13 juillet 2021 - Asie centrale, Mongolie, Actualités

Cette semaine, nos amis mongols fêtent également leur indépendance et célèbrent les festivités du Naadam. Chaque année, pendant deux jours, ils s’affrontent autour des trois sports traditionnels nationaux que sont le tir à l’arc, la lutte et la course de chevaux. C’est l’occasion pour nous de vous donner des nouvelles du « pays du ciel bleu » avec, notamment, la sortie du dernier livre de Marc Alaux ainsi que la création d’un projet de ferme pédagogique par notre partenaire et amie Naraa Dash, via sa Fondation Sentier d’Action.

 

Un e-visa pour la fin de l’été

Alors que les frontières sont de nouveau ouvertes depuis quelques jours, il est encore un peu tôt pour pouvoir de nouveau fouler les steppes mongoles. En effet, les vols internationaux reprennent petit à petit, mais il faudra encore un peu de temps pour que les liaisons aériennes se multiplient. À ce jour, peu de vols sont et seront programmés jusqu’à cet automne sur cette destination déjà pas très bien desservie en temps normal.

De plus, la Mongolie a fait le choix, dans un premier temps, de n’autoriser à rentrer sur son sol que les personnes présentant un schéma complet de vaccination. Les personnes ayant contracté la Covid dans les six mois précédant le voyage et étant totalement guéries sont également autorisées à se rendre en Mongolie. Naturellement, un test PCR de moins de  72 heures doit être présenté à l’embarquement, tant à l’aller qu’au retour.

Toutefois, une bonne nouvelle nous a été confirmée par l’ambassade avec le développement en cours du e-visa. Il devrait être opérationnel à la fin de l’été. Il permettra de faciliter les démarches administratives et de favoriser le retour des voyageurs avides de grands espaces.

Nous espérons donc pouvoir voyager de nouveau au « pays du ciel bleu » en début d’année prochaine pour le Festival des glaces fin février, début mars. Certains d’entre vous nous ont d’ores et déjà sollicités pour des projets de voyages pour l’année prochaine et, avec le report des voyages de 2020, certaines dates de départs sont déjà complètes.

N’hésitez pas à nous contacter pour parler ensemble de votre projet, c’est le moment idéal.

Retrouvez l’ensemble de nos voyages en Mongolie.

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© Jacques Ducoin

 

Mongolie, entre l’ours et le dragon

Marc Alaux est un voyageur, écrivain, libraire et éditeur depuis près de vingt ans chez Transboréal. Sa passion pour la marche et son amour pour les paysages de steppes l’ont poussé à traverser des régions de Mongolie à plusieurs reprises. Ses voyages à pied lui ont permis d’appréhender l’histoire et la culture de ce vaste pays, et de toucher de près le cœur et l’âme mongoles.

Marc est l'auteur de plusieurs livres, dont deux récits de voyages (Sous les yourtes de Mongolie et Ivre de steppes) et d'un petit livre d'essai sur la steppe (La vertu des steppes) aux Éditions Transboréal.

Son dernier livre, Mongolie, entre l'ours et le dragon, vient de paraître aux Éditions Nevicata. Il nous le présente en quelques lignes. 

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© Marc Alaux

De quoi parle ce livre ?

MA : « De ce vaste et beau pays qu’est la Mongolie. Plus spécifiquement de la Mongolie contemporaine avec ses dimensions rurales comme citadines, avec son héritage, mais aussi ses bouleversements contemporains. Le sous-titre Entre l’ours et le dragon illustre d’ailleurs l’enclavement entre ses gourmands voisins russe et chinois. »

 

Qu’as-tu voulu exprimer à travers ce livre ?

MA : « La sensibilité multiple, les différents regards qu’il faut adopter en découvrant ce pays. J’ai souhaité offrir une place aux nomades et aux chamans mais aussi aux mineurs et aux citadins, à l’histoire et à l’identité mongoles mais aussi à la démocratie et à l’actualité. Pour enrichir ma parole, j’ai, en fin d’ouvrage, interviewé trois femmes : Isabelle Charleux, qui évoque l’histoire et le bouddhisme, Nomindari Shagdarsüren pour traiter de la culture, et enfin Naraa Dash sur l’éducation, les affaires et la corruption… »

 

À qui est-il destiné ?

MA : « Aux voyageurs, très clairement, et aux lecteurs désireux de connaître ce pays lointain. Ils trouveront au fil des pages les clés de compréhension et la grille de lecture qui permettent de rendre un voyage complet. Le tout sous une plume que j’espère simple, joyeuse et passionnée, car c’est toute mon âme que je jette dans chacun de mes livres. »

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Le 4 novembre dernier, Marc était revenu sur son parcours et nous avait conté sa passion pour la Mongolie au cours d’une web conférence de Secret Planet. Découvrez cet entretien.

 

Création d’une ferme pédagogique par la Fondation Sentier d’Action

Comme pour beaucoup, cette crise sanitaire mondiale de la Covid-19 nous a poussés à prendre du recul, à réfléchir sur nos modes de vie, ou encore à mettre en place des projets en sommeil. C’est ce qu’a fait Naraa Dash, notre amie et partenaire de longue date pour nos voyages en Mongolie. Avec sa Fondation Sentier d’Action, elle a mis à profit cette période de disette touristique pour investir toute son énergie dans un projet qui lui tenait à cœur : une ferme pédagogique pour sensibiliser les jeunes mongols à la vie rurale et aider les enfants atteints de handicap, notamment ceux atteints d’autisme.

C’est en 2010 que Naraa crée Fondation Sentier d’Action pour répondre à l’appel désespéré de l’un de ses frères, gouverneur de Malchin dans la province d'Uvs dans l’Altaï mongol en proie à un dzud des plus meurtriers de ces dernières années.

Le dzud est un phénomène météorologique mongol caractérisé par de fortes chutes de neige et un froid intense, survenant généralement à la suite de plusieurs étés très secs. Ce phénomène entraîne alors une forte diminution des ressources en pâturage, et par conséquent une perte massive de bétail. Cet épisode tragique a fait prendre conscience à la fondation des graves carences de la vie rurale en Mongolie, notamment dans le domaine de l’éducation et de la santé, rendant les conditions de vie encore précaires. La fondation a alors concentré ses efforts dans les domaines de l'agriculture, de l'éducation et de la santé.

Ces dernières années, le constat est édifiant. Le réchauffement climatique amplifie chaque jour les écarts de température déjà extrêmes, exposant les éleveurs au risque d'insécurité alimentaire.

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   © Jacques Ducoin

Cette situation bouleverse totalement un mode de vie basé sur le nomadisme pastoral, entraînant un fort exode rural, la misère des campagnes venant grossir celle des villes. Cette séduction apparente creuse le fossé entre les nomades et les nouvelles générations qui sont confrontées aux tares et aux blessures urbaines. Le manque d'infrastructures, de modernité et de confort de la vie nomade en Mongolie accélère le processus de migration vers les villes aux écrans omniprésents et aux lumières trompeuses.

Fortes de ce constat, Naraa et sa fondation ont mis en place ces derniers mois le projet de ferme pédagogique : Domaine l'Edelweiss. L’objectif de ce projet est de redonner du sens à la vie rurale et de reconnecter les jeunes générations avec leur tradition de nomadisme pastoral. Cette ferme pédagogique aura une dimension technique et technologique, en accueillant de nombreux spécialistes venus d'Europe pour transmettre leurs connaissances et échanger leurs techniques agricoles avec les nomades mongols afin d'enrichir leurs conditions de vie dans le respect de leur savoir. Mais le domaine aura aussi une dimension sociale, en offrant un accueil aux personnes mongoles souffrant de handicap, et notamment les enfants atteints d'autisme, en les faisant progresser par des formations autour de la vie rurale et de ses enjeux.

Si vous souhaitez plus d’informations sur ce projet ou si vous souhaitez le soutenir, contactez Fondation Sentier d’Action : le site du Domaine Edelweis.

 

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