16 mai 2022 - Asie du sud-est et Pacifique, Laos, Peuples et fêtes, Actualités

Après deux ans et deux mois de fermeture, le Laos vient de réouvrir largement ses portes le 9 mai. Les frontières terrestres, aériennes et fluviales sont toutes à nouveau ouvertes. Les visas « on arrival » sont à nouveau délivrés à l’arrivée au Laos, ainsi que les E-visa par Internet. Plus de quarantaine, plus d’assurance Covid-19 demandée, plus de test avant votre départ, plus de test à votre arrivée, juste le plaisir de voyager ! Par ailleurs, une ligne de train express est ouverte depuis décembre 2021, offrant de nouvelles perspectives et opportunités. Cela nous donne l’occasion de vous présenter l’éventail de nos programmes à la rencontre de la mosaïque de peuples et des paysages fascinants du Laos, au cœur de la péninsule indochinoise, drainé par le puissant Mékong et ses nombreux affluents.

 

Réouverture du Laos post-covid

Après une porte entrouverte durant ces derniers mois, essentiellement sur Vientiane et Luang Prabang, il est possible depuis le 9 mai 2022 de voyager à nouveau au Laos sans plus aucune restriction. Les frontières terrestres, aériennes et fluviales sont toutes de nouveau ouvertes avec la Thaïlande, le Vietnam et le Cambodge. Les visas « on arrival » sont de nouveau possibles directement à l’arrivée. Plus de quarantaine et plus d’assurance Covid-19 demandée.

Plus de test PCR pour les voyageurs ayant un schéma vaccinal complet, qui devront présenter leur carnet de vaccination. Les voyageurs non vaccinés devront par contre présenter un test réalisé dans les 48 heures avant le départ. Les enfants de moins de 12 ans ne sont pas concernés.

Vous pouvez donc partir dès maintenant sur tous nos voyages au Laos.

Travail dans les rizières du Laos
Travail dans les rizières du centre du Laos © Jérôme Kotry

 

Grande traversée du Laos nord/sud

Il s’agit de notre grand voyage au long cours à travers le Laos, entièrement par voie terrestre, depuis la région du « triangle d’Or », au nord-ouest, vers la frontière avec le Cambodge, tout au sud.

En vingt-trois jours, nous effectuons ainsi une découverte complète du Laos, mais évitons de passer par la région de Vang Vieng, devenue une sorte de Luna Park à l’asiatique, et par Vientiane, la capitale, qui n’est pas la région la plus intéressante du pays. À la place, nous passons par la plaine des Jarres, plateau montagneux habité par le peuple hmong, à l’écart des grands axes touristiques, région fascinante d’où il est désormais possible de continuer vers le sud pour rejoindre directement la région karstique de Khammouane. Nous traversons ainsi les montagnes centrales du Laos, autrefois interdites à cause du conflit entre les Hmong et le gouvernement laotien, et parmi les plus hauts sommets du Laos. Nous effectuons une belle découverte en embarcations diverses, à pied et à vélo, de la région karstique de Khammouane, avec ses grottes-tunnels et pitons calcaires, avant de rejoindre le plateau des Bolaven, Paksé, Champassak, la région de Si Phan Done (les quatre mille îles) et les chutes du Mékong.

Femme Hmong dans les montagnes du nord Laos
Femme hmong dans les montagnes du nord Laos © Marc Dozier

 

Du nord-ouest du Laos à la région karstique de Khammouane

Ce voyage de dix-neuf jours nous permet de faire une belle découverte du Laos du nord vers le centre sans prendre de vol domestique, uniquement par voie terrestre. La navigation sur le Mékong entre Ban Houay Xai et Pakbeng, est de nos jours une des plus belles que l’on puisse faire au nord Laos, en raison de tous les barrages édifiés dans de nombreux autres endroits. Ici, le Mékong n’est pas trop large et il reste encore environné de belles forêts.

Depuis la belle région montagneuse de Muang Kasi, proche de Vang Vieng, nous obliquons vers l’est pour aller découvrir la plaine des Jarres, bastion du peuple hmong. Ces jarres ont été taillées dans un mélange de grès et de granit, il y a plus de deux mille ans, et il est possible qu’elles soient liées à l’histoire de la civilisation de Dong Son dont le centre était au Vietnam. On ne sait toujours pas avec exactitude si elles servaient d'urnes funéraires ou non. D’autres pensent qu’il pourrait s’agir de récipients destinés à la fermentation du vin ou à la conservation du riz.
Nous quittons la plaine des Jarres vers le sud pour aller découvrir la belle région karstique de Khammouane, comme dans la traversée nord/sud.

Jarres sur le plateau de Xieng Khouang
Jarres anciennes éparpillées sur le plateau de Xieng Khouang © Stéphane Duval

 

Mosaïque des peuples montagnards du nord Laos

Depuis vingt-cinq ans que nous organisons des voyages et treks à travers les montagnes du nord Laos, nous avons connu de nombreuses évolutions. De nouvelles pistes ont été tracées sur d’anciens sentiers, des pistes ont été goudronnées, des barrages ont été édifiés, et l’influence chinoise s’est de plus en plus renforcée. Nous nous sommes adaptés, au fil des années et aux dernières évolutions, et vous proposons ce voyage itinérant à travers les montagnes du nord Laos, comportant treize jours avec de la marche.
Il ne s’agit pas d’un grand trek de treize jours, mais d’une succession de diverses randonnées faisant au total treize jours, parfois sur une seule journée et parfois sur plusieurs jours. Il n’est plus intéressant, en effet, de proposer de grands treks à cause des évolutions, mais aussi en raison de la politique gouvernementale qui pousse les peuples montagnards à quitter leurs villages pour s’installer plus bas, près des pistes et des routes.
Nous avons agrémenté ce voyage de bien belles pépites, hors des sentiers battus et peu connues, dans ces montagnes du nord Laos, au départ de Ban Houay Xai, à la frontière thaïlandaise, avec final à Luang Prabang.

Temple bouddhiste laotien à Luang Prabang
Temple bouddhiste près du palais royal à Luang Prabang © André Villon

 

Centre de conservation de l’éléphant

Au départ de Luang Prabang, nous proposons une belle extension vers le Centre de conservation de l’éléphant, situé à environ 3 heures de trajet dans la province voisine de Sayaboury, qui accueille 75 % des éléphants domestiques du Laos. Il est situé sur les bords du lac Nam Tien dans une concession forestière de 106 hectares, entouré par deux chaînes de montagnes, dans un cadre splendide.

Fondé par l'association Elefantasia, ce centre nous offre l’opportunité d’un face-à-face unique avec le majestueux éléphant d’Asie, encadrés par une équipe de guides, de cornacs et de vétérinaires. Les éléphants passent la nuit en forêt et la journée au centre. Nous participons à des projets, selon la saison et les besoins de l’organisation, et prenons le temps d’observer ces magnifiques animaux dans un cadre particulièrement enchanteur. Une expérience unique au « pays du million d’éléphants », qui était autrefois l’appellation du Laos.

Eléphants au Centre de conservation de l'éléphant
Eléphants au Centre de conservation de l'éléphant © Pierre Reynaud-Cleyet

 

Traversée de Luang Prabang vers les temples d'Angkor

Nous relions lors de ce voyage deux hauts lieux civilisationnels du Mékong : Luang Prabang et Angkor. Deux noms mythiques qui font rêver, liés entre eux physiquement par le puissant fleuve. Angkor n’est pas situé à proprement parler au bord du Mékong, mais tout proche du lac Tonlé Sap relié au fleuve par un canal, et ce lac sert d’ailleurs de trop-plein au Mékong en période de hautes eaux.

Nous faisons cette traversée de vingt-trois jours intégralement par voie terrestre, sans prendre aucun avion, comme dans la traversée nord/sud. Parcours riche et varié, avec découvertes culturelles et nature, traversée des montagnes centrales du Laos, reliefs karstiques et grottes-tunnels de la région de Khammouane, le plateau des Bolaven et ses grandes cascades, ainsi que la région des « quatre mille îles » qui précèdent les chutes du Mékong.

Puis nous traversons la frontière vers le Cambodge, d’abord le long du Mékong vers l’île de Koh Trong et Kampi, où nous approchons les dauphins d’eau douce, puis à vélo sur la rive ouest du Mékong, où nous sommes le plus en prise avec la campagne khmère et le Cambodge profond. Nous rejoignons ensuite les temples d’Angkor que nous découvrons avec une approche qui se veut pédagogique, tout en évitant les principaux flux touristiques et avec de la randonnée. Nous découvrons aussi le lac Tonlé Sap, véritable poumon du Cambodge. 

Chutes du Mekong à la frontière laotienne
Chutes du Mekong à la frontière cambodgienne © Pascal Leroux

 

Trek chez les O'Pa dans le massif isolé des monts de l'Éléphant

Les O’Pa sont le sous-groupe du peuple akha le plus mystérieux du Laos. Mis à part une monographie de l’époque coloniale, rares sont les études les concernant. Les femmes O’Pa se distinguent par la beauté de leurs coiffes : les jeunes portent d’imposantes tiares rondes ornées de fils d’argent, de piastres ou d’autres pièces d’argent, alors que les femmes mariées portent des coiffes triangulaires ressemblant à des bonnets pointus également recouverts d’ornements en argent – leurs tenues colorées sont souvent recouvertes de verroteries et de colliers en argent. Les principales activités des O’Pa sont la culture du riz sur brûlis, le tissage et l’élevage. Ils sont répartis en quatre villages établis sur les contreforts orientaux du mont Phu Sang (mont de l’Éléphant), dominant la moyenne Nam Ly, affluent occidental de la rivière Nam Ou.

Pour y aller, nous profitons de l’ouverture de la ligne TGV construite par les Chinois entre Vientiane et Kunming, au Yunnan. Nous prenons le train entre Vientiane et Oudomxai, ce qui nous permet de nous approcher rapidement au plus près du point de départ du trek. Après la rencontre avec les O’Pa, nous rejoignons Luang Prabang en descendant le bassin de la rivière Nam Ou, avec plusieurs navigations.

Femme du peuple O'Pa dans les monts de l'éléphant © Marc Dozier
Femme du peuple O'Pa dans les monts de l'éléphant © Nicolas Vidal

 

Immersion chez les Katu, au coeur d'un paradis perdu du sud Laos

Un voyage à caractère ethnique fort, à la rencontre des Katu du Haut Xekong, près des sources de cet affluent majeur du Mékong, au sud du Laos. Ils sont parmi les tout derniers peuples du Laos qui restent isolés. Nous les rencontrons avec une approche la plus respectueuse possible, comme nous le permet l’équipe de Nicolas Vidal, qui est un des très rares spécialistes de cette région. Réputée pour son inaccessibilité, cette région du Haut Xekong est formée par l’entrelac que constituent les massifs centraux de la cordillère Annamitique. Sur sa partie orientale, l’ensemble longe la frontière vietnamienne et est en partie recouvert de forêts-clairières ou de forêts subtropicales. Une sorte de petite Amazonie laotienne habitée par des peuples proto-Indochinois, dont les Katu sont les plus emblématiques, vivant à l’écart du monde moderne, dans des districts montagneux, dans des villages et hameaux établis le long de cours d’eau, dans des clairières ou sur des crêtes cernées par des bois.

Cette région était autrefois une « tâche blanche », depuis l’époque coloniale jusqu’à la guerre du Vietnam, confins insoumis, pays de rebelles et de coupeurs de têtes, à cause notamment des Katu et de leurs fameuses « chasses au sang ». Le Haut Xekong ne fut soumis à l’administration coloniale française qu’en 1938, mais pour un an seulement, car la zone retomba vite dans une rébellion ouverte armée. Durant la guerre d’Indochine, elle devint un sanctuaire du Vietminh, et durant la guerre du Vietnam les Nord-Vietnamiens y établirent des bases militaires et y taillèrent les ramifications de la piste Hô Chi Minh.

Dans un village Katu du haut Xekong
Dans un village katu du haut Xekong © Nicolas Vidal

 

Montagnes karstiques et peuples d'Indochine centrale

Les parties centrales du Laos et du Vietnam sont souvent délaissées par les voyageurs, loin des grands centres touristiques. Nous débutons le voyage par la région de Khammouane, une des plus vastes zones karstiques du monde, déjà bien présente dans nos programmes, mais que nous découvrons plus en profondeur. L’originalité de ce programme est de quitter le Laos vers le Vietnam par le poste frontalier du col de Mu Gia, à travers la cordillère Annamitique, non loin de la rivière Xe Bang Fai et de sa grotte-tunnel de onze kilomètres, tout en découvrant une région peu connue qui abrite une véritable forêt de pics karstiques.

Du côté vietnamien, nous accédons rapidement aux grottes de Phong Nha, parmi les plus spectaculaires de la planète, qui sont en fait dans le prolongement du plateau de Khammouane. Parcouru par le plus long fleuve souterrain au monde, l'ensemble du site de Phong Nha est classé au patrimoine de l'Unesco depuis 2003. Trois cents cavernes et grottes s'étirent sur quelques soixante-dix kilomètres, dont seulement vingt ont été explorés. En 2009, une équipe d'explorateurs britanniques y a découvert la plus grande caverne du monde à ce jour.

Nous empruntons ensuite vers le sud la route nationale 14, qui a été construite le long des montagnes frontalières du Laos sur un ancien tracé de pistes Ho Chi Minh pour rejoindre la région d’A Luoi et de Prao, d’où nous allons découvrir le village de Lang Aur, habité par le peuple katu, où nous sommes allés en reconnaissance en décembre 2019. Nous étions alors les premiers voyageurs étrangers à s’y rendre après trois ans de négociations avec les autorités vietnamiennes pour obtenir les autorisations nécessaires.
Ce village de Lang Aur est isolé, situé au bout d’une vallée montagnarde environnée de forêts. Il n’y a qu’un sentier pour y accéder, impraticable pour des motos. Malgré des évolutions plus modernes inévitables, l’architecture traditionnelle est quand même préservée et notamment le kraal, la maison communautaire. Les villageois produisent eux-mêmes tout ce dont ils ont besoin, sans engrais ni pesticides. Leurs cochons sont semi-sauvages, relégués de l’autre côté de la rivière.

Nous découvrons ensuite la vallée centrale du Ngoc Linh, point culminant de la Cordillère Annamitique (2598 m), à la rencontre de peuple sedang.

Paysage karstique du plateau de Khammouane
Paysage karstique du plateau de Khammouane © André Villon

 

Grand triptyque indochinois : du nord Laos au Cambodge via tout le Vietnam du nord au sud

Grande traversée indochinoise, débutant à Vientiane, la capitale du Laos, d’où nous rejoignons en train Luang Prabang et le nord Laos. Nous remontons le long de la rivière Nam Ou, parfois en bateau, pour rejoindre Diên Biên Phu et les montagnes du nord Vietnam, que nous arpentons vers la région de Sapa et Bac Ha. Puis nous traversons tout le Vietnam depuis Hanoï et la baie d’Along vers Saïgon et le delta du Mékong, via les régions de Hué et Hoi An.

Depuis le delta du Mékong, nous remontons en bateau vers Phnom Penh, la capitale du Cambodge, puis final vers Siem Reap et la région des temples d’Angkor.

Navigation sur la rivière Nam
Navigation sur la rivière Nam Ou © André Villon