Pour les voyageurs pressés, ou tout simplement pour ceux qui ne peuvent pas s’absenter longtemps pour des raisons professionnelles, familiales ou personnelles, il est possible de découvrir le Népal année après année, par étapes.
Il existe une grande variété de possibilités pour aller à la rencontre de groupes ethniques différents, de paysages contrastés et de vallées encore isolées du tourisme. Même en une dizaine de jours de trek, c’est tout à fait possible.
Voici quelques pistes pour vivre pleinement ses passions dans un format d’environ 16 jours Paris-Paris, ou au départ d’autres villes d’Europe. Ces idées d’itinéraires s’inscrivent dans l’esprit de nos voyages au Népal, entre treks, hautes vallées, villages et grands paysages himalayens.
Le fameux tour des Annapurnas
Aujourd’hui, entre Jagat, fin de la piste, et l’altiport de Jomosom, on suit la vallée de la Marsyangdi Khola. C’est une randonnée « au pays des merveilles », avec la remontée d’un sillon bordé d’impressionnants pics glaciaires.
Après une ascension régulière jusqu’à Manang, libre à chacun de choisir entre le franchissement du Thorong Pass, l’itinéraire « officiel » avec étapes en lodges, ou sa variante plus alpine, mais sans excès, par le Mesokanto La et le somptueux lac de Tilicho.
Les deux derniers camps de cette variante nécessitent des bivouacs en pleine nature. Le retour à Kathmandu se fait en avion, ou en bus si les conditions météo ne sont pas bonnes, en deux journées.
L’exploration de la vallée de Naar-Phu
Coincée entre l’imposant massif des Annapurnas et la frontière tibétaine, la vallée de Naar-Phu propose un parcours dans une région appelée le « Little Tibet », tant les paysages rappellent ceux que l’on trouve au nord de l’Himalaya.
Il faut deux jours à pied pour rejoindre Koto, avant de bifurquer dans la gorge de la Naar Phu Khola et d’atteindre, trois jours plus tard, Phu, village du bout du monde peuplé de Tibétains.
Il faut ensuite deux jours supplémentaires pour rejoindre Naar et le pied du Kang La. Le passage de ce col, à 5 350 mètres, offre un incroyable panorama sur le massif des Annapurnas, et même sur la partie sommitale du Machhapuchchhre, cette magnifique montagne que l’on peut admirer depuis les rives du lac de Pokhara et qui ressemble à une queue de poisson.
La descente s’effectue vers Ngawal puis Chame, avant d’envisager le retour vers Kathmandu via Jagat en quatre jours. C’est une boucle aux multiples facettes culturelles.
Le sanctuaire de l’Annapurna sud et Ghorepani
C’est le trek initiatique que l’on propose aux personnes qui se confrontent pour la première fois à la « haute » altitude, au-delà de 4 000 mètres.
Monter à cette altitude sur sentier n’est pas possible en Europe, et les apprentis trekkeurs se demandent, avec raison, quel sera leur comportement là-haut. Les conséquences du MAM, ou mal aigu des montagnes, ont de quoi faire réfléchir.
Ce mini-trek est un aller-retour dans le cirque des glaciers sud de l’Annapurna I, avec la possibilité intéressante de pouvoir stopper son ascension, voire redescendre facilement, si des effets indésirables apparaissaient.
Pour ceux qui iront au bout, l’itinéraire donne accès à la vision de la très haute montagne népalaise, avec une contemplation à 360 degrés de faces abruptes de plus de 3 000 mètres de glace vive.
Le retour s’effectue via le col de Ghorepani et son belvédère de légende sur les massifs de l’Annapurna, du Dhaulagiri et du Gurja Himal.
Les balcons de l’Annapurna et du Dhaulagiri
Cette variante du trek précédent contourne le massif avec l’enchaînement de quatre belvédères aux panoramas étendus, proposant des angles de vue totalement différents : Muldai Peak, Khopra Danda, Poon Hill et Mohare Danda.
Depuis Kimche, où se termine la piste, on traverse la campagne du piémont des Annapurnas et ses villages, comme Ghandruk, Kimrong et Tadapani, avant de partir plein nord contourner la base du pic glaciaire de l’Annapurna South et grimper sur le premier belvédère du périple, le Muldai Peak.
Par la suite, une longue traversée à flanc permet de rejoindre Khopra Danda et ses vues rapprochées du Dhaulagiri. Le lendemain, il est possible d’effectuer un aller-retour dans un désert minéral d’altitude à 4 600 mètres, au milieu duquel se trouve le lac sacré de Kayer Pokhari.
Le retour aux paysages campagnards, entre forêts de feuillus et terrasses, se fait avec le passage à Swanta avant de remonter vers Ghorepani et ses fameux rhododendrons géants. Au printemps, vue d’en haut, la forêt devient un tapis de couleur rouge.
Le jour suivant, on monte sur Poon Hill, le célébrissime point de vue, avant de descendre plus confidentiellement sur le fil de la crête jusqu’aux lodges de Mohare Danda. L’enfilade des faces nord du massif de l’Annapurna y est incroyablement belle au coucher de soleil.
On termine ce mini-trek par la traversée de villages gurungs authentiques.
Organiser un trek au Népal
Pour vous aider à organiser votre trek au Népal, l’agence Tamera, basée dans le vieux Lyon, est l’un des spécialistes du Népal en France. Elle propose une gamme exceptionnellement large de treks, de trekkings et de randonnées au Népal.
Balcons et sanctuaire des Annapurnas
Annapurnas et Dhaulagiris : le chemin des 4 balcons

