Les Rencontres Tamera ont le rythme dans la peau !
Nous retrouvons le groupe que nous avons tous tant aimé, « Nabil Baly », originaire des portes du désert algérien que l'on découvre en trek, pour un concert « très » privé !
On ne se lasse jamais de les écouter, en voici un extrait :
Leur histoire
Le groupe Nabil Baly s'articule autour de Nabil Othmani. Comme tous les Touaregs, Nabil est nourri de sa culture, de son patrimoine, de son environnement. Il est, de plus, le digne héritier d'une famille de musiciens reconnus, dont Baly, son père, poète et joueur de oud réputé.
Nabil a appris le oud en écoutant son père, qui lui a aussi offert sa première guitare. Il avait treize ans. Le talent a fait le reste… Tour à tour joueur de oud ou de guitare, Nabil compose, crée, commence à écrire sa propre histoire musicale.
Il fonde ainsi son propre groupe avec deux amis guitaristes et percussionnistes de Djanet, aux portes du désert algérien.
Ensemble, ils s'inscrivent dans la mouvance des groupes touaregs contemporains tout en ayant un univers très particulier. Leur musique témoigne d'une part de leur culture, de leur identité touarègue dont ils sont fortement imprégnés, et d'autre part de leur appartenance au Maghreb. Ce qu'ils jouent reflète ce qu'ils sont : issus d'un peuple, d'une tradition, vivant sur un territoire arabe mais de culture touarègue, situé à la croisée du Maghreb et de l'Afrique noire. À notre époque, où la musique se diffuse, se mêle, s'enrichit et se nourrit des partages, leur répertoire voyage entre pur « tinde » traditionnel, chanson arabo-andalouse, chaabi algérien ou blues du désert.
Ils n'oublient pas pour autant le répertoire oud hérité de Baly, qu'ils perpétuent lors de concerts en formation trio.
Dans l'un comme dans l'autre de ces répertoires, le chant occupe une place importante ; toujours en tamasheq (la langue des Touaregs, quel que soit le pays où ils vivent) et se référant aux valeurs ancestrales de leur culture, il révèle la tradition orale sur laquelle s'appuie Nabil pour ses compositions.

Écoutée par toutes les générations chez les Touaregs, cette musique, qu'elle emprunte au répertoire guitare ou à celui du oud, témoigne de leur identité de manière profonde.

Une tournée internationale
En 2013, ils ont fêté le nouvel an berbère à Tizi Ouzou, joué à Lyon, Marseille, Arles, Fribourg, Paris et Alger, participé aux festivals « Quand les souris dansent » à Lyon, « Sirocco » à Perpignan, « On dirait le Sud » à Grenoble et au « festival des Nomades » au Maroc, joué au concert pour la paix à Niamey au Niger, et fait partie de « La Cuvée Grenobloise ».
Ils ont ensuite mené une tournée dans le Sud-Ouest de la France, joué « Aux Suds » d'Arles, puis pour la première fois en Grande-Bretagne, à Londres.
Et bien sûr, ils se sont produits lors des Rencontres Tamera, à l'auberge « La Bicheronne », pour les 20 ans de l'agence !

En ces temps troublés dans la zone saharienne, et parce que les amalgames sont vite faits, ils ont plus que jamais à cœur de faire connaître leur culture, dans un message de paix et de partage.

