07 mars 2013 - Papouasie, Vanuatu, Indonésie, Peuples et fêtes, Asie du sud-est et Pacifique

Entre Asie et Océanie, nous avons choisi de mettre l'accent sur trois îles, qui ont en commun d'abriter des populations fortes et aux coutumes très marquées pour y proposer des voyages d'aventure et d'immersion :

  • Siberut, en Indonésie, l'île des Hommes-Fleurs, chez qui la recherche de l'harmonie est le maître-mot et qui cherchent à plaire à leur âme, notamment avec des décorations et des fleurs.
  • Papouasie-Nouvelle-Guinée, avec ses nombreuses ethnies très différentes, entre les Highlands, la région du fleuve Sépik, et les îles de Nouvelle-Bretagne et Nouvelle-Irlande.
  • Vanuatu, l'archipel des Nouvelles-Hébrides, avec différents peuples et de somptueux volcans.

 

Siberut

L'île de Siberut protège les derniers hommes-fleurs, une ethnie méconnue qui vit en harmonie avec la nature et les esprits. Nous allons à leur rencontre dans le cadre de notre voyage Immersion chez les hommes-fleurs mentawaï de l'île de Siberut, avec plusieurs jours complets en immersion. Les autres jours sont liés au voyage en avion, mais aussi à la traversée en bateau de Sumatra vers Siberut et à la remontée de la rivière vers l'intérieur des terres. Il y a aussi du temps prévu pour faire face à des imprévus de transport.

En raison des conditions climatiques et de navigation, qui peuvent être parfois difficiles, le parcours peut être modifié au dernier moment. Un parcours « émotion », riche en rencontres uniques et inoubliables, au cœur de la jungle. On peut combiner ce voyage avec la découverte de la partie ouest de Sumatra.

Localisation
En bordure de l'océan Indien et à 150 kilomètres des côtes de Sumatra, Siberut est la plus grande île de l'archipel des Mentawai, composé d'une quarantaine d'îles, dont quatre seulement sont habitées. Elle est entourée d'une barrière de corail souvent difficile à franchir.

Environnement
La forêt équatoriale, dont les arbres peuvent atteindre 70 mètres de hauteur, la recouvre presque entièrement. Les nombreux cours d'eau, soumis aux caprices du temps, représentent les seules voies de communication. C'est dans cet univers d'eau, de boue et de vert que vivent les Mentawai, regroupés en clans dans des maisons isolées. Jusqu'au début du siècle dernier, ils ont vécu dans un isolement presque total. Par la suite, missionnaires, colonisation, centralisme gouvernemental indonésien et exploitation forestière ont commencé à menacer leur mode de vie, aujourd'hui toujours en grand péril.

Les Mentawai
Quelques groupes seulement, vivant dans la jungle, résistent encore à l'occidentalisation rapide de l'île. De tout l'archipel indonésien, ils sont parmi les derniers représentants d'une tradition néolithique vieille de 3 000 ans. Les clans mentawai seraient venus du Nord, via la Malaisie et Sumatra, il y a plus de 3 000 ans, tout comme les Dayak de Bornéo ou les Toraja de Sulawesi, sous la pression de peuples plus agressifs, les refoulant plus au sud. Contrairement à la plupart des ethnies indonésiennes, ils ne connaissent ni la culture du riz, ni le travail du fer, ni le tissage, ni la poterie. Ils pratiquent la chasse à l'arc, la pêche et la cueillette.

Uma, la maison communautaire
Le pivot de leur vie sociale, politique et religieuse n'est pas le village, mais l'uma, c'est-à-dire la maison communautaire d'un clan, composé de 5 à 10 familles. De grandes cérémonies collectives, les puliajat, auxquelles chacun doit participer, contribuent tout au long de l'année à renforcer le sens égalitaire et unitaire de la communauté, mais aussi à renforcer les liens entre l'âme et son possesseur, afin d'assurer le bien-être de chaque individu.

Plaire à son âme
Les décorations des maisons communautaires et les parures des hommes et des femmes sont donc des appâts pour « piéger les âmes » en leur montrant comment la vie est belle et qu'il n'est pas nécessaire de vagabonder loin du corps. Parmi toutes les parures corporelles, il y a d'étonnants tatouages, et bien sûr les fleurs, notamment les hibiscus, que les Mentawai se mettent dans les cheveux, d'où leur surnom d'hommes-fleurs.

Isolement choisi
Il ne faudrait pas croire que c'est l'isolement qui les a protégés des influences du monde moderne et des manipulations des missionnaires, de l'armée indonésienne, puis des touristes : ils sont parfaitement au fait des réalités de l'extérieur, particulièrement la nouvelle génération qui n'a pas manqué d'aller à l'école, mais aussi de pousser jusqu'à Muara Siberut et même à Padang, et qui n'en a ramené que des convictions supplémentaires dans son choix de rester vivre à l'écart, à leur façon ancestrale.

Ils sont donc les premiers à ne pas souhaiter trop de visiteurs, car ils ont des choses bien plus importantes à faire, même s'ils savent profiter de chaque « intrusion » à leur avantage pour apprendre à mieux connaître cet « extérieur », à mieux se préparer et s'armer pour s'en défendre. Avec eux, il convient donc de pratiquer l'échange, notamment avec les enfants. Le surnombre de visiteurs en même temps, d'appareils photo et de caméras, n'est ni souhaité ni souhaitable. Nous nous réservons la liberté de choisir dans quel clan nous vous emmènerons, en fonction de l'indispensable dosage de la répartition dans le temps et l'espace de nos « intrusions », ainsi que du respect légitime des tabous locaux, ponctuels et imprévisibles.

 


Papouasie-Nouvelle-Guinée

La Papouasie-Nouvelle-Guinée (462 840 km²) occupe la partie orientale de l'île de Nouvelle-Guinée (845 700 km²), qui est la deuxième plus grande île du monde après le Groenland. La partie occidentale de cette vaste île, appelée désormais Papua mais plus connue sous son ancien nom, Irian Jaya, appartient à l'Indonésie depuis 1963.

Parcours Tamera
Nous organisons notre voyage Du fleuve Sépik aux highlands avec fêtes à Goroka et Paiya, accompagné par une équipe francophone connaissant parfaitement le terrain et les hommes. Ce voyage commence au bout des grands plateaux des Highlands, les hautes terres de Papouasie, chez les fameux Huli, les « Hommes-Perruques », célèbres pour leurs fantastiques parures, posées sur des perruques faites de leurs propres cheveux lors de rites initiatiques compliqués.

Puis nous rejoignons par la route la région de Hagen, avec rencontre en chemin, tout près du lac Kutubu, de l'ethnie Foe, une ethnie méconnue à l'habitat et aux parures remarquables. L'aventure continue à travers les plateaux des Highlands, avec notamment la rencontre des Kuman, qui peuplent les montagnes de la province de Simbu.

Nous terminons ce voyage par une expédition sur le Moyen-Sépik, le mythique fleuve de la Nouvelle-Guinée, où l'on partage la vie des « Hommes-Crocodiles » et découvrons les fameuses Haus Tambaran, les maisons des esprits traditionnelles, véritables cathédrales des Arts premiers, édifiées par ces « Hommes-Crocodiles » du Sépik.

Certaines dates de départ incorporent des fêtes, notamment celles de Hagen et de Goroka, avec un descriptif adapté pour chacun de ces départs.

Extensions
Pour ceux qui voudraient faire davantage de randonnée, nous proposons aussi une extension vers la région de Simbai, à combiner éventuellement avec l'ascension du mont Wilhelm (4 509 m). Une extension de plusieurs jours vers la région de Bosavi, que l'on atteint en avions charterisés, est aussi possible : après avoir découvert une bonne partie de la culture des montagnes centrales, nous nous envolons pour ce sanctuaire de nature. Au milieu d'une forêt dense et primaire, vivent les Kaluli, une petite ethnie de 6 000 membres qui perpétue un mode de vie de chasseurs-cueilleurs et qui possède des parures et des danses à couper le souffle. On peut cumuler les deux extensions.

En extension, il est aussi possible de partir à la découverte des paysages magiques de l'archipel Bismarck, au cœur de l'océan Pacifique et de la culture des masques propre à ces îles. En Nouvelle-Bretagne, on découvre le volcan de Rabaul, et en Nouvelle-Irlande on rencontre les sculpteurs de Malagan (masques funéraires) dans leurs villages, où l'on peut aussi assister à des danses.

Géographie
La Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) est essentiellement montagneuse et couverte de forêts tropicales humides. Le point culminant est le mont Wilhelm (4 509 m). La PNG, c'est aussi tout un ensemble d'îles (environ 600 au total), couvrant un vaste espace maritime. Parmi elles, les plus importantes sont la Nouvelle-Irlande, la Nouvelle-Bretagne et Bougainville. La Nouvelle-Irlande est étroite et montagneuse, avec 350 km de long pour seulement 10 de large.

Population
La population papoue est composée très majoritairement de Mélanésiens, avec environ un millier d'ethnies différentes, parlant plusieurs centaines de langues vernaculaires, qui se sont développées du fait de l'isolement des clans papous les uns par rapport aux autres. Un « pidgin », idiome construit à partir d'un anglais simple appelé tok pisin, permet aux tribus de communiquer entre elles ; près de la moitié des Papous l'utilisent couramment. Port Moresby est la capitale ; les autres villes, comme Lae, Madang, Wewak, Goroka, Mount Hagen ou Rabaul, sont bien plus petites. Les principales religions sont le protestantisme et le catholicisme, avec des pratiques animistes encore vivaces dans certaines régions.

Climat
Le climat est chaud et humide. La température annuelle moyenne est d'environ 28 °C dans les basses terres. Sur les côtes, les températures varient de 25 à 30 °C toute l'année. Dans les « Highlands » et les montagnes, elles peuvent descendre jusqu'à 20 °C la journée, mais il peut faire frais, voire froid la nuit.

Faune et flore
On a recensé en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) les deux tiers des espèces d'orchidées du monde. Il y a plus de 700 groupes d'oiseaux, dont les célèbres oiseaux de paradis : parmi les 43 espèces connues, 38 sont présentes en PNG. On y trouve aussi des milliers de types de plantes, plusieurs centaines d'espèces de mammifères, de grenouilles, de papillons et de reptiles.

Repères historiques

  • Il y a 25 000 ans, l'île de Nouvelle-Guinée fut peuplée par les Papous, puis les Mélanésiens.
  • Entre 1511 et 1606 : découverte de différentes côtes et péninsules de l'île par les navigateurs portugais. En 1526, De Meneses, premier navigateur à aborder l'île, parle d'« Ilhas dos Papuas », du malais « papuwah » qui veut dire « à chevelure crépue ».
  • 1546 : les Espagnols revendiquent l'île, qu'ils appellent « Novo Guinea » (Nouvelle-Guinée), car ils croyaient les habitants être les mêmes que ceux d'Afrique de l'Ouest.
  • 1660 : début de l'occupation hollandaise, mais revendication britannique au XVIIIe siècle.
  • 1828 : la Compagnie hollandaise des Indes orientales prend possession de la moitié occidentale de l'île de Nouvelle-Guinée, aujourd'hui en Indonésie.
  • 1883 : annexion du sud-est de l'île par le gouvernement du Queensland (Australie) pour le compte de la Grande-Bretagne.
  • Entre 1894 et 1914 : colonie allemande sur le nord-est de la Nouvelle-Guinée et l'archipel Bismarck, colonie britannique sur la Papouasie et les îles Salomon.
  • 1914 : occupation australienne de la partie allemande.
  • 1942 à 1945 : les Japonais occupent une partie de l'île.
  • 1946 : mandat australien sur l'ensemble du territoire, la partie occidentale restant dans le giron des Pays-Bas.
  • 1975 : indépendance accordée par les Australiens le 16 septembre.
  • 1988-1997 : révolte sécessionniste sur l'île de Bougainville, peuplée majoritairement de Mélanésiens, résolue en 1997 après avoir fait des dizaines de milliers de victimes.

Nourriture
Hormis les délicieux poissons et crustacés que l'on peut trouver sur la côte, le régime alimentaire est surtout composé de kaukau (patates douces), de taro, de saksak (farine de sagoutier) et de bananes. On mange peu de viande, et surtout du porc et du poulet. Sur les marchés, on trouve de nombreux fruits exotiques ; en ville, des plats à base de noix de coco et de sauces épicées.

 

 


Vanuatu

Le Vanuatu est un État indépendant d'Océanie depuis 1980, connu auparavant sous le nom de Nouvelles-Hébrides, ensemble d'îles situées au cœur de la Mélanésie, entre les îles Salomon et les Fidji, non loin de la Nouvelle-Calédonie.

Parcours Tamera
Nous proposons une immersion totale dans cette terre hors du temps, à la rencontre de ses hommes et à la découverte de ses volcans, à travers différentes îles de l'archipel.

Points forts de ce voyage

  • Vie dans les villages, une véritable occasion de partage.
  • Danses coutumières.
  • Dessins sur sable (protégés par l'UNESCO), art premier et monnaie coutumière.
  • Découverte de coutumes variées encore très vivantes.
  • Rencontre avec des chefs coutumiers et sorciers.
  • Observation des lacs de lave des volcans Benbow et Marum, sur l'île d'Ambrym.

Géographie
Situé dans l'océan Pacifique, à 540 kilomètres au nord-est de la Nouvelle-Calédonie, l'archipel du Vanuatu est une jeune chaîne volcanique constituée de 81 îles, plus deux qu'il revendique — l'île Matthew et l'île Hunter — occupées actuellement par la France dans le territoire de la Nouvelle-Calédonie. L'archipel couvre environ 12 281 km² et s'étend selon un axe nord-nord-ouest/sud-sud-est. Les trois plus grandes îles de l'archipel sont Espiritu Santo, Malekula et Éfaté.

Peuple vanuatais
La population du Vanuatu est en grande majorité composée de populations autochtones, mélanésiennes et polynésiennes arrivées de longue date. Le reste de la population est composé d'autres insulaires du Pacifique, d'Européens et d'Asiatiques. Les premiers habitants mélanésiens de ces îles s'y installèrent il y a 3 000 ans, alors que des populations polynésiennes se joignirent à eux entre le XIe et le XVe siècle. Accueillant et paisible, entre mystère et tradition, le peuple vanuatais a su préserver ses valeurs en les intégrant aux évolutions sociales de l'archipel. Plus d'une centaine de langues vernaculaires sont encore bien vivantes, ainsi que différentes coutumes avec leurs cérémonies et rituels.

Langues
Le Vanuatu est le pays possédant la plus forte densité linguistique au monde, avec plus d'une centaine de langues vernaculaires distinctes, appartenant au groupe des langues océaniennes, dont trois polynésiennes. S'y ajoutent plusieurs langues parlées par des populations arrivées au cours du XXe siècle : le fidjien, le tahitien, le tonguien, le gilbertin, le vietnamien, le wallisien et certaines langues de Chine, en particulier le hakka.

Les volcans
Le volcan Yasur (365 m) est l'un des volcans les plus accessibles et les plus spectaculaires de la planète. Les premiers témoignages écrits relatant ses éruptions datent de 1774, lors du passage de James Cook au Vanuatu. Son activité, principalement strombolienne, se caractérise par des explosions rythmiques qui éjectent des lambeaux de lave et des bombes volcaniques incandescentes.

Le volcan d'Ambrym (1 270 m) est exceptionnel par la beauté de sa caldeira de 12 km de diamètre, mais aussi par ses deux énormes cratères. Le Benbow et le Marum ont la particularité d'avoir un ou plusieurs lacs de lave et un dégazage de SO2 considéré comme l'un des plus importants au monde. Un volcan envoûtant et hors norme, aussi capable de produire des coulées de lave et des explosions très puissantes.

Coutume traditionnelle
Le Vanuatu est une république parlementaire, et le système judiciaire, indépendant, est basé sur les droits britannique et français. La politique locale reste marquée par un mode de vie traditionnel très présent, et les rivalités tribales, notamment autour des questions de propriété foncière, se règlent souvent par un travail social de fond mené par les anciens plutôt que par les tribunaux de style occidental.

Religions
Le christianisme est la religion dominante au Vanuatu, éclatée en de nombreuses églises différentes. L'Église presbytérienne, à laquelle adhère une part importante de la population, est la plus importante d'entre elles. Le baha'isme est implanté dans l'archipel depuis 1953. De nombreux groupes religieux protestants s'y sont aussi établis.

Repères historiques

  • 4 000 ans avant notre ère : premier peuplement certain de l'archipel du Vanuatu par les populations austronésiennes.
  • XIXe siècle : l'archipel est alors une zone hors-droit pour les Européens, bien que certaines îles reçoivent depuis près d'un demi-siècle de fréquentes visites : baleiniers, santaliers, pêcheurs d'holothuries, traders et recruteurs. Les missions sont les seules institutions à assurer une présence européenne continue.
  • 1881 : la Melanesian Mission et les missions presbytériennes se répartissent l'archipel pour mieux concentrer leurs efforts d'évangélisation face aux pères maristes, catholiques.
  • 1891 : création d'une commission navale mixte par la France et l'Angleterre pour mettre fin au désordre qui règne du fait de l'intensification du blackbirding, le recrutement de main-d'œuvre néo-hébridaise pour les colonies de peuplement blanc du Pacifique.
  • 1906-1907 : convention de Londres qui fait des Nouvelles-Hébrides un « territoire d'influence commune », placé sous un régime de condominium, sous l'autorité conjointe de la France et de l'Angleterre.
  • 1980 : le 30 juillet, déclaration d'indépendance de la République du Vanuatu.