Ils s'appellent chat de Pallas, lynx des Balkans et ibérique ou encore chat des Andes. Tous sont des félins de petite taille, menacés dans leur milieu naturel. Pourtant, peu de personnes connaissent leur existence et les menaces qui pèsent sur eux. Résultat, des programmes de conservation peinent à se mettre en place tandis que ces espèces continuent de décliner jusqu'à, probablement un jour, disparaître. Tamera fait découvrir cette faune méconnue à travers ses voyages nature.
Des petits félins aux quatre coins de la planète
Il existe 40 espèces de félins sauvages dans le monde. Les plus connus sont ceux de grande taille, pourtant, ils sont minoritaires. En effet, parmi les 40 espèces, 33 sont des félins de petite taille.
On les trouve sur quatre des six continents :
- l'Afrique, avec par exemple le chat doré africain, le chat sauvage d'Afrique, le serval, le caracal ou encore le chat des sables ;
- l'Amérique (Nord et Sud), avec le chat des Andes, le chat de Geoffroy, le jaguarondi, l'ocelot, le margay et le chat des pampas ;
- l'Asie, avec le chat doré asiatique, le chat bai de Bornéo, le chat viverrin aussi appelé chat pêcheur, le chat à tête plate, le chat marbré, entre autres ;
- l'Europe, avec notamment le chat sauvage d'Europe, le lynx ibérique et le lynx boréal.
Mêmes menaces que les grands félins
Parmi ces 33 espèces de petits félins, plusieurs sont menacées. C'est par exemple le cas du chat doré africain, du chat de Biet et du chat pêcheur, « vulnérables » selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ou encore du chat bai de Bornéo et du chat à tête plate, classés « en danger ».
D'ailleurs, la majorité des félins les plus menacés au monde sont des petits félins. Tous subissent des menaces qui pèsent sur leurs populations sauvages, les mêmes que celles subies par leurs cousins les grands félins, avec en tête la disparition et la dégradation de leur habitat.
Qu'il s'agisse de déforestation, de constructions urbaines prenant le pas sur la nature, de développement de l'agriculture ou de pollution, l'environnement des petits félins pâtit des activités humaines.
Conséquence souvent directe, le nombre de proies disponibles dans leur milieu naturel décline lui aussi sous la pression de l'homme. Résultat, les petits félins peinent à se nourrir. À cela s'ajoutent les représailles dont ils font les frais lorsqu'ils s'approchent trop près des cultures et des habitations.
Besoin urgent de mesures de conservation
Malgré toutes ces menaces, peu d'actions sont menées pour les protéger. L'ONG Panthera estime qu'à peine 1 % des fonds récoltés pour sauvegarder les félins sauvages dans le monde servent à la protection des petits félins.
Pire, nous savons peu de choses à leur sujet, ce qui complique la tâche des défenseurs de l'environnement qui voudraient leur venir en aide. Il y a donc urgence. La conservation des petits félins passe d'abord par une meilleure connaissance de ces animaux, et donc par des études de terrain.
À partir des informations récoltées, des mesures adaptées peuvent être prises. C'est la raison pour laquelle Jim Sanderson a créé en 1996 la Fondation pour la conservation des petits félins sauvages (Small Wild Cat Conservation Foundation). Toujours active aujourd'hui, elle continue de soutenir des projets de sauvegarde à travers le monde et de mener des recherches scientifiques sur plusieurs espèces en voie de disparition.
Tigres et rhinocéros du Népal
Observation du tigre en Inde

