24 novembre 2021 - Culture

Maintenant, je n’avais plus peur de rien. Je ne craignais ni les honghoutse*, ni les bêtes sauvages, ni la neige épaisse, ni les inondations. Dersou était avec moi. Sur ces pensées, je m’endormis comme une souche.[...] Peut-être est-ce là ce qu’on appelle des « âmes sœurs ». Vladimir Arseniev

Les éditions Transboréal nous offrent, en cet automne, la traduction intégrale des expéditions scientifiques en Oussouri conduites par le capitaine Vladimir Arseniev en 1902, 1906 et 1907: Dersou Ouzala. Difficile de ne pas être saisi de vertige au seuil de la présentation de cet ouvrage monumental !

Au long de son récit, V. Arséniev nous introduit dans les secrets de ses terres d'exploration, aux confins de la Chine : la nature y est sauvage, et inconnue des autorités ; il faut cartographier et décrire. Progresser en empruntant des pistes fluviales, en défricher des terrestres, affronter tigres et ours, guetter les tempêtes, traverser les glaces et contourner les reliefs, comprendre les peuples qui y pêchent et cultivent, rencontrer les solitaires qui arpentent ces lieux redoutables, souffrir parfois de la faim, écrire chaque jour... L'aventure est foisonnante et rude pour le militaire-savant et ses cosaques, déjà grandiose en soi.

Mais le récit est aussi celui d'une amitié inattendue et improbable. Dans l'univers captivant et exigeant de la taïga, où abonde le danger, se tisse un lien littéralement in-ouï entre le capitaine et un chasseur golde, Dersou Ouzala. Sa connaissance de la nature, appuyée sur une observation éprouvée et vigilante de tout ce qui l'entoure, sa compréhension intuitive des êtres qui y vivent, sa foi animiste, sa simplicité généreuse et souvent joyeuse font de Dersou, pour le capitaine Arseniev, un guide magnifique et, au-delà, un ami attachant et inoubliable.

Modestement, nous vous invitons à risquer quelques premiers pas dans les vastes espaces qu'abrite cette « cathédrale littéraire » qu'est Dersou Ouzala, œuvre traduite par Yves Gauthier.

* Les honghoutse – « barbes rouges » – briguaient en bandes armées dans le nord de la Chine à la charnière des xixe et xxe siècles. Majoritairement chinois, ils harcelaient rudement les Russes au temps de leur expansion en Extrême-Orient.

 

I) De 1902 à 1907, trois missions d'exploration en terres extrêmes

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Le détachement expéditionnaire de 1906, Traversée en canot indigène, Avec les Oudihés de l'Anouï, Bivouac en Oussuri © Vladimir Arseniev

Dans son ouvrage La Taïga de l'Oussouri – Mes expéditions avec le chasseur golde Derzou (titre initial du livre), le capitaine V. Arseniev fait mémoire de 3 expéditions scientifiques conduites dans l'Extrême-Orient russe, rattaché à la Russie depuis le traité de Pékin de 1860. Il s'agit d'une taïga, en ce temps non cartographiée, de collines et montagnes, bordée par la mer du Japon et d'environ 215 000 km2.

La région de l'Oussouri – selon l'appellation d'une rivière d'Asie de l'Est, affluent du fleuve Amour avec lequel elle forme une partie de la frontière entre la Russie et la Chine –  est traversée d'une chaîne montagneuse, le Sikhotè-Alin (1 200 kilomètres sur 250 kilomètres, avec des cimes culminant à 1 757-2 090 mètres) qui constitue « le cœur géographique » des expéditions de V.Arseniev. Des hommes au ban de « la civilisation » survivent et circulent dans cette Sibérie mystérieuse : cultivateurs chinois, trappeurs de zibeline coréens, vieux-croyants, chercheurs d'or, braconniers..., mais les terres restent inconnues et doivent être méthodiquement explorées : topographie, hydrographie, botanique, faune, ethnographie... Les missions commandées par l'Empire russe s'inscrivent prioritairement dans une stratégie de conquête militaire et civilisatrice, mais le souci scientifique est aussi déterminant et explique le choix du chef de mission – un officier certes, mais qui aime les livres, l'observation de la nature et la science. Et, comme en témoignent ses carnets de route, il ne fallait pas moins que cet homme pour l'immense tâche à remplir : son esprit curieux et cultivé, son courage infatigable, son sens de l'organisation et de la conduite des hommes, son amour de la nature, sa plume...

Sa plume pour nous embarquer dans les marches épuisantes par les neiges et les chablis, dans les navigations risquées, dans les égarements, dans la solitude et les rencontres surprenantes, dans l'émoi que suscitent les bêtes redoutables rôdant près des bivouacs, et les tempêtes..., mais aussi pour nous faire admirer la beauté du ciel, le foisonnement de la flore, les bruits de la taïga, la profondeur énigmatique d'une personne croisée sur les pistes... 

Dersou Ouzala, publié en 1921, raconte donc les péripéties de ces rudes explorations en trois parties (deux livres) : chacune est consacrées à l'une des expéditions consignées dans le journal de route. Mais, pour la belle cause de l'amitié et la saveur du récit, V. Arseniev transforme un peu la réalité en faisant correspondre sa rencontre avec le chasseur golde dès la mission de 1902 alors que c'est en 1906, qu'en réalité, surgissait dans son existence Dersou Ouzala – son journal relate cette apparition le 3 août 1906 : « Bonjour », a dit quelqu’un dans mon dos. Je me suis retourné. Il y avait là, debout près d’une souche, un homme d’un certain âge, plutôt petit, ramassé, la poitrine bombée, les jambes un peu torses.[...] Il a passé toute la soirée avec nous en nous racontant plein de choses intéressantes sur sa vie d’errance et de vagabondage... Le récit des aventures périlleuses et passionnantes de V. Arseniev avec ses cosaques se déploie donc à l'ombre d'une amitié si intense que l'auteur y voulut associer d'emblée son guide et son ami, comme si les mondes inconnus qu'il découvrait étaient inéluctablement empreints de cette magnifique présence.

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Chasseur de l'Extrême-Orient russe, Léopard de l'Amour aux aguets, Mère et fille de l'Oussouri © Vladimir Arseniev

 

II) « En pleine nature », l'aventure d'une amitié indéfectible

« Magnifique présence » en effet que celle de Dersou au long des pages ; une présence logée dans l'âme de V. Arseniev lors même que le Golde est absent et que le capitaine ignore s'il le reverra ou pas. Dersou Ouzala ? Chasseur, animiste, de l’ethnie des Nanaïs ou « Goldes », selon l’ethnonyme de l’époque, une branche de la famille manchoue-toungouse.

Des évènements de l'existence l'ont rendu solitaire et l'ont, en quelque sorte, livré définitivement aux sentes de la taïga et à ses cycles, à ses immensités, à ses multiples dangers, à la fréquentation intime de ceux qu'il appelle « les gens ». Pour Dersou, « homme du monde primitif », il n'existe pas ce que nous (Arseniev compris) nommons abstraitement « nature », mais, en chaque élément, en chaque animal ( Eux gens malgré tout, mais sous autre chemise [...] eux tout comprend ! dit-il des sangliers), en chaque chose ou être habite une âme (« humaine ») ;  du coup, tout « parle » et vibre d'une relation vivante à qui sait entendre et être vigilant. [...] Dersou et moi restâmes à discuter, comme à l’accoutumée. La bouilloire, oubliée sur le feu, se rappelait à notre attention en sifflant. Dersou la poussa un peu, mais elle bourdonnait toujours. Il la poussa encore. Alors la bouilloire se mit à chanter d’une voix fluette. – Ça trop crie ! dit Dersou. Vilaines gens ! Sur ce, il se leva d’un bond et versa l’eau bouillante sur la terre. Interloqué, je lui demandai : – Quelles gens ? – L’eau, répondit-il simplement. Elle ça peut crier, elle ça peut pleurer, elle ça peut même jouer. [...] Regarde, dit Dersou en désignant le feu. Lui gens aussi. Ainsi, Dersou nous initie à un monde profondément vivant, irrigué d'énergies, peuplé de mille « gens » au ciel et sur la terre. 

Ce « maître du pistage » apprend à V. Arseniev à « lire la nature dans le texte original ». Chaque empreinte, chaque marque, chaque mouvement dans la forêt lui raconte une histoire, la bonne histoire du « gens » passé par là. Son être est tout entièrement habité et en harmonie avec les existences qui frémissent, tournent et bruissent autour de lui, avec les puissances naturelles qui font l'ordre des choses. S'appuyant sur l'expérience, un savoir ancestral, une intuition et une sensibilité remarquables, il saisit toutes les nuances – celles de l'âme humaine, celle du « dehors ». 

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Dersou Ouzala à gauche, Vladimir Arseniev à droite © Vladimir Arseniev

Dersou émeut très rapidement Arséniev, par son sens de l'hospitalité et sa prévenance envers tous les « gens », par son souci d'une chasse pratiquée dans le respect indiscutable de la vie. [...] Dersou ne s’inquiétait pas seulement des hommes, mais aussi des animaux, fussent-ils aussi minuscules que la fourmi. Il prodiguait mille égards à cette taïga qu’il aimait avec tous ceux qui la peuplaient. L'explorateur savant est fasciné. Tout entier dans l'engagement physique et moral que requiert le terrain, cet humaniste combine l'âme d'un aventurier, l'esprit inquisiteur du savant qu'il aspire à être, une sensibilité lyrique, un sens discret mais exceptionnel de la relation. V. Arseniev déploie les aventures de ses expéditions entre action et contemplation. Subjugué par les ciels nocturnes il aime s'immerger dans les spectacles de la nature. Une fois à l’écart, je m’assis sur une pierre et tendis l’oreille. Le bruit monotone d’un torrent, que l’on ne remarque guère dans la journée, semble toujours s’amplifier dans la soirée. En bas, sous la paroi rocheuse, les poissons clapotaient à la surface de l’eau. Sur l’autre rive, un grand duc ululait dans les bois. Sur les reliefs bramaient les wapitis. Près de là, un porte-musc poussait des plaintes. Subjugué par le spectacle de la nature, je n’avais pas vu le temps passer. La rosée mouillait mes habits. Je revins au bivouac, me couchai près du feu et m’endormis comme une souche. 

L'individu est déconcertant. Ce meneur d'hommes, aimé de ses cosaques et des populations indigènes, est l'anti-héros de sa propre narration. Avec lui, l'exploration n'est pas l'argument pour se projeter dans la lumière, la nature n'est pas un décor pour mettre en scène les émois de Narcisse et ses fabuleuses vertus – celles qui pétrifient si souvent le lecteur dans sa propre insuffisance ; sa modestie ne paraît pas feinte. Le récit atteste de son indéniable endurance et de son courage intelligent, mais, comme le souligne le traducteur, « il avoue (plutôt) ses peurs, ses erreurs, ses petites lâchetés, ses sentiments de culpabilité. » 

Dersou et le capitaine Arseniev se découvrent et leur amitié se consolide dans les épreuves au sein de cette nature faste et sauvage de la taïga de l'Oussouri. Ils apprennent sans cesse l'un de l'autre. Quelles que soient les différences de culture et d'existence, l'admiration ne se lasse pas et la confiance est réciproque et entière. Elle ne se démentira jamais. Vingt ans après la mort de son ami, le traducteur nous rapporte que V. Arseniev écrivait à un ami: « Mon voeu est de mettre une dernière main à mes travaux scientifiques et de partir, de partir au loin, de partir pour toujours, de rejoindre Dersou ! ».

Dans le film de A. Kurosawa, les deux hommes s'égarent dans le blizzard en revenant du Lac Khanka : superbe moment de ce lien d'amitié « en pleine nature » !*


Blizzard au lac Khanka de 38'55'' à 57'00'

* « en pleine nature » : ainsi s'exprime V. Arseniev lorsque dans la progression de l'exploration, il n'y a plus de pistes tracées... 

 

III) Explorer : mesurer, nommer, rencontrer

Amour des lointains inexplorés et passion pour les sciences : sur ce double front se déploie la quête extrême-orientale de V. Arseniev. Une des grandeurs de cet explorateur inclassable est de s'effacer devant ce qu'il découvre et devant ceux qu'il rencontre. Il calcule les distances et évalue les altitudes, il détermine les rivières et leurs cours, il précise ce qu'il en est du climat et des évènements météorologiques, il décrit ce qu'il voit, avec toute la précision possible, il rend compte des mœurs et des pratiques de subsistance des populations rencontrées. Ses carnets sont une somme de connaissances géographiques, géologiques, botaniques, faunistiques, ethnographiques. 

Mesurer un territoire, c'est lui donner toute son ampleur, c'est révéler ses richesses et son histoire, l'histoire de ceux qui l'ont habité, parvenant ou non à en domestiquer la sauvagerie. Il y a une rêverie qui s'éveille lorsque l'on se plonge dans un univers inconnu par l'écriture géographique. Ainsi, au sujet de la vallée de Not'o, un des coins « les plus perdus de l'Oussouri » où « désormais, seuls les Mantsés trappaient la zibeline ou chassaient dans la vallée » :  Peu avant de s’aboucher au Woulaho, elle s’écarte de nouveau vers le sud-ouest. Ainsi, le bassin du Not’o et de ses affluents constitue un système de vallées tectoniques qui, presque à angle droit, rejoignent des vallées de rupture, dénudées. Les premières sont droites, étroites en hauteur puis progressivement évasées ; les secondes sont en lignes rompues, faites de cuvettes successives que murent les montagnes, en sorte qu’on ne saurait deviner leur direction. Les cuvettes sont reliées entre elles par d’étroits passages [...]. 


Cahier de route de V. Arseniev

Peut-on reprocher au narrateur de Dersou Ouzala les multiples énumérations qui rythment son récit ? Dans les traductions abrégées, plusieurs ont été supprimées. Et pourtant, il en va dans ces listes non seulement de la connaissance, mais aussi de la poésie de l'aventure, de l'imaginaire et de l'infinité du monde. Il en va de l'immense variété des terres et de la profusion généreuse de la nature. Pour V. Arseniev, l'exploration est indissociable de la nomination.

Peut-on prétendre connaître l'innommé ? Peut-on abandonner au silence ce qui donne sa figure singulière à la terre, ses tournures propres à une contrée ? Peut-on laisser dans la ténèbre du non-dit ce qui jaillit de/dans la nature, ce qui la magnifie et la fait vivre ? La science veut les noms certes, mais l'imagination aussi s'engouffre dans leurs énigmes, la mémoire s'y accroche, l'âme y trouve paradoxalement une certaine pitance de mystère. Dès que je songe à la taïga vierge, mon imagination me transporte dans la vallée de la rivière Hinantch’a. Outre les essences habituelles – frêne (Fraxinus mandshurica Rupr.), bouleau d’Erman (Betula ermanii Cham.) et aulne (Alnus incana Lin.) –, on y voit croître : le sapin du Japon (Picea ajanensis Fisch.), originaire de la flore d’Okhotsk, l’érable à branches rouges (Acer ukurunduense Trautv. & Mey.) dont le feuillage n’est pas celui des érables, le cerisier de Mandchourie (Prunus maackii M.), avec son écorce jaune pareille à celle du bouleau et ses ramures tirées vers le sol, à quoi les ours ont notablement contribué... De l'action à la liste, la lecture de Dersou Ouzala est ainsi une aventure au rythme propre qui nous permet d'éprouver de l'intérieur l'exploration de V. Arseniev tissée de patience aussi bien que de risques et de mésaventures, entrelacée d'enthousiasmes, de craintes et de temps émerveillés. Elle ne souffre pas de ces étranges pauses que forment les inventaires qu'affectionne le capitaine naturaliste.

Ce goût de connaître et de dire, on le retrouve dans les nombreuses descriptions que V. Arseniev fait des animaux de l'Oussouri. D'une plume le plus souvent alerte, à l'occasion des aventures qui arrivent au détachement, à Dersou, au narrateur, il conte et décrit précisément leur apparence, leurs manières de chasser ou d'exister... Le livre abonde d'explications, nous faisant découvrir la faune de la taïga, la vie animale des steppes et des forêts. Ainsi de ce gloutonqui peut passer des heures immobile sur un arbre ou une pierre à proximité d’une coulée de cervidés dans l’attente d’une proie [...], sait qu’un porte-musc fait toujours la même ronde dans la neige profonde pour ne pas avoir à travailler du sabot. Aussi, quand le glouton met en fuite un porte-musc, il se perche sur un arbre en attendant que l’autre finisse la boucle. [...] Le glouton est d’une nature vandale : quand il grimpe dans les réserves sur pilotis des indigènes, il saccage tout ce qu’il voit et ne s’en va jamais sans avoir souillé la viande et le poisson séchés.


Cahier de route de V. Arseniev, échantillons de porte-monnaie indigènes

Pour terminer ces modestes pas dans l'ample récit de V. Arseniev, on ne peut manquer de noter que son humanisme se manifeste aussi à l'occasion des rencontres qu'il fait en Oussouri. Non seulement, il nous donne à connaître ce qu'il comprend de ces existences vécues dans les contrées reculées de l'Empire, ces vies de trappeurs, d'orpailleurs, de vieux-croyants, de Chinois, d'Oudihés, de Coréens..., mais il en approche avec un intérêt généralement bienveillant. Comme l'écrit le traducteur : chez Arseniev, le mal n’est jamais dans le camp d’une ethnie, d’un peuple ou d’une communauté. Le mal, c’est le lucre, la violence cupide ou "gratuite" faite aux gens, aux animaux, à la nature, et le défaut d’hospitalité. 


Cahier de route de V. Arseniev, dessins de parures indigènes 

 

IV) Le traducteur : entre les mondes, un passeur vigilant

1921–2021 : 100 ans séparent la première publication des aventures romancées de V. Arseniev de leur traduction intégrale par Yves Gauthier. Lorsque nous embarquons dans ce récit, l'ampleur colossale du travail effectué ne peut échapper au lecteur. La quantité de pages est déjà impressionnante – mais ne sommes-nous pas en Russie, en Sibérie ?! Elle pourrait intimider alors que, de fait, on s'adapte sans peine aux rythmes des expéditions dans les pas du capitaine, verste après verste. Cependant, le tour de force n'est pas dans cette course de fond: si la nature inconnue traversée est un personnage à part entière du récit, on pressent que la traduction est en elle-même un voyage méticuleux et ardent entre le russe et le français. On la devine une exploration dans l'exploration.

Nous donner à contempler en français le surgissement des lieux et leurs richesses naturelles et nouvelles, petites ou grandes, nous donner à ressentir les désorientations, les surprises et les fatigues des voyageurs, à entendre les voix des errants de la taïga; nous rendre Russes dans le labyrinthe des forêts et des fleuves, et Goldes dans les aguets; nous émouvoir de la mystérieuse simplicité de Dersou causant dans un sabir sibérien particulier... Imprégner le lecteur du style singulier, tout ensemble intime, méditatif et ouvert, de l'écriture du narrateur... Y. Gauthier, en passeur passionné et vigilant, crée, avec cette traduction magistrale, un ouvrage à la hauteur du chef-d'œuvre de V. Arseniev.

Vladimir
Yves Gauthier

 

En savoir plus :

Les prochaines rencontres avec Yves Gauthier :

  • Chamonix le 11 décembre 2021, lors de la Journée internationale de la montagne
  • Nantes les 16 et 17 décembre 2021 pour le festival Russies étonnantes
  • Porspoder le 15 janvier 2022 à l'invitation de la librairie Le Chenal
  • Strasbourg le 26 janvier 2022 à l'invitation de la Librairie des Bateliers
  • Web conférence Secret Planet le 23 février 2022 : plus d'informations à venir !
     
  • Commander Dersou Ouzala, traduit du russe par Yves Gauthier et publié par les Editions Transboréal.
     
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