Sylvain Chermette, passionné de volcans, nous transporte au cœur du voyage Danakil : volcans, Tigray et Lalibela, monde presque surréaliste au vu des paysages traversés.
Un voyage dans la dépression du Danakil, sur les volcans Dallol et Erta Alé, est une aventure destinée à ceux qui aiment vivre des expériences uniques et découvrir des paysages surnaturels. Dans le désert Afar, une des régions les plus inaccessibles et les plus chaudes du monde, les caravanes et les travailleurs de sel forment un étonnant spectacle ; les couleurs du Dallol quant à elles ne sont égales à aucune autre, et le lac de lave de l'Erta Alé permet d'assister à un tout autre spectacle, tout aussi fascinant.
C'est accompagnés d'un guide passionné de volcans que nous partons à la découverte de cette région si particulière, en appréhendant le fonctionnement si original de cette zone volcanique.
L'Erta Alé
Une fois au pied du volcan, où nous passons une nuit, nous entamons la montée avec notre escorte à la frontale un peu avant le lever du jour (pour éviter la chaleur), accompagnés des dromadaires transportant les vivres et le couchage pour tous. Après 3 à 4 heures de marche en pente douce (seulement 300 m de dénivelé), nous arrivons au sommet. Après un petit casse-croûte, nous partons faire une première observation du lac de lave avec les plus impatients ! De retour au camp, au sommet du volcan au bord de la caldeira, pour le repas, nous attendons la fin d'après-midi pour partir faire une exploration complète de la caldeira et nous arrêter longuement au bord du lac de lave pour observer son activité de jour… puis de nuit ! Le niveau de la lave, généralement assez haut (environ 10 à 15 m), peut fluctuer de façon importante en quelques heures seulement.
Nous revenons le lendemain matin l'observer au lever du jour avant d'entamer la descente vers nos véhicules le plus tôt possible dans la matinée, pour éviter les grosses chaleurs.
Le Dallol
Après une nuit au village d'Amhed Ela, nous partons de bon matin pour le volcan. On circule directement sur la banquise de sel pour rejoindre le mont Dallol.
Le volcan est sous cette croûte de sel, pouvant mesurer jusqu'à 2 km, et offre des couleurs et des formes uniques au monde. L'hydrologie varie beaucoup d'une fois à l'autre et modifie profondément le paysage. On observe souvent des zones de résurgences où l'hydrologie est plus importante et où l'on retrouve nos « bassins » d'acide en terrasse, dans cet environnement caractéristique et insolite devenu aujourd'hui célèbre auprès des amateurs de volcans.
Les travailleurs du sel
C'est sur cette banquise de sel que travaillent des Afars. Ils sont nombreux à venir casser cette croûte de sel et tailler les plaques en blocs, qui seront remontés sur les hauts plateaux à l'aide des caravanes de dromadaires et d'ânes. Ce sont des milliers de dromadaires qui peuvent être présents en même temps dans la région, et il reste peu d'endroits au monde où l'on peut encore observer ce travail du sel et voir passer les caravanes.

