06 juillet 2017 - Tibet, Peuples et fêtes, Himalaya et Inde

Nos départs au Tibet de l’automne font la part belle au Tibet avec deux départs pour le Mont Kailash (Mont Kailash et hauts plateaux du Changthang), un départ pour le Tibet central et ses monastères (Monastères du Tibet Central) et un départ pour un trekking au Kham (Trekking au coeur du Kham, dans la région de Dzongsar). Vous pouvez retrouver ici tous nos départs au Tibet. C’est donc l’occasion de publier quelques lignes sur cette destination hors de sentiers battus et tellement authentique.

 
 
Amdo et le Kham sont désormais des provinces chinoises

Les provinces de l’Amdo et du Kham, au Tibet Oriental, représentent environ la moitié de la zone culturelle tibétaine. Aujourd’hui, et peut-être parce qu'elle rassemblent les deux tiers de la population tibétaine, elles ont été intégrées aux provinces chinoises du Yunnan, du Gansu, du Qinghai et du Sichuan.

 

 

Khampas, gardiens de la culture tibétaine

La plupart des Khampas continuent aujourd’hui de défendre avec détermination leur culture et leur religion. C’est paradoxalement dans cette région qui n’appartient plus à la « Région Autonome du Tibet » que se déploient les monastères les plus florissants. Des communautés monastiques de plus de mille moines ou nonnes ne sont pas rares, ce qui n’est jamais le cas au Tibet Central. La richesse des pâturages, plus arrosés que ceux du Tibet Central, permet l’élevage de vastes troupeaux et les hautes vallées sont peuplées de semi-nomades relativement prospères. La persistance du mode de vie traditionnel, les pratiques religieuses et les traditions artistiques font des Khampas les gardiens d’une culture que plusieurs décennies d’oppression chinoise ne sont pas parvenues à détruire.

 

Pour partir à la découverte de ces hautes terres, il faut disposer au minimum de quelques semaines, d’un guide local dont la connaissance du terrain se révélera toujours précieuse, et de chevaux ou de yacks pour porter nourriture et bagages.

 

 

Drokpas, éleveurs semi-nomades : 

Ici, les éleveurs semi-nomades, qu’on appelle drokpas, vivent du printemps jusqu’à l’automne au milieu de leurs troupeaux de yacks et de chevaux, sous leurs tentes disséminées sur le haut plateau. L’hiver, ils redescendent dans leurs fermes-refuges au fond des hautes vallées. Autour de l’enclos sont disposées la pièce d’habitation et les réserves, remises et dépendances.

 

Ces hautes vallées se situent rarement au-dessous de 3 500 mètres et de telles altitudes donnent au « toit du monde » un climat violemment contrasté. Il gèle la nuit pendant la plus grande partie de l’année, mais même en plein hiver, la morsure du soleil peut vous brûler la peau. En hiver, la plupart des cols sont bloqués par la neige, et les seuls moyens de déplacement sont alors la marche à pied ou le cheval.  

 

 

Manijiaguo est un site sacré, visité par de nombreux pèlerins et administré par un grand tulku à la renommée très étendue. Une importante nonnerie occupe les lieux, rythmés par les grandes prières du matin et du soir. Les nonnes y tiennent une auberge monastique. Tout récemment, le tulku de Manijiaguo, Juga Rimpoche, a fait construire un monastère flambant neuf au dessus du couvent. 

 

      

 

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