03 septembre 2020 - Himalaya et Inde, Pakistan, Expéditions

Le Pakistan. Il est dit que là-bas, il est difficile de voyager et qu’il faut certainement être un peu fou et passionné pour s’y rendre. Il est dit aussi que l’accueil est généreux, que la joie de revoir des voyageurs se voit sur le visage des habitants qui nous reçoivent, sourires et curiosités partagés. Il est dit, enfin, que de toutes parts, se dressent les plus belles montagnes du monde. Tout est vrai pour celui qui veut croire. Il n’empêche que c’est en allant voir que l’on peut véritablement se faire une idée d’un pays, et le Pakistan n’échappe pas à la règle.

C’est pour cela que nous continuons à développer des voyages dans cette région peu connue, sur ses glaciers spectaculaires, au creux de ses vallées isolées et verdoyantes, sous l’ombre des cimes des plus hauts 8 000 mètres, et là où d’antiques civilisations et explorateurs de renom ont fait leurs premiers pas et premières découvertes.

Focus sur deux massifs majeurs du Pakistan : le Karakoram et la région du Nanga Parbat qui ouvrent les portes sur le massif himalayen avant qu’il ne se déploie vers le Tibet, l’Inde et le Népal… Venez découvrir ce que vous réservent nos projets de trekking et voyages d’exploration en 2021.

 

Le Karakoram

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Baltoro © Laurent Boiveau

Au nord-est du Pakistan, le Karakoram offre une des plus grandes concentrations de montagnes et de glaciers au monde qui délimitent les frontières avec L’Inde et la Chine. Le massif des « montagnes noires », d’un univers minéral unique, présente un visage austère et inhospitalier, et pourtant, également appelé le « troisième pôle », il est une énorme ressource d’eau alimentant l’Indus, abrite des centaines de 7 000 mètres et des 8 000 mètres prestigieux, dont le K2, second plus haut sommet sur la planète après l’Everest. Nous proposons ainsi deux treks d’exception sur le glacier du Baltoro, et Biafo et Hispar.

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Trek sur le Baltoro par le col du Gondogoro 

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Les porteurs en pleine session de danse, Baltoro © Laurent Boiveau

Voyage de 23 jours dont 14 jours de trek pour aller vers Concordia et rejoindre le camp de base du Broad Peak, Hidden Peak (Gasherbrum I) et du K2, ce dernier s'effectue en deux étapes pour une approche qui donne la chance à tous d’y accéder. Un retour en boucle par le col du Gondogoro à 5 450 mètres et la vallée de Hushe qui ramène à Skardu.

Véritable succès en 2019, nous renouvelons l’expérience en juillet et août 2021 avec déjà deux départs garantis ayant dû reporter les voyages de la saison 2020.

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Le Snow Lake

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Snow Lake © Ishaq Ali

Nouveauté proposée en 2020, elle permet de réaliser un trek dont la porte d’entrée est Skardu et le Baltistan, pour rejoindre, lors de 60 kilomètres de progression sur le glacier Biafo, le fameux « Snow Lake » : un bassin de neige et de glace large de 16 kilomètres, à 5 150 mètres – qui fut nommé ainsi par Martin Conway, tellement sa vision faisait penser à un lac – le tout, cerné des pics majestueux.

Véritable autoroute de glace, son cœur est le point de rencontre d’éléments bruts et naturels et représente une jonction avec cols et glaciers. Le trekking du Snow Lake permet alors au retour de rentrer par le glacier Hispar et la région Hunza. Moins parcouru que le trek sur le Baltoro, il exige sur les 112 kilomètres de son itinéraire, une réelle expérience sur terrain exigeant et en progression alpine.

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Le Nanga Parbat

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Nanga Parbart  © Laurent Boiveau

Le seul 8 000 mètres au Pakistan qui ne partage pas ses pentes et son sommet avec d’autres pays voisins. Il est là, posé aux abords de la Karakoram Highway, trônant sur les vallées et le long de l’Indus comme une citadelle, belle, mais inaccessible. Inévitable pour celui qui vient visiter le nord du pays. Un trek de 3 jours permet d’ailleurs par « Fairy Meadows », d’approcher facilement le camp de base de Rakhiot, entreprit par Herman Buhl en 1953, réussissant alors la première ascension du Nanga Parbat.

Ce sommet très exigeant et difficile, se pose sur un large massif dont l’ascension s’est faite au cours de l’histoire de l’alpinisme par diverses faces, aux issues souvent dramatiques. L'ascension la plus connue reste celle de Messner, qui réalisera l’exploit, en 1978, de le gravir par la face sud, la plus directe et plus exposée.

Si son ascension reste exceptionnelle, nous savons que le tour du Nanga Parbat est un projet à notre portée. Laurent Boiveau, toujours en quête de nouveaux itinéraires et qui accompagne plusieurs de nos grands treks et expéditions en Himalaya, l’a ainsi effectué en 2017.
 

Laurent Boiveau
Laurent Boiveau

Nous sommes à ce jour en cours de création de ce trek unique et singulier, autour du Nanga Parbat, pour l'été 2021. Avant de dévoiler tous les éléments, nous avons interrogé Laurent Boiveau pour en savoir plus sur le parcours et la région.

 

En août 2017 tu as réalisé le tour du Nanga Parbat, peux-tu nous dire pourquoi ?

C’était le dernier 8000 mètres que je n’avais pas contemplé de près, mais ce n’était, bien évidemment, pas que pour cela. Il s’agit surtout de l’une des rares montagnes de haute altitude dont on peut faire le tour tout en restant assez proche. De plus, c’est tout de même une montagne mythique sous bien des angles…

 

Selon toi, quelles sont les principales difficultés de ce tour et quelles sont les qualités requises pour venir sur cet itinéraire d’envergure ?

Pas de réelles difficultés, si ce n’est qu’il faut passer quelques cols à 5 000 mètres, et que le terrain est rocailleux comme souvent au Pakistan. Mais, également, de nombreuses vallées permettent de rencontrer de nombreux habitants qui sont montés aux alpages : un mix donc, entre altitude et rencontres !

 

Toi qui connais bien le Pakistan, et le Baltoro en particulier, quel est la spécificité/originalité de ce massif ?

À l’inverse des profondes vallées du bassin versant du Baltoro qui nous amènent au pied du K2 et de la multitude d’autres montagnes emblématiques, le Nanga Parbat est une montagne totalement séparée des autres massifs, presque isolée. Il est donc tout à fait possible d’en découvrir toutes les faces tout en remontant dans le temps, celui des premiers explorateurs.

Une particularité qui est tout à fait impossible à réaliser pour tout autre 8 000 mètres du Pakistan…

 

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