Chaque année, Tamera part sur des itinéraires rares en reconnaissance, avec des participants prêts à vivre des aventures fortes et parfois imprévisibles. Ces voyages sont devenus l’une des marques de fabrique de l’agence : des itinéraires peu tracés, exceptionnels par leur géographie ou par le contexte des régions traversées, que nous découvrons ou approfondissons sur le terrain. Leur réussite suppose une préparation sérieuse, des sources locales fiables, un peu de chance, une volonté solide et un véritable esprit d’équipe. Cet esprit de reconnaissance rejoint nos treks et voyages d’aventure sur des itinéraires rares.
Reconnaissances réalisées en 2016
En 2016, Tamera a mené plusieurs reconnaissances au Pakistan, en Afghanistan, au Chili, en Islande, en Inde himalayenne, à Bornéo et sur les hauts plateaux tibétains.

Au Pakistan, au départ de Chitral, nous avons rejoint quelques vallées isolées de l’Hindou Kouch à la rencontre du peuple Kalash, fort de seulement quelques milliers d’âmes, qui perpétue des traditions animistes singulières. Cette reconnaissance s’est déroulée lors de Joshi, la grande fête de printemps. D’un village à l’autre, l’ambiance festive monte peu à peu : les costumes des femmes Kalash sont très colorés, les danses se répondent, tandis que les hommes racontent des histoires de héros anciens du peuple Kalash.

En Afghanistan, dans le corridor de Wakhan, nous avons exploré une région des Pamirs peuplée de nomades et de paysans ismaéliens. Arrivés par le Tadjikistan et Ishkashim, nous avons découvert pendant quinze jours de trek cette vallée sauvage située à plus de 4 000 mètres, protégée par plusieurs cols entre 4 200 et 4 900 mètres. Le lac Chaqmaqtin s’est offert à nous comme un joyau turquoise, avec des touches vertes, jaunes et roses, au fil des rencontres nomades.

Dans le Grand Nord chilien, nous sommes partis pour quinze jours de randonnée sur l’Altiplano, dans une région méconnue aux richesses insoupçonnées : villages aymaras du bout du monde, marché frontalier coloré, volcans, tourbières, champs de lave, sentiers incas, faune d’altitude, flamants roses, lamas, alpagas et vigognes. Depuis Arica, la randonnée nous a menés du parc national de Lauca au Salar de Surire, avec six nuits dans des auberges tenues par des familles aymaras. Les plus aguerris ont réalisé l’ascension du Guallatiri, sommet non technique de 6 100 mètres.

En Islande, au départ d’Akureyri, nous avons rejoint les fjords de l’ouest en traversant une région aux paysages de plus en plus sauvages. Après les sites les plus fréquentés, l’itinéraire mène vers une partie plus isolée de l’île, jusqu’au village de pêcheurs d’Hólmavík, puis vers Drangsnes, dans le Strandir. Au large de l’île de Grímsey, quelques baleines viennent parader dans un fjord profond.
En Inde himalayenne, nous sommes partis sur un itinéraire engagé du Zanskar au lac Tsomoriri. Après la découverte des principaux monastères du Ladakh et du Zanskar par la route, nous avons rejoint le Changthang et le lac Tsomoriri depuis Padum, en dix-sept jours de marche par de hauts cols. L’itinéraire passait notamment par les villages reculés de Tantak et par le monastère de Phuktal.

À Bornéo, la reconnaissance au Sarawak et au Sabah poursuivait trois objectifs : rendre compte de l’état de la faune et identifier les meilleurs sites d’observation des orangs-outans ; repérer, dans le parc de Mulu, des itinéraires possibles pour des expéditions en forêt primaire ; et rencontrer les Penan dans le haut Baram, peuple qui se défend pour préserver sa culture et ses traditions.

Sur les hauts plateaux tibétains, au départ de Xining, nous avons réalisé une grande boucle aux confins de l’Amdo, du Tibet central et de la chaîne des Kunlun. Ce territoire, situé dans l’actuelle province du Qinghai, abrite les sources de plusieurs grands fleuves asiatiques, dont le Mékong, le Yangtsé et le fleuve Jaune. Le voyage s’est achevé à Jyekundo, après la découverte de monastères isolés, de paysages variés et d’une faune de hauts plateaux : antilopes, gazelles, kyangs, loups et yaks sauvages.

Reconnaissances projetées en 2017
Le texte d’origine évoquait ensuite plusieurs reconnaissances prévues en 2017, au Guatemala, au Pérou, en Afghanistan et entre Chine, Yunnan, Tibet et confins birmans.
Au Guatemala, le projet associait les grands sites du pays — Antigua, Atitlan, Chichicastenango — à une exploration de la forêt du Petén. Après une randonnée dans l’Altiplano vers Todos Santos de Cuchumatanes, l’itinéraire prévoyait la visite de Tikal, puis un trek de sept jours vers El Mirador, cité maya monumentale que peu d’étrangers ont la chance de voir.

Au Pérou, la reconnaissance devait profiter d’une conjonction de fêtes : construction du pont traditionnel inca de Q’eswachaka, Qoyllurit’i, Corpus Christi de Cusco, puis trek de huit jours dans la région de l’Ausangate auprès des bergers d’altitude, avant l’Inti Raymi, la fête du Soleil des Incas.

En Afghanistan, le projet prolongeait la reconnaissance du Wakhan menée en 2016, cette fois vers le Grand Pamir et le lac Zorkul, à 4 100 mètres d’altitude. Le trek devait partir des environs de Qila-e-Panja, traverser des régions de lacs et des campements wakhis, rejoindre le sentier afghan et le lac Zorkul, puis revenir par la route dite des “trois cols” vers Sarhad.

Entre Chine, Yunnan, Tibet et confins birmans, la reconnaissance s’inscrivait dans la continuité du voyage vers les sources du Yangtsé et du Mékong. L’objectif était de découvrir une région où quatre grands fleuves asiatiques s’écoulent parfois à quelques dizaines de kilomètres de distance, avec des rencontres auprès de plusieurs ethnies tibéto-birmanes — Nu, Lisu, Dulong — et de Tibétains khampas.

Expeditions Unlimited
Le texte rappelait enfin qu’Expeditions Unlimited, activité sœur de Tamera, proposait également certaines expéditions à caractère de premières mondiales, comme une traversée en territoire Matses en Amazonie péruvienne avec Jean-Patrick Costa, ou une expédition dans l’Altyn Tagh, sur les traces de l’expédition Bonvalot de 1890 avec Bruno Paulet.


