Ingénieure de formation, aventurière, photographe, écrivaine, conférencière et réalisatrice, Caroline Riegel utilise ses activités pour partager le regard humaniste qu’elle porte sur le monde.
Elle est notamment l’auteure de quatre romans narrant ses aventures et la réalisatrice de deux films, dont Semeuses de Joie, au cours duquel elle emmène dix nonnes du Zanskar à la découverte de l’Inde.
Elle s’est entretenue avec Barbara Delière, chef de secteur Pamir et Pakistan chez Tamera et elle-même grande voyageuse, afin d’échanger sur son parcours, ses passions, et ce qu’être une femme en voyage implique.
Pour prolonger l’univers himalayen évoqué par Caroline Riegel, nos voyages au Ladakh et au Zanskar permettent de découvrir ces hautes vallées indiennes, leurs monastères, leurs villages et leurs chemins d’altitude.
Ingénieure et aventurière

Dans le désert de Gobi © Caroline Riegel
D’origine alsacienne, Caroline Riegel a depuis toute jeune à cœur de découvrir notre beau monde et, plus encore, de le comprendre. Pour elle, le voyage est aussi bien lié au monde professionnel que personnel.
Personnel, car comme pour beaucoup d’entre nous, le voyage devient une véritable passion qui ne la quittera plus. Professionnel, car son métier d’ingénieure en constructions hydrauliques la conduit à s’expatrier en Équateur, au Pakistan, en Ouganda, au Gabon et au Soudan du Sud afin de travailler sur des chantiers, sur lesquels elle est régulièrement la seule femme.
Soif de voyages en solitaire
Devant la cordillère du Kunlun © Caroline Riegel
De tempérament énergique et curieux, Caroline vit ses premiers chantiers comme une aventure. Elle réalise toutefois rapidement que travailler derrière un bureau n’est pas fait pour elle et que son travail, aussi intéressant soit-il, ne lui permettra pas d’étancher son immense soif d’aventure et de découverte.
À moins de trente ans, elle décide, malgré les inquiétudes de ses parents, de partir pour ce qu’elle appelle son « grand voyage initiatique » : un périple de deux ans à travers l’Asie, du lac Baïkal au Bengale, en solitaire. Cette aventure la marque particulièrement et lui permet de se découvrir.
Voyager en tant que femme

Les amies nonnes de Caroline, Zanskar © Caroline Riegel
En tant que femme voyageant seule, Caroline n’a jamais eu l’impression de prendre plus de risques qu’un homme ne l’aurait fait. Elle a pris l’habitude, au fil du temps, d’observer son environnement, appris à rire des situations qui sont davantage ridicules que problématiques et, surtout, aiguisé son ressenti par rapport aux personnes et aux situations pouvant s’avérer dangereuses.
S’il y a bien une chose que Caroline dit avoir réalisée au cours de ses multiples voyages en solitaire, c’est que la majorité des gens sont bien intentionnés. Une découverte qui nourrit sa profonde foi en l’humanité.
Dans la suite de l’entretien, Caroline parle des avantages d’être une femme en voyage et de sa façon de gérer le danger, pour y avoir été confrontée. Elle évoque aussi les choix personnels qu’implique la vie d’une femme aventurière, ainsi que son voyage avec les nonnes au Zanskar.
Être une femme en voyage, avec Caroline Riegel
Cet entretien permet de suivre le fil d’un parcours singulier, entre ingénierie, aventures au long cours, photographie, écriture, cinéma et rencontres. Il interroge aussi la manière dont une femme peut habiter le voyage : non comme une posture, mais comme une expérience d’attention, d’intuition, de liberté et de confiance dans l’humanité.

