont également été recensés 65 000 buffles, 12 000 girafes et 6 000 éléphants.

La grande migration constitue ainsi l’un des plus impressionnants spectacles animaliers d’Afrique de l’Est. Elle se déroule entre montagnes, volcans, plaines, lacs et rivières, dans un véritable paradis pour les animaux sauvages. Elle peut aussi se combiner avec d’autres grands sites de Tanzanie, du Kilimandjaro au volcan sacré Ol Doinyo Lengaï, dont le sommet, à 2 962 mètres, révèle un panorama sur le Kilimandjaro, les volcans environnants et le lac Natron.

 

Les safaris accompagnés par Éric Le Boulch

Spécialiste des peuples et des ethnies d’Afrique de l’Est, Éric Le Boulch est également un grand connaisseur de sa faune. Son regard permet d’approcher la grande migration annuelle des gnous, des zèbres et des antilopes venus mettre bas à Serengeti.

Ce grand mouvement animalier fait aussi le bonheur des lions, léopards, hyènes, vautours et autres chacals. Entre montagnes, volcans, plaines, lacs et rivières, Serengeti demeure l’un des grands théâtres naturels de la faune sauvage africaine.