05 février 2026 - Himalaya et Inde, Pakistan, Trekking

Terre de contrastes et de verticalité, le Pakistan est un pays singulier qui concentre tout ce qui fait un voyage vrai : l’engagement, l’altitude, la rencontre. Des géants du Karakoram aux plaines du Sindh, des peuples montagnards aux civilisations de l’Indus et des grands empires d’Asie, il offre une dimension humaine, culturelle et géographique rare et qui se mérite. 
Cette année encore, Tamera, spécialiste du Pakistan et de l’Himalaya depuis plus de trente ans, y retourne avec des itinéraires forts : Grande traversée du nord au sud, du Karakoram jusqu’aux portes de la Chine, treks rares autour du Nanga Parbat et au pied de plusieurs 8000. Des voyages exigeants, guidés par des spécialistes, pour celles et ceux qui osent sortir des sentiers battus et se frotter à l’aventure, la vraie !

 

Grande traversée du Pakistan du nord au sud


Cet automne, nous vous offrons la possibilité de découvrir le Pakistan dans son intégralité. Pays de contrastes, entre le Nord, dominé par les géants à plus de 8000 mètres d’altitude et habité par de nombreux peuples ismaéliens, et le Sud, plus rural et mémoire de glorieuses civilisations d’Asie, le Pakistan fera de ce voyage un périple unique et ambitieux. Le mois d’octobre est le seul qui puisse permettre d’enchaîner ces deux parties. 
Remontant la mythique Karakoram Highway (KKH), nous plongeons dans une belle ambiance de haute montagne et de vallées. Nous traversons le plateau du Déosai, l’un des plus grands plateaux d’altitude, passons au pied de géants mondialement connus comme le Rakaposi (7778 m). En chemin, nous allons à la rencontre des peuples du nord Pakistan aux cultures singulières, comme les Wakhis dans la vallée de la Hunza, les Shimshali de la vallée de Shimshal, ou encore le peuple kalash, païen et animiste. L’occasion pour nous de célébrer l’automne avec eux. 
Situé au fond de trois vallées étroites et isolées (Bumburet, Rumbur et Birir) sur la route qui mène à la frontière afghane, le peuple kalash continue de vivre selon ses traditions et ses croyances. Si les derniers chamans ont disparu depuis quelques années et que la modernité gagne du terrain année après année, le peuple kalash continue d’honorer les fées, les dieux et les esprits bienveillants qui leur permettent de mener à bien leur quête d’abondance et leur vision cyclique de la vie. Ainsi, chaque saison est l’occasion d’une intention, soit de demander quelque chose aux dieux, soit de les remercier.

Barbara Delière

© Barbara Delière / Arlette Carlotti


Au solstice d’été, ils célébrent l’Uchal et les moissons et remercient les dieux pour l’abondance du lait et des fromages. À l’automne, ils célébrent le Prun, le vin et les vendanges, en hiver, lors du Chaumos, ils demandent que le cycle recommence, et au printemps, le Jochi célèbre le renouveau et le recommencement du cycle avec l’apparition des feuilles, des bourgeons et des fleurs. 
Au cours de ce voyage, nous participons aux célébrations du Prun, où les petites filles sont les reines de la fête. Vêtues de robes très colorées, elles arborent des colliers en coquillages ainsi que leurs coiffes végétales composées d’œillet d’Inde et de cynorrhodon.  
Puis, nous reprenons notre route jusqu’à Karachi à l’extrême sud du pays. Nous plongeons alors dans l’Histoire de ces territoires plus ruraux que le Nord, façonnés par l’influence de grandes civilisations et des grands empires, dont nombre de sites, méconnus, sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco. À proximité de la frontière indienne, nous découvrons Lahore, marquée par l’architecture majestueuse de l’Empire moghol, et assistons à la cérémonie des drapeaux à Wagah, seul poste-frontière terrestre entre les deux pays. Nous contemplons la quiétude des jardins de Shalimar rappelant le raffinement de l’Empire perse. 


Nous traversons enfin un univers plus rural avec les provinces du Pendjab et du Sindh, entourés par les mystères de la civilisation de l’Indus qui assure une continuité entre ces deux provinces (Harappa au Pendjab et Mohenjo-Daro). Dans le Sindh, nous approchons la culture soufie, la version « mystique » de l’islam, introduite au Pakistan il y a plus de mille ans et dont l’esprit imprègne les lieux, comme à Multan.
Cette traversée du Sud, est l’occasion de découvrir des paysages variés, de grandes étendues, bordées de nombreux forts et murailles. 
Cette année, nous repartons également assister aux célébrations du Chaumos avec le peuple kalash, comme toujours accompagnés par Barbara Delière, spécialiste du Pakistan qui noue une relation intime avec les Kalash depuis de nombreuses années. 

Retrouvez deux nos voyages La grande traversée du Pakistan et Immersion chez le peuple Kalash lors de la fête hivernale du Chaumos.

Barbara Delière

© Barbara Delière


Voyage d’Islamabad à Kashgar, sur la route mythique du Karkoram


Nous attendions depuis plusieurs années la réouverture de la mythique route qui relie Islamabad, la capitale pakistanaise, à Kashgar, dans la région chinoise du Xinjiang (Turkestan), étape importante sur la route de la Soie. 
Longue de plus de 1300 kilomètres de long, cette route stratégique a été coréalisée par les armées chinoise et pakistanaise entre 1966 et 1978. 
Empruntant une partie des anciens itinéraires de la route de la Soie, cette route avait pour but principale d’ouvrir la Chine vers l’ouest et de désenclaver ainsi la région du Xinjiang. 


La route étant réouverte depuis peu, nous relançons ce voyage mythique permettant de traverser les paysages grandioses du Karakoram, de franchir le célèbre col du Khunjerab (4693 m) avant de redescendre sur la Chine. Une immersion unique au pied de sommets enneigés et de massifs vertigineux. Au Pakistan, nous passons à proximité du Rakaposhi (7788 m) et du Nanga Parbat (8127 m), l’un des quatorze 8000, avant de rejoindre côté chinois le lac Karakul situé à 3800 mètres d’altitude, avec en toile de fond l’imposant « père des montagnes de glace », le Mustagh Ata (7595 m). Une ambiance magique ! Enfin, en reprenant notre route vers Kashgar, nous passons également non loin du mont Kongur (7719 m).
À l’itinéraire initial, nous apportons quelques nouveautés, dont la découverte de la mystérieuse arche de Shipton. Cette magnifique arche naturelle, haute de plus de 450 mètres de haut, se situe dans la préfecture autonome kirghize de Kizilsu, au nord-ouest de Kashgar, près du village d'Artush, à une altitude d’environ 2900 mètres. L'approche de l'arche, dressée à l'entrée de canyons à la fois profonds et labyrinthiques, était autrefois extrêmement difficile. Dévoilée aux Occidentaux en 1947 par l’alpiniste et consul britannique Eric Shipton, dans son ouvrage Mountains of Tartary, l'arche tombe dans l’oubli jusqu’en 2000, où on la redécouvre avec une expédition du National Geographic. Aujourd’hui, son accès est aménagé et permet une approche sécure. 

Barbara Delière

© Barbara Delière / Franck Charton


Trek exceptionnel autour du Nanga Parbat


Forts de notre trek de reconnaissance en 2023, et toujours guidés par Laurent Boiveau, nous repartons cet été pour ce trek original et ambitieux autour du Nanga Parbat (8125 m) qui reflète parfaitement l’engagement de Tamera. À ne pas rater ! 
Ce trek exigeant, mais exceptionnel, nous emmène vers les somptueuses vallées isolées du Nord, dans un massif majeur du Pakistan, avec en toile de fond l'imposant Nanga Parbat (8125 m), signifiant « montagne nue », aussi parfois appelé Diamir, le « roi des montagnes ». Situé à l’extrême nord-ouest de l’Himalaya, il est le seul sommet à ne pas faire frontière avec la Chine, ce qui rend unique la possibilité de découvrir toutes les faces de ce géant majestueux. Faire le tour de ce 8000, neuvième plus haut sommet du monde, fait partie des plus beaux treks au Pakistan. Un must ! 
En empruntant les vallées qui l'entourent, nous franchissons successivement pas moins de quatre cols autour de 5000 mètres d'altitude et évoluons dans une belle ambiance de haute altitude composée de parois, de glaciers, d'arêtes rocheuses, théâtres des tragédies et des conquêtes d'un sommet grandiose. En chemin, nous rencontrons les bergers et leurs troupeaux.

Retrouvez notre voyage Le tour du Nanga Parbat.


Pour Laurent Boiveau, spécialiste de l’Himalaya et guide de ce voyage : « Ce trek autour du Nanga Parbat représente un gros challenge, rarement réalisé. Pour prendre part à cette expédition engagée de 25 jours, il faut être rodé à un terrain qui bien souvent n’a pas de chemins, être à l’aise dans des pierriers peu avenants où la neige peut devenir piégeuse. Présenté comme cela, c’est sûr que cela ne fait pas rêver ! Mais le Pakistan reste et restera très sauvage. En contrepartie, vous êtes sûr de vivre une aventure, je dirais même... l’Aventure… Je ne connais pas personnellement de trek plus compliqué et plus engagé. Il permet aussi d’entrer dans le "club fermé" des trekkeurs qui osent partir à la découverte. Un petit plus que j’apprécie toujours ». 


Cet été, nous partons également sur le trek aux camps de base de quatre 8000, du K2 (8611 m), du Broad Peak (8051 m) et des Gasherbrum I (8080 m) et Gasherbrum II (8035 m) en faisant une boucle par le col de Gondogoro (5625 m). Une version moins engagée est possible avec un aller-retour par Concordia et le glacier du Baltoro.
Pour ceux qui souhaitent un trek plus minéral et plus sauvage, nous repartons sur le trek de Shimshal, avec la possibilité de faire l’ascension d’un 6000 peu technique, le Mingili Sar.
Enfin, en juin prochain, nous tenterons l’ascension du Gasherbrum II avec Expeditions Unlimited, activité sœur de Tamera.

 

Laurent Boiveau

© Laurent Boiveau