10 octobre 2021 - Himalaya et Inde, Népal, Trekking, Dossiers, Dossier Népal
Renjo pass at 5340 m, with view on, Gokyo lake, Everest, Nuptse and Lhotse and Makalu in Kumbhu region in Nepal


Le trek, pour découvrir de façon intime une région

Trek, trekking, marche, randonnée, voyage à pied… Qu’importe les étiquettes et l’étymologie. Se déplacer en marchant est devenu une mode, un besoin, une nécessité, un luxe, un échappatoire mais surtout une manière de voyager qui permet de donner du temps au temps et de se resituer dans un espace/temps à l’échelle « humaine ». Le trek est un voyage actif dont nous sommes les acteurs. Des notions techniques y sont souvent associées : kilomètres, heures de marche, dénivelé, altitude. Au-delà de la performance, le trek permet d’accéder à des lieux, des évènements, des rencontres, bien souvent inaccessibles pour les non marcheurs. Les niveaux sont variables de quelques heures sur un sentier facile et plat à des semaines d’expédition en terra incognita et des altitudes bien au-delà des plus hauts sommets européens. Le Népal est la terre de trek par excellence. Le Sahara, l’Himalaya et, dans une moindre mesure, la cordillère des Andes, sont les berceaux du trekking. En Himalaya, le massifs des Annapurnas et la région de l’Everest au Népal en sont les lieux incontournables.

Une Népalaise prépare un repas pour des trekkeurs
© David Ducoin
 

Le Népal, une diversité d’itinéraires, de paysages et de peuples

Situé entre le plateau tibétain au nord et les plaines fertiles de l’Inde au sud, le Népal offre une grande variété de paysages malgré ses dimensions modestes : 800 kilomètres de long sur 200 kilomètres dans sa plus grande largeur. Il abrite huit des quatorze plus hauts sommets de la planète, dont l’altitude dépasse 8 000 mètres : Everest ou Sagarmatha (8 848 m), Kangchenjunga à (8 586 m), Lhotse à (8 516 m), Makalu (8 463 m),  Cho Oyu (8 201 m), Dhaulagiri (8 167 m), Manaslu (8 163 m) et Annapurna (8 091 m). À 150 kilomètres à peine de ces géants se trouvent des jungles tropicales et des vallées agricoles tempérées. Cette diversité alliée à la présence de la chaîne himalayenne qui traverse le pays d’est en ouest, font du Népal la Mecque des alpinistes et des trekkeurs du monde entier. La population représente trente millions d’habitants, principalement hindouistes, avec plus de trente-cinq ethnies parlant autant de dialectes. Qu’ils soient hindous, bouddhistes ou animistes, les Népalais sont très proches de leurs dieux et les célèbrent régulièrement.  Fermé au monde extérieur jusqu’en 1951, le Népal vit principalement de son agriculture et du tourisme qui constitue une manne économique pour le pays.

Vue sur une montagne avec monastère au Népal

© David Ducoin
 

Le Népal, paradis des trekkeurs

Le Népal est le paradis des marcheurs voyageurs. Hormis le classique tour des Annapurna et le camp de base de l’Everest, des collines autour de Katmandou aux treks les plus engagés, les possibilités sont presque infinies. Alliée à l’accueil et la gentillesse des Népalais, de nombreux trekkeurs y reviennent régulièrement. À l’est la région du Kangchenjunga et du Makalu. A l’ouest le Dolpo et le Mustang. Entre ces régions assez peu fréquentées, les possibilités sont nombreuses. Il est aussi parfois possible de gravir un « trekking peak » souvent aux alentours de 6 000 m comme l’Island peak ou le Mera peak. Pour atteindre la « zone de trek » il faut parfois prendre un vol de montagne dans un petit twin otter et atterrir sur une piste improbable, pas toujours goudronnée. Il existe également de nombreux 7 000 (Baruntse, Putha Hiunchuli, etc.) dont certains sont accessibles aux très bon trekkeurs, d’autres encore vierges pour alpinistes aguerris.

Passage d'un pont au Népal

© David Ducoin
 

À la découverte de la culture népalaise

Trekker au Népal, c’est aller à la rencontre de ses peuples montagnards, humbles et souriants, c’est rendre visite aux esprits du chemin, passer par des hauts cols ou flottent au vent les drapeaux à prière et flirtent chocards à bec jaune et craves à bec rouge. Marcher au Népal, c’est aussi partager une Tumba (bière de millet chaude), un verre de Chang (bière d’orge) dans une cuisine enfumée ou résonne le bruit sourd de la baratte remplie de thé salé au beurre. Entendre les conques résonner au petit matin nous invite à assister à une cérémonie au monastère voisin. Parfois, on observe un troupeau de Bharal se rassasier d’herbe rare sous le regard de l’invisible léopard de neige. Une caravane de yaks, venue du Tibet et lourdement chargée, impose une halte respectueuse. En fin d’étape, on chante et danse avec les porteurs au rythme du madal (tambour à deux faces). Le souffle court et le pas ralenti par le manque d’oxygène à ces altitudes, il nous faut surtout  faire la connaissance du fameux « plat népalais » qui n’est pas le Dhal Bhat national (riz et lentilles) mais bien le chemin qui n’en finit pas de monter puis de descendre. Contempler le soleil levant sur les plus hauts sommets du monde, admirer des étendues sans fin de rhododendrons en fleur, goûter de la cardamome fraiche au détour du chemin et laisser son regard errer et ses pensées batifoler tel les papillons sur les fleurs sauvages, font partie des bonheurs quotidiens.

Jeune fille népalaise

© David Ducoin

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