17 mars 2017 - Tibet, Peuples et fêtes, Himalaya et Inde

Alors qu’un groupe de Tamera rentre heureux des cérémonies d’hiver du Monlam Chenmo et que nous nous apprêtons à nous rendre au mont Kailash, fin mai, pour la cérémonie religieuse de la Saga Dawa, nous prenons le temps de souffler et de nous arrêter quelques instants sur les merveilles de la nature tibétaine et patrimoine de l'humanité : Potala, Everest, lac Yamdrok et mont Kailash... À revoir pour certains, à découvrir pour d'autres, nous nous rendons régulièrement au Tibet, pays qui nous touche et nous fascine et dont nous sommes devenus un des spécialistes.

 
Découvrez les joyaux du Tibet Central !
 
 
Le Potala : une oeuvre abstraite représentant l'Everest

A 3 700 mètre d'altitude et avec ses 13 étages, le Potala est longtemps resté un des édifices habités les plus haut de la planète. Il fut construit au XVII siècle sur un lieu déjà sacré à l'initiative du Grand 5 eme Dalai Lama. Lieu de résidence des successeurs réincarnés et centre du gouvernement tibétain, aujourd'hui inhabité et muséifié, il reçoit des centaines de milliers de visiteurs par an (limité à 2 300 personnes par jour), touristes chinois pour la plupart. Après avoir fait fantasmer nombre d'explorateurs il est devenu le symbole d'un Tibet en voie de folklorisation. Le Potala fut bâti sur le modèle du Palais royal de Leh au Ladakh construit 10 ans plus tôt. Il est Patrimoine mondial de l'humanité depuis 1994. Cependant, le gouvernement chinois cru bon de détruire les habitations modernes lui faisant face, estimant que cela rompait l'harmonie avec l'architecture ancienne du Palais. Aujourd'hui le « Monument de la libération pacifique du Tibet » sur l'esplanade du Potala, représente dans une œuvre abstraite le Mont Everest.

Le Potala

 

 

L'Everest, Mont Chomo Lungma ou « Déesse mère du Monde » en tibétain

Tel un joyau à trois pans taillé dans une roche de schiste cristallin et de calcaire primaire, le Mont Chomo Lungma, « Déesse mère du Monde » en tibétain nous dévoile son arête Nord-Est qui sépare la face Nord et son camp de base convoité de la face Est plus mystérieuse appelé aussi Kangshung face. A 4 980 mètre d'altitude, le monastère Nyngmapa de Rongbuk, se situe à 8 km du camp de base actuel. C'est ici que s'arrêtent les trekkeurs et simples visiteurs pour la nuit. Quelques lodges de fortune et un hôtel confortable accueillent ceux qui ne daignent pas camper à cette altitude. Le versant tibétain (où chinois) de l'Everest, était la seule option au début pour les expéditions, la plupart anglaises, qui tentèrent l’ascension. La première reconnaissance en 1921, la première tentative en 1922 et peut être...la première ascension en 1924 par Irvine et Mallory. Même Tenzin Norgay se retrouva auprès de Eric Shipton et Bill Tillman en 1935 pour une tentative. Le Tibet ferma ses frontières en 1950 lors de l'invasion chinoise et du coup, la primeur de la première ascension versant nord revint donc aux Chinois en 1960.

L'Everest et monastère de Rongbuk

 

Le lac Yamdrok : un des quatre grands lacs sacrés du Tibet

Entre Lhassa et Xigatsé, au sud de la Friendship Highway qui mène a Katmandou, la S305 rejoint elle aussi Xigatsé mais en passant par la jolie ville Gyantsé et le lac Yamdrok. Du col du Kamba la à 4 800 mètre nous pouvons observer une toute petite partie de ce magnifique lac qui laisse deviné ce que cache ses méandres. D'une superficie de 638 km2, il représente la plus importante réserve ornithologique de la région. Une centrale électrique a été construite sur ses berges en 1996. Avec les lacs Manasarovar, Nam Tso et Lhamo La-tso, le lac Yamdrok représente un des quatre grands lacs sacrés du Tibet. Sur ses flancs, le monastère de Samding abrite une petite communauté de religieux d'une lignée Kagyupa. Une déité trantrique, Dorje Phagmo, est à l'origine du temple. Sa réincarnation serait la seule Abbesse dirigeant une communauté de moines au Tibet.

Lac Yamdrok 

 

Le mont Kailash, Kang Rimpoche ou « précieux joyau des neiges » en tibétain

Tel un diamant dans un écrin de roche, le mont Kailash trône, resplendissant, sur le plateau tibétain. D’aussi loin qu’on peut le voir, on est fasciné par sa forme pyramidale et la paix qu’elle inspire. Au cœur de quatre religions du sous-continent indien, cette montagne est depuis des temps immémoriaux un lieu de pèlerinage privilégié, bien que difficile d’accès. Dans les pas des pèlerins hindous, bouddhistes et bön-pas venus en faire le tour, marchent désormais hommes et femmes du monde entier, simplement en quête de beauté ou impliqués dans une démarche spirituelle. Montagne la plus sacrée de l’Asie, le mont Kailash représente pour les Hindous et les Bouddhistes, le centre de l’univers. Les Jaïn Indiens, et les adeptes du Bön, religion animiste tibétaine, la vénèrent également. Kailash est le nom donné par les Indiens ; les Tibétains l'appellent quant à eux Kang Rimpoche, ce qui signifie « précieux joyau des neiges ».

Le mont Kailash

 

 

Nos prochains départs au Tibet

Ce printemps, nous avons deux départs assurés au Tibet central :

Pour voir tous nos voyages au Tibet central, cliquez-ici

 

Cet été nous préparons des départs avec fête au Tibet oriental :

Le départ du 4 aout du voyage "trekking au coeur du Kham dans la région de Dzongsar" permettra d'assiter aux danses monastiques de Tagong. Pour en savoir plus cliquez-ici.

Nous préparons actuellement une version améliorée et plus longue de la fête des Shaman de l'Amdo qui permettra d'assister à 3 autres fêtes dont des danses monastiques et des courses de chevaux. Le départ aura lieu fin juin ou début juillet. Pour obtenir la fiche programme du voyage "Amdo en fête", cliquez ici

Enfin le 8 octobre nous irons dans la région du Kawa Karpo accompagnés par la tibétologue Katia Buffetrille:

Kora intérieur du Kawa Karpo et fête monastique avec une Tibétologue. Pour en savoir plus cliquez-ici.

Pour voir tous nos voyages au Tibet oriental, cliquez ici