Trek, trekking, marche, randonnée, voyage à pied… Qu’importent les étiquettes et l’étymologie. Se déplacer en marchant est devenu une mode, un besoin, une nécessité, un luxe, un échappatoire, mais surtout une manière de voyager qui permet de donner du temps au temps et de se resituer dans un espace-temps à l’échelle humaine.
Le trek est un voyage actif dont nous sommes les acteurs. Au Népal, cette manière de voyager prend une intensité particulière : entre hauts sommets, vallées, cols, monastères et peuples montagnards, nos treks au Népal, au cœur de l’Himalaya, entre Everest, Annapurnas, Manaslu, Dolpo, Mustang et grandes traversées permettent d’approcher le pays dans son rythme le plus juste, celui de la marche.
Trek au Népal, pour découvrir une région de façon intime
Des notions techniques sont souvent associées au trek : kilomètres, heures de marche, dénivelé, altitude. Mais au-delà de la performance, le trek permet surtout d’accéder à des lieux, des événements et des rencontres bien souvent inaccessibles aux non-marcheurs.
Les niveaux sont variables : de quelques heures sur un sentier facile et plat à plusieurs semaines d’expédition en terra incognita, à des altitudes bien au-delà des plus hauts sommets européens.
Le Népal est la terre de trek par excellence. Le Sahara, l’Himalaya et, dans une moindre mesure, la cordillère des Andes, sont les berceaux du trekking. En Himalaya, le massif des Annapurnas et la région de l’Everest, au Népal, en sont les lieux incontournables.

© David Ducoin
Le Népal, une diversité d’itinéraires, de paysages et de peuples
Situé entre le plateau tibétain au nord et les plaines fertiles de l’Inde au sud, le Népal offre une grande variété de paysages malgré ses dimensions modestes : 800 kilomètres de long sur 200 kilomètres dans sa plus grande largeur.
Il abrite huit des quatorze plus hauts sommets de la planète, dont l’altitude dépasse 8 000 mètres : l’Everest ou Sagarmatha à 8 848 mètres, le Kangchenjunga à 8 586 mètres, le Lhotse à 8 516 mètres, le Makalu à 8 463 mètres, le Cho Oyu à 8 201 mètres, le Dhaulagiri à 8 167 mètres, le Manaslu à 8 163 mètres et l’Annapurna à 8 091 mètres.
À 150 kilomètres à peine de ces géants se trouvent des jungles tropicales et des vallées agricoles tempérées. Cette diversité, alliée à la présence de la chaîne himalayenne qui traverse le pays d’est en ouest, fait du Népal la Mecque des alpinistes et des trekkeurs du monde entier.
La population représente environ trente millions d’habitants, principalement hindouistes, avec plus de trente-cinq ethnies parlant autant de dialectes. Qu’ils soient hindous, bouddhistes ou animistes, les Népalais sont très proches de leurs dieux et les célèbrent régulièrement.
Fermé au monde extérieur jusqu’en 1951, le Népal vit principalement de son agriculture et du tourisme, qui constitue une manne économique importante pour le pays.

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Le Népal, paradis des trekkeurs
Le Népal est le paradis des marcheurs voyageurs. Hormis le classique tour des Annapurnas et le camp de base de l’Everest, des collines autour de Katmandou aux treks les plus engagés, les possibilités sont presque infinies.
Alliée à l’accueil et à la gentillesse des Népalais, cette diversité explique pourquoi de nombreux trekkeurs y reviennent régulièrement.
À l’est, on trouve les régions du Kangchenjunga et du Makalu. À l’ouest, le Dolpo et le Mustang. Entre ces régions assez peu fréquentées, les possibilités sont nombreuses.
Il est aussi parfois possible de gravir un « trekking peak », souvent autour de 6 000 mètres, comme l’Island Peak ou le Mera Peak. Pour atteindre certaines zones de trek, il faut parfois prendre un vol de montagne dans un petit Twin Otter et atterrir sur une piste improbable, pas toujours goudronnée.
Il existe également de nombreux sommets de 7 000 mètres, comme le Baruntse ou le Putha Hiunchuli. Certains sont accessibles aux très bons trekkeurs, d’autres encore vierges ou réservés à des alpinistes aguerris.

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À la découverte de la culture népalaise
Trekker au Népal, c’est aller à la rencontre de ses peuples montagnards, humbles et souriants. C’est rendre visite aux esprits du chemin, passer par des hauts cols où flottent au vent les drapeaux à prière et où flirtent chocards à bec jaune et craves à bec rouge.
Marcher au Népal, c’est aussi partager une tumba, bière de millet chaude, ou un verre de chang, bière d’orge, dans une cuisine enfumée où résonne le bruit sourd de la baratte remplie de thé salé au beurre.
Entendre les conques résonner au petit matin invite à assister à une cérémonie au monastère voisin. Parfois, on observe un troupeau de bharals se rassasier d’herbe rare sous le regard de l’invisible léopard des neiges. Une caravane de yaks, venue du Tibet et lourdement chargée, impose une halte respectueuse.
En fin d’étape, on chante et danse avec les porteurs au rythme du madal, tambour à deux faces. Le souffle court et le pas ralenti par le manque d’oxygène à ces altitudes, il faut surtout faire la connaissance du fameux « plat népalais » qui n’est pas le dal bhat national : riz et lentilles mais bien le chemin qui n’en finit pas de monter puis de descendre.
Contempler le soleil levant sur les plus hauts sommets du monde, admirer des étendues sans fin de rhododendrons en fleur, goûter de la cardamome fraîche au détour du chemin et laisser son regard errer, ses pensées batifoler comme les papillons sur les fleurs sauvages, font partie des bonheurs quotidiens.

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