15 mai 2013 - Tibet, Népal, Trekking, Peuples et fêtes, Himalaya et Inde

Formalités pour un voyage au Tibet

Le Tibet reste accessible aux voyageurs, mais un passeport valide six mois après le retour et un visa chinois sont nécessaires. Le recours à une agence agréée par le gouvernement chinois est obligatoire pour obtenir le permis d'entrée au Tibet central auprès du Bureau touristique du Tibet, que ce soit pour un voyage individuel ou en groupe, Tamera s'occupe de l'ensemble de ces formalités. Ces règles concernent uniquement la région autonome du Tibet (le Tibet central) : l'accès au Tibet oriental, qui regroupe le Kham et l'Amdo, culturellement lié mais administrativement distinct, ne nécessite aucun permis spécifique.


 

Parcours Tamera les plus emblématiques

Au fil des années, Tamera a acquis une solide expérience dans l'organisation de voyages au Tibet. Voici un panorama de nos parcours emblématiques, actuels et passés.

Tibet central : trekking de Ganden à Samye

Nous proposions ce trekking qui, tout en découvrant les principaux monastères et sites du Tibet central, partait du monastère de Ganden pour rejoindre celui de Samye, l'un des tout premiers monastères tibétains. Après la découverte de la région des monastères de Drikung Til et Terdrom, une randonnée de 4 jours reliait Ganden et Samye, avec le franchissement de deux cols, dont l'un culmine à 5 100 mètres : Ganden étant situé 800 mètres plus haut que Samye, la randonnée se faisait dans le sens le plus facile. Une journée de marche complémentaire menait aussi, dans le secteur de Samye, vers les sanctuaires perchés dans la vallée de Chimphu.

On découvrait ensuite la région de Tsethang, avec ses monastères anciens et la forteresse de Yumbu Lhakhang, le monastère de Mindroling, et bien sûr Lhassa et ses monastères périphériques, Sera et Drepung, avec une extension possible vers les rives du lac Yamdrok et les régions de Gyantse et Shigatse.


Le Changthang et le lac Dangra

Nous proposions aussi ce voyage qui commençait à Lhassa, avec la découverte des grands temples sacrés de la capitale tibétaine, puis Gyantse et Shigatse, avant de suivre la piste qui mène vers le mont Kailash. On quittait ensuite cette grande piste pour en suivre une autre, peu connue, qui, après avoir traversé la chaîne des Nyenchen Tanglha, s'enfonçait plein nord dans les Changthang, les hauts plateaux tibétains.

On partait à pied pendant 4 jours, accompagné par quelques yaks assurant le portage, pour rejoindre la mystérieuse région du lac Dangra et des « seize pics » du mont Targo, sur la khora du lac Dangra — au cœur de l'ancien royaume de Shangshung, qui dans les temps anciens englobait la région du Kailash et s'étendait très loin au nord et à l'ouest, jusqu'au Turkestan oriental et la vallée de la Hunza. C'est aussi dans cette région, entre lacs et montagnes parcourus par les nomades, que la religion Bön a pris son essor ; de beaux monastères témoignent encore de ce riche passé. Le retour se faisait vers la région du lac Namtso, par un autre itinéraire, permettant de découvrir davantage les Changthang.

Trekking autour de la montagne sacrée Kawa Karpo, entre Mékong et Salouen

Nous proposions un parcours de 23 jours, avec départ depuis Kunming. Entre les fleuves Salouen et Mékong se dresse le Kawa Karpo (6 740 m), l'une des montagnes les plus sacrées pour les bouddhistes tibétains, avec le mont Kailash. Pour comprendre la vénération des Tibétains, et notamment des Khampas, pour ce sommet, il faut savoir que le bouddhisme, en s'imposant sur les hauts plateaux, a incorporé les croyances animistes de l'ancienne religion Bön, qui voit dans les rivières, les montagnes ou les forêts l'incarnation de divinités. Ainsi Khorlo Demchok, l'un des plus importants dieux du panthéon bouddhiste, voit son esprit et son corps représentés par le mont Kailash et le Kawa Karpo. Chaque année, une foule de Tibétains effectue encore le pèlerinage sacré autour du Kawa Karpo pour se mesurer aux dieux et s'attribuer des mérites pour leur vie future. Ce trek menait des forêts tropicales aux cols d'altitude, des villages tibétains au rivage du Mékong, à la découverte d'une région méconnue et réputée pour sa flore et ses plantes médicinales.

Trekking entre Makalu et Everest, sur le versant tibétain de l'Himalaya

Le point de départ de ce trekking est le village de Kharta (3 750 m), situé dans le bassin de la Haute Arun. Il permet de découvrir de beaux sommets du versant nord de l'Himalaya : on marche vers Pethang Ringmo (5 090 m), large plateau herbeux dominé par le glacier de Kangshung, d'où l'on profite d'une vue exceptionnelle sur le versant nord de la chaîne himalayenne, avec des vues spectaculaires sur l'Everest (8 848 m) et le Lhotse (8 516 m). Ce trek existe toujours aujourd'hui à notre catalogue, sous le nom Trek vers la face cachée de l'Everest.

Khora du Mont Kailash avec trekking depuis Simikot et la vallée de Limi (Népal)

Nous proposions ce parcours de 29 jours, avec départ de Kathmandu. Le tour du mont Kailash se faisait en trois jours de marche, avec un passage au col de Drölma (5 630 m), en compagnie de nombreux pèlerins de toutes confessions, pour lesquels un circuit complet purifie les péchés d'une vie, et 108 tours assurent le nirvana. Certains pèlerins tibétains en font le tour en une seule journée, d'autres en trois semaines, en se prosternant face contre terre.

On atteignait la région du mont Kailash de manière non classique, à pied depuis la vallée de Humla, tout à l'ouest du Népal, via la superbe région isolée de Limi, enclave tibétaine en territoire népalais où la polyandrie est toujours pratiquée. Depuis Simikot, on marchait ainsi pendant 9 jours pour rejoindre la frontière tibétaine, à quoi s'ajoutait une journée supplémentaire dédiée à approfondir la découverte de cette superbe vallée de Limi. Après le tour du mont Kailash, on découvrait les superbes vestiges du royaume de Guge, qui régna sur tout le Tibet occidental il y a mille ans, notamment Thöling et Tsaparang, avant un retour par la route le long du versant nord de la chaîne himalayenne, jusqu'au col de Lalung (5 200 m).

De Lhassa au Mont Kailash, et au-delà vers Kashgar

Ce voyage commençait à Lhassa, avec la découverte des grands temples sacrés de la capitale tibétaine, puis Gyantse et Shigatse, avant d'arriver à Tingri, petit village blotti au pied du Cho Oyu (8 201 m). On partait ensuite sur les hauts plateaux jusqu'au lac Manasarovar, au pied du mont Kailash (6 714 m), qui domine toute la région du Ngari, peuplée par les éleveurs nomades Drokpa, et où quatre grands fleuves prennent leur source : l'Indus, le Brahmapoutre, la Sutlej et la Karnali. Montagne la plus sacrée d'Asie, le Kailash représente pour les hindous et les bouddhistes le centre de l'univers ; les Jaïns indiens et les adeptes du Bön la vénèrent également. Kailash est le nom donné par les Indiens ; les Tibétains l'appellent Kang Rinpoché, « précieux joyau des neiges ». On en faisait le tour en trois jours de marche, via le col de Drölma, puis on découvrait à l'ouest les vestiges du royaume de Guge.

Pour ceux qui prolongeaient le voyage, la route continuait ensuite vers l'Aksaï Chin et les régions musulmanes du Xinjiang, pour rejoindre Kashgar à travers les hauts plateaux qui bordent la chaîne des monts Kunlun, avec au passage la découverte des pétroglyphes de Rimo Thang et des rives du lac Bankun Tso, ainsi que du grand marché hebdomadaire de Yapchan, près de Kashgar.

C'est l'itinéraire central de ce voyage, kora du Kailash, royaume de Guge et nomades du Changthang, que l'on retrouve aujourd'hui dans notre voyage Mont Kailash et hauts plateaux du Changthang.


Changthang Aventure

Nous proposions ce vaste parcours à travers les hauts plateaux du Changthang, avec approche à pied du versant sud de la chaîne des Kunlun. Ce voyage demandait une bonne capacité d'engagement et d'adaptation, avec un itinéraire modifiable en fonction des contraintes et des opportunités rencontrées en chemin, notamment des rencontres avec les nomades tibétains.

L'essentiel tibétain : de Lhassa à la chaîne himalayenne

Nous proposions ce parcours qui, depuis Lhassa, partait à la découverte du monastère de Samye, le plus ancien du Tibet, avant de traverser les hauts plateaux tibétains, tantôt arides, tantôt fertiles, pour atteindre la puissante chaîne himalayenne. On franchissait à plusieurs reprises le fleuve Yarlung Tsangpo (Brahmapoutre), on longeait le magnifique lac Yamdrok, et l'on gravissait plusieurs cols culminant jusqu'à 5 200 mètres, avant d'aboutir sur le versant nord de la chaîne himalayenne, du côté du monastère de Rongbuk et du plateau de Tingri, avec la découverte de nombreux monastères : Sera, Drepung, Nechung, Samye, Mindroling, Palkhor, Tashilhunpo, Sakya, Rongbuk, et d'autres moins connus.


Le grand tour du Kham

Au nord-ouest du Yunnan, dans l'ancienne province tibétaine du Kham, se trouve une région que l'on appelle « le couloir des grands fleuves ». Sur à peine 60 km de large coulent trois des plus grands fleuves asiatiques : la Salouen, qui rejoint l'océan Indien, le Mékong, qui finit sa course en mer de Chine méridionale, et le Yangtsé, qui rejoint la mer Jaune. Dès le XVIIIe siècle, cette région a vu passer de nombreux explorateurs en quête d'un accès vers « la ville interdite de Lhassa », mais aussi des botanistes attirés par la richesse de sa flore et des missionnaires catholiques.

Au départ de Gyalthang (Zhongdian en chinois), on découvre cette région puis celle de Dechen et du Kawa Karpo, montagne sacrée tibétaine, avant de partir vers le nord puis l'ouest pour s'enfoncer à travers le Kham, sur le territoire actuel du Sichuan, vers Chatreng, Daocheng et Yading, Lithang, Xinlong, Pelyul, Katok, Pelpung, Dzongsar, Dergué, Manigango, le lac Yilhun Lhatso, Kandzé, Luhuo, Tawu, Tagong, la région du Zhara Lhatse (Yala), Danba et Kangding — traversant des hauts plateaux arpentés par les nomades khampas et leurs troupeaux de yaks, de nombreux cols et des gorges de grands fleuves, et découvrant de très nombreux monastères de différentes écoles du bouddhisme tibétain. C'est ce même esprit, entre Manigango et Dzongsar, que l'on retrouve aujourd'hui dans notre voyage Trek, nomades et monastères du Tibet oriental.