08 mars 2025 - Himalaya et Inde, Inde, Trekking, Dossier Inde Himalayenne

La région dite de l’himalayen indien s’étire sur près de 2 500 km d’ouest en est et couvre 11 états et territoires de l’Inde, sur une largeur comprise entre 230 et 400 km.

  • Jammu-et-Cachemire, Ladakh-Zanskar, Himachal Pradesh (Lahaul et Spiti)
  • Uttarakhand (Himalaya occidental - Garwhal, Nanda Devi et sources du Gange)
  • Sikkim, Bengale-Occidental (Himalaya central, Darjeeling)
  • Arunachal Pradesh, Nagaland, Manipur, Mizoram, Tripura, Meghalaya (Himalaya oriental).

Au vu de l’étendue des massifs et de la variété de climats, reportez-vous à notre article pour savoir quand et où partir.


Jammu-et-Cachemire, Ladakh-Zanskar

La verdoyante vallée du Cachemire indien, avec sa capitale Srinagar nichée entre le lac Dal et les montagnes, est considérée comme un haut lieu du tourisme indien. Sa particularité : les hébergements sur house-boat, de grandes péniches en bois confortables munies de 2 à 3 chambres spacieuses.

Le Jammu-et-Cachemire ainsi qu’une grande partie du Zanskar sont des territoires musulmans. Le Ladakh et dans une moindre mesure, le Zanskar, pratiquent le bouddhisme tibétain.

Srinagar est la porte d’accès, par la route, aux régions désertiques du Ladakh et du Zanskar que l’on atteint en deux jours (Srinagar-Kargil et Kargil-Leh) en deux longues étapes de 200 km chacune sur une route tortueuse qui traverse trois cols à près de quatre mille mètres d’altitude.

Depuis Kargil, on rejoint la capitale du Zanskar, Padum. Cette région de l’Inde himalayenne a récemment été désenclavée par l’ouverture de la route qui longe les gorges de la rivière Zanskar. Elle met la capitale du Zanskar à moins de quatre heures de Leh, via les villages de Nimu, Chilling et Niraq.

À la limite entre le Jammu-et-Cachemire et le Ladakh, on trouve l’une des belles montagnes de l’Himalaya indien, le massif du Nun-Kun qui culmine à 7 135 m.

Au départ de Leh, on peut visiter les nombreux monastères bouddhistes de la vallée de l’Indus (Hemis, Shey, Tikse…). Le Ladakh est un haut plateau désertique, recevant peu de précipitations, au contraire des basses vallées du Cachemire très arrosées. Les premiers explorateurs britanniques l’avaient surnommé “Le Petit Tibet”.


L’Himachal Pradesh

Au sud-est du Ladakh-Zanskar, on trouve plusieurs chaînes de montagnes, dont celle du Pir Panjal, séparées par de profondes vallées. La rivière Sutlej et son affluent, la Beas, façonnent le paysage. Le Lahaul se caractérise par son mélange de culture hindouiste et bouddhiste dont le plus bel exemple est le magnifique temple en bois de Bhimakali à Sarahan. Au Kinnaur, les sommets, très nombreux, culminent entre 6 000 et 6 500 mètres (Reo Purgyil 6 816 m). Dharamsala, capitale hivernale de l’Himachal Pradesh, est la résidence du Dalaï Lama, le chef spirituel des bouddhistes. Il s’y est installé depuis son exil en 1959. Le Spiti, limitrophe du Ladakh abrite de très beaux monastères bouddhistes (Tabo, Key…). Manali et Keylong sur le rebord oriental du massif du Pir Panjal, points de départs de nombreux treks, sont devenues facilement accessibles depuis l’ouverture du Atal tunnel. Cet ouvrage d’art, long de neuf kilomètres, évite le franchissement du Rothang pass, col difficile d’accès.


L’Uttarakhand

La perle de l’Himalaya indien. Les sources du Gange, le Shivling (6 543 m) et la Nanda Devi (7 817 m), dans le massif du Garwhal, attirent des centaines de voyageurs, soit pour le côté spirituel, soit pour la beauté des montagnes. Si une région de l’Himalaya indien supporte la comparaison avec le Népal, c’est bien celle-ci. Moins touristique et très authentique.


Darjeeling, au Bengale-Occidental et le Sikkim

L’Himalaya oriental se situe à l’opposé de la chaîne de l’Himalaya, à l’est du Népal. Historiquement important pour l’Inde, l’Empire britannique ayant fait, de Calcutta, sa capitale. Darjeeling, 500 km à vol d’oiseau de Calcutta, entourée de cultures de thé qui sculptent les collines à perte de vue, est célèbre pour son belvédère sur le Kangchenjunga (8 586 m), le Makalu (8 485 m) et l’Everest (8 848 m).

Le Sikkim, dernier état royal rattaché à l’Inde en 1975, occupe une place particulière pour les bouddhistes fervents pratiquants : tous les différents ordres y sont représentés, dans des monastères plus imposants les uns que les autres (Pemayangtse et Rumtek étant les deux plus visités). Le Sikkim compte à lui seul plus de 200 gompa, sans doute la plus grande concentration dans tout l’Himalaya. Malheureusement, en raison de la situation tendue avec la Chine, seul un quart du pays est accessible aux touristes occidentaux.


L’Himalaya oriental, mystérieux et inaccessible

L’Arunachal Pradesh, le Nagaland, Manipur, Mizoram, Tripura et le Meghalaya constituent la partie la plus mystérieuse de l’Himalaya indien. Ces territoires s’étendent des frontières orientales du Bhoutan à celles de la Thaïlande et l’intégralité de la limite septentrionale est partagée avec la Chine. Laquelle revendique une grande partie de ces territoires ! Ces régions sont quasiment inaccessibles aux voyageurs individuels et Tamera fait partie des très rares voyagistes à s’y rendre régulièrement avec des groupes. Ces régions offrent un mixte de culture animiste, chrétienne et bouddhiste tibétaine. Le grand monastère de Tawang mérite à lui seul le voyage. Plus mystérieuse encore, la région de Pemako, au pied du Namche Barwa (7 756 m), traversée par le mythique fleuve Brahmapoutre, voit se dérouler chaque année un grand pèlerinage khampa.