Aventurier, grand voyageur, guide, photographe et auteur. Laurent, que nous avons le bonheur de bien connaître car il accompagne nos groupes sur les terrains les plus exigeants, porte un regard généreux sur le monde. Il croise les chemins des peuples de la terre, parle plusieurs langues des pays traversés, s'implique dans une communication qu'il porte par l'image et les mots, à travers Tamera et ses treks et randonnées. Il répond aux questions d'Éric Bonnem, fondateur de Secret Planet, sur sa passion pour le trek, ses voyages les plus spectaculaires ou encore la façon dont il a développé son talent de photographe.
De la mer à la montagne

Trek du corridor forestier, Madagascar © Laurent Boiveau
Au départ, Laurent semblait davantage prédestiné à la mer qu'à la montagne. Il grandit au bord de la côte Atlantique, à Nantes, et se considère comme un « voileux ». Lors de ses études à Montpellier, il a l'occasion de pratiquer activités nautiques et trek, c'est pour la montagne que son cœur balance. Professeur d'EPS dans un premier temps, il commence à accompagner en montagne, poursuit en travaillant pour de gros tours opérateurs et enfin, se met à son compte, tout en accompagnant certains de nos itinéraires les plus engagés. Laurent ne fait pas les choses à moitié, plutôt que de « collectionner » les destinations, il préfère apprendre à connaître un endroit sur le bout des doigts. Ses régions de prédilection : le Sahara, Madagascar et l'Himalaya.
Rencontre avec l'Himalaya et la haute altitude

Portrait au Ladakh, Zanskar © Laurent Boiveau
Après plusieurs années à arpenter le Sahara et Madagascar, Laurent a envie de découvrir l'Himalaya. Ni une ni deux, il fait son sac à dos et part rejoindre un ami qui travaille au Ladakh. Pendant quarante-cinq jours il parcourt la région et constate par la même occasion qu'il apprivoise l'altitude avec facilité. Après le Ladakh vient le Népal, puis le Pakistan, par lequel il arrive en ski pulka via le glacier de Baltoro. De fil en aiguille, il découvre les différentes ambiances et surtout les populations de l'Himalaya, dont il apprécie particulièrement l'immense bienveillance et générosité, si propres aux peuples des montagnes.
Le « virus » des grandes traversées

Makalu, Népal © Laurent Boiveau
Laurent ne fait pas les choses à moitié et cela ne date pas d'hier. Il a attrapé tout jeune le « virus des grandes traversées » en commençant par la traversée des Pyrénées en quarante jours, une façon de voyager qui lui permet de construire les itinéraires qui lui correspondent, souvent le plus loin possible des traces des autres voyageurs et sans fin programmée à l'avance. Depuis le temps qu'il voyage au long cours, Laurent a développé ce qu'il appelle « un bon instinct de rusticité » : c'est-à-dire être capable de mettre un pied devant l'autre en se contentant du minimum, un peu comme s'il se délestait du confort pour ne conserver que l'aventure.
Dans la suite de notre entretien, Laurent aborde ses voyages en Afrique subsaharienne et à Madagascar, son parcours en Himalaya, la traversée de la Nouvelle-Zélande, ses projets de livres.
Laurent Boiveau, la passion du trek et des autres

