«Fabrique-moi de la poudre à canon. Si tu réussis, tu auras ma protection et la fortune. Si tu échoues, tu seras considéré comme un espion ou un fardeau, et tu seras expulsé - ou pire ». Ainsi s'adresse Ranavalona Première, reine de Madagascar, au vazaha naufragé qu'on lui présente comme un homme particulièrement talentueux.
Sur le flamboyant continent miniature où les destins se forgent dans la latérite et le secret, la rencontre et l'alliance d'une souveraine inflexible et d'un aventurier ambitieux et génial vont introduire le pays dans l'ère industrielle. Dans les année 1830, sur les Hautes Terres de Madagascar, une indomptable reine, pour protéger l'âme de son royaume, avait décidé de se fermer au monde en érigeant ses forêts et ses falaises comme autant de remparts contre l'ambition coloniale. Dans le même temps, le hasard jette sur ses côtes le fils d'un forgeron français parti jeune chercher fortune aux Indes et dont le génie manuel est la ressource principale. Un pacte est scellé qui fera de Jean Laborde l'homme de confiance de Ranavalona I car, entre autres, il fonde et développe les forges de Mantasoa et bâtit le premier Palais de la Reine à Antananarivo. Nous nous engageons dans cette période d'effervescence industrielle qui aurait pu faire de l'Île rouge une grande puissance africaine en découvrant les liens qui unissaient Jean Laborde et sa reine.

© Jean Marc Porte - Les rizières du pays Imerina
Une souveraine indomptable : Ranavalona Première et l'Imerina

Dessin de Ranavalona sur sa chaise à porteurs
Un naufragé paradoxal : Jean Laborde

© Jean-Marc Porte - Les enfants des hauts-plateaux à Madagascar

Jean Laborde sur les timbres de Madagascar
Une alliance improbable et fructueuse

Croquis d'Antananarivo - 1858

© Jean-Marc Porte - Marché de légumes à Madagascar
Les intrigues et le crépuscule

© Jean-Marc Porte - Joueur de mangenat au feu de bivouac à Madagascar

© Marc Dozier - Jeune femme se poudrant avec du kaolin à Madagascar

