31 octobre 2019 - Himalaya et Inde, Népal, Trekking, Témoignages

Sans censure, sur un voyage particulièrement rare ou emblématique, nous livrons les paroles de nos participants, recueillies à chaud à leur retour. Elles sont reprises telles qu’elles nous ont été transmises, avec seulement quelques corrections de forme. Pour ce “Paroles de participants”, Jackie C., grand amateur de randonnée en montagne, a arpenté le Népal pour la huitième fois.

Cette année-là, il a décidé de participer à la cinquième étape de la Grande Traversée du Népal et de franchir le Tilman Pass, entre le Langtang et le Rolwaling. Son témoignage rejoint l’esprit de nos grands itinéraires de treks au Népal : itinéraires peu fréquentés, reconnaissance, altitude, météo incertaine, engagement collectif et confiance dans l’équipe locale.

Comment vous est venue l’idée d’un tel voyage ? Que connaissiez-vous du Tilman Pass ?

Assez naturellement. L’idée de ce voyage m’est venue après deux treks avec Tamera. Le premier, du Lumbasamba au Makalu en 2017. Le second, la Grande Caravane du Dolpo en 2018. J’avais particulièrement apprécié le fait de faire un voyage de reconnaissance. Les chemins sont peu, voire pas balisés ni tracés, ce qui laisse place à une plus grande liberté et à un grand choix d’itinéraires et de bivouacs.

Suite à ces deux expériences, j’ai cherché un nouveau projet. Le Tilman m’a tout de suite intéressé, car il est unique en son genre. À ma connaissance, l’itinéraire n’avait encore jamais été réalisé en groupe. De plus, c’est une étape de la Grande Traversée du Népal et j’avais envie de rencontrer l’équipe participante de cette année.

 

Aviez-vous déjà entendu parler de Laurent Boiveau, l’accompagnateur de l’étape ?

Oui. Je connais Laurent depuis 2001 et une expédition au Cho Oyu, dans l’Himalaya. Depuis, je suis ses expéditions sur son site web et, bien entendu, sa traversée du Népal. Je l’ai retrouvé en 2018 pour la Grande Caravane du Dolpo et j’ai eu envie de continuer avec lui pour le Tilman.


 

Comment s’est passée votre arrivée ? Aviez-vous des appréhensions à intégrer un groupe déjà existant ?

Certes, il y avait une petite appréhension à l’idée de retrouver un groupe déjà acclimaté et soudé depuis deux mois. Mais tout s’est très bien passé. L’accueil a été super sympa et l’osmose s’est faite rapidement et naturellement.

J’ai été surpris par leur très bon moral après deux mois de trek. Ils m’ont d’ailleurs confié que leur plus grande difficulté avait été la météo très capricieuse, notamment le fait de ne pas voir certains paysages à cause du brouillard et de la pluie. Les filles de l’équipe ont particulièrement détesté les sangsues lors des passages en forêt.


 

 

Aviez-vous des attentes ou des appréhensions avant votre départ ?

Non, pas d’appréhensions particulières, si ce n’est la météo. Et, malheureusement, elle n’était pas toujours en notre faveur.

Comment s’est passée l’approche du Tilman et la gestion de la logistique par l’équipe locale ?

L’approche du Tilman a été très difficile du point de vue de l’orientation et de la topographie. La logistique gérée par l’équipe a été bonne. Elle a également été facilitée par la connaissance de certains accompagnateurs qui l’avaient déjà fait.
 

 

L’ascension correspondait-elle à ce que vous imaginiez ? Quelles ont été les difficultés ?

Cette montée au col est relativement facile, mais le chemin est difficile à trouver et peu marqué. L’arrivée au col est facilitée par la grande pente neigeuse et, par beau temps, l’accès est plus ou moins facile à trouver.

Cependant, nous avons eu mauvais temps en descendant et beaucoup de neige fraîche sur des éboulis, ce qui a énormément ralenti la progression. Pour la suite, l’étape vers les lacs a été très difficile à cause du brouillard et du terrain très varié, à travers la forêt, les éboulis et les rhododendrons. Là aussi, la connaissance du terrain de nos guides a été plus que nécessaire.
 

 

Avez-vous eu envie de continuer la Grande Traversée et de suivre l’équipe sur l’étape suivante ?

Après ces treize jours de trek avec le groupe, j’aurais aimé continuer avec eux et faire le passage des cols du Khumbu vers le Makalu. J’ai rencontré, mais très brièvement, les participants au trek pour le Tashi Lapsa, car j’ai rejoint Kathmandu assez rapidement.
 

 

Des futurs projets ou envies ?

Mes futurs projets sont a priori toujours un grand trek, sûrement au Népal, et avec Tamera.

 

Crédit photo : Jackie C. et Laurent Boiveau