04 décembre 2019

Le 9 avril prochain, nous partons en Afrique du Sud pour une expédition inédite et vous pouvez encore nous y rejoindre. Accompagnés par Marc Lubin, guide de haute montagne français, et Kaï Fitchen, jeune explorateur sud-africain à la fibre environnementaliste, nous suivons les flots du fleuve Orange comme fil conducteur d’une aventure sauvage. Nous démarrons par une traversée engagée de 15 jours du Drakensberg, la chaîne de montagnes mythiques séparant le Lesotho de l’Afrique du Sud, puis poursuivons pendant 15 autres jours le cours du fleuve Orange, traversons de grands espaces sauvages et y découvrons la faune.

 

Traversée en trek en autonomie du Drakensberg

La grande traversée du Drakensberg est un grand trek d’altitude de 12 jours, exigeant et engagé. Nous portons nos affaires personnelles (avec un ravitaillement au milieu) et les conditions climatiques peuvent être éprouvantes, tout comme le terrain. Une fois atteint le plateau, le parcours comprend trois ensembles distincts : le nord Drakensberg, secteur le plus haut qui comprend l’Amphithéâtre et qui est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, puis le Drakensberg central de Didima à Cathedral Peak, très sauvage, et enfin, le sud Drakensberg incluant la réserve de Giant’s Castle jusqu’à Bushman’s Nek. Le Drakensberg se trouve au Lesotho, petit pays de deux millions d’âmes peuplé essentiellement de Basotho et dont le point le plus bas se situe à quelque 1 300 mètres, ce qui en fait le pays le plus haut du monde relativement à cette caractéristique.

Notre trek de reconnaissance nous amène à une pléiade de sommets aux noms surprenants et magiques : Mont-aux-Sources (3 282 m), Cleft Peak (3 281 m), Champagne Castle (3 377 m), Giant’s Castle (3 315m), Mafadi (3 450 m), le point culminant de l’Afrique du Sud ainsi que le Thabana Ntlenyana (3 4 82 m), le sommet le plus haut du Lesotho. Ils sont là comme des sentinelles sur notre chemin. Au début de notre parcours, nous pouvons aussi contempler les chutes de la Tugela, les deuxièmes plus hautes au monde à 948 mètres (les plus hautes du monde sont celles de Salto Angel au Venezuela avec 979 mètres).

Chaque journée de trek se déroule selon un rythme immuable – mais pas monotone pour autant ! – avec un départ au plus tard à 8 heures. Sur le plateau qui est loin d’être plat, il nous faudra, hors de tout sentier, monter puis redescendre puis remonter et redescendre de 200 ou 300 mètres, trois à quatre fois par jour. Les camps sont souvent dans de petites vallées, là où nous trouvons un cours d’eau pour avoir de l’eau. Nous sommes constamment à 3 000 mètres d’altitude.

Nous rejoindre sur cette grande traversée du Drakensberg exclusivement.

Nous rejoindre sur l'intégralité de ce voyage de reconnaissance.
 


© Kaï Fitchen

 

Exploration de l’Afrique du Sud le long du fleuve Orange

Nous poursuivons ensuite le long du cours du fleuve Orange sur 14 jours en logistique 4x4, depuis le Lesotho jusqu’à son embouchure à Alexander Bay, 2 000 kilomètres plus à l’ouest. Il est le plus long fleuve d’Afrique du Sud. Cette partie du programme est accessible à toute personne en bonne santé passionnée par l’exploration et les paysages sauvages. Le fleuve Orange naît dans les montagnes escarpées du Drakensberg au Lesotho à 3 150 mètres d’altitude, où nous débutons notre voyage dans le sud du pays. Pays essentiellement peuplé de Basotho, ces « cavaliers du ciel » chevauchent de robustes poneys qu’ils utilisent pour mener leurs troupeaux de moutons dans les montagnes et pour faire des courses hippiques. Nous les accompagnons au cœur de leur terre.

Puis nous suivons toujours le fleuve Orange qui s’écoule à travers l’Afrique du Sud et au sein de certaines des zones les plus arides et chaudes au monde. Sa rive nord marque même la fin du désert du Namib. Nous nous arrêtons dans le parc de Doornkloof, peu connu des voyageurs, où nous observons, probablement, élans du Cap, grands koudous et ces petits renards aux grandes oreilles, les otocyons, puis dans le parc national de Mokala, où nous apercevons buffles du Cap, girafes, zèbres, phacochères et plusieurs espèces d’antilopes dont les fameuses antilopes rouannes. La réserve naturelle de Witsand nous offre l’occasion de découvrir une faune bien adaptée au milieu désertique : oryx, springboks, suricates, etc.

Au sein du parc national des chutes d’Augrabies, le fleuve chute de 122 mètres en suivant un parcours de 26 km de gorges étroites dont nous découvrirons certains des secrets et où les damans des rochers abondent. Nous embarquons sur des canoës pour pagayer le long de ses rives sauvages, entre l’Afrique du Sud et la Namibie. Nous terminons notre beau périple dans les montagnes du Cederberg, où nous découvrons le site de Stadsaal et ses fameuses roches rouges aux formes étranges, ses peintures rupestres très bien conservées dessinées par les Khoi-khoi, un peuple pastoral ayant vécu dans la région pendant plus de 500 000 ans.

Nous rejoindre dans cette exploration du fleuve Orange exclusivement.

Nous rejoindre sur l'intégralité de ce voyage de reconnaissance.


© Kaï Fitchen

 

Marc Lubin guide cette traversée inédite

Marc Lubin est guide de haute montagne, infatigable voyageur et défricheur de terrain « hors norme ». Amateur de cartographie, il aime en étudier les moindres détails et rêver d’aventure dans des territoires peu connus ou oubliés de tous. De l’Amérique du Sud à l’Afrique, Marc a voyagé promenant sa sensibilité et sa grande humanité. Il regarde passionnément les cartes et cela l’interpelle fortement quand celles-ci, par manque de renseignements, lui font deviner un vide, gage de découvertes.

Traînant ses guêtres dans les marais de l’Okavango au Botswana et passant par Johannesburg, les cartes ont commencé à parler et l’idée de ce voyage de reconnaissance lui est venue. Ami de longue date de Tamera, il se devait de le construire avec nous. Il nous raconte : « Sur toutes les cartes je voyais ce gros point nommé Lesotho. Pourquoi ? Pourquoi ce royaume enclavé en pleine Afrique du Sud ? Pourquoi les Basotho ? Pourquoi ces montagnes, ces cascades, ce pays sauvage ? Pourquoi le fleuve Orange ? Pourquoi Mont-aux-Sources (en français sur les cartes) ? Pourquoi le trek est-il absent de ces lieux ne laissant la place qu’à un tourisme de tout terrain, VTT ou 4x4 et équestre ? De cette envie, cette passion et de ces interrogations est né ce voyage. »

 
Marc Lubin / Kaï Fitchen.