Comment venir au Népal et à quel coût ?
Le point d'entrée unique au Népal par avion est l'aéroport de Katmandou, sur nos treks et voyages au Népal. Pas de vol direct depuis la France, ni plus largement depuis les capitales européennes : prévoir une ou deux escales, dans les pays du Golfe, en Inde (Bombay ou Delhi) ou à Istanbul avec Turkish Airlines. Les prix s'inscrivent en classe économique dans une fourchette large, souvent entre 600 et 1 000 € l'aller-retour, mais le retour d'expérience montre que la variabilité des tarifs, calquée sur l'offre et la demande, ne récompense pas forcément l'achat un an à l'avance : de bonnes surprises sur les moteurs de recherche peuvent survenir à quelques jours du départ. Seule condition : ne pas être à cheval sur des dates fixes comme le vendredi ou le samedi soir. Attention aussi aux escales interminables, qui n'assurent pas forcément un prix intéressant.
L'arrivée à Katmandou
Prévoir aussi, à l'arrivée à l'aéroport de Katmandou, le prix du visa touristique, valable 15, 30 ou 90 jours (payable en carte Visa ou Mastercard). Une fois sorti du terminal, un pre-paid taxi permet de rejoindre le centre-ville pour un tarif modeste. En marchant environ 400 mètres jusqu'à la route principale, on trouve des taxis à moitié prix, voire moins. L'autobus reste une solution plus économique, mais il dépose dans l'une des gares routières en périphérie, assez loin des guest-houses touristiques.
Quel coût pour séjourner à Katmandou ?
L'heure du choix : rester un moment ou fuir Katmandou ?
Katmandou est le lieu de passage incontournable où sont regroupées la majorité des agences de trekking du pays. Si vous n'avez rien prévu, il faudra arpenter les rues de Thamel à la recherche de la « bonne affaire », ce qui nécessite de vous trouver un hébergement. Si vous ne souhaitez pas résider à Katmandou, très polluée, et que vous désirez randonner du côté du massif des Annapurnas, il est préférable de vous rendre directement à Pokhara, où l'air est bien plus pur et où l'on trouve des agences de trek, en moins grand nombre mais souvent plus familiales, et parfois moins chères. Il faudra alors rejoindre la gare routière Central Bus Station à Gongabu, sur Ring Road au nord de Katmandou, pour monter à bord d'un des nombreux bus locaux assurant la liaison vers Pokhara, de nuit ou de jour (compter environ dix heures de route).
Il existe une alternative « touristique » au bus local avec les tourist bus, qui desservent plus rapidement certaines destinations touristiques comme Pokhara, Beni, Jiri, Syabrubensi ou Besisahar : le confort y est un peu meilleur, mais ils ne roulent que de jour, se réservent à l'avance et partent tous de Kantipath tôt le matin. Les liaisons aériennes intérieures, plus rapides, restent nettement plus onéreuses que les bus, qu'ils soient touristiques ou locaux. Pour les transports, un guide papier à jour reste toujours utile en complément.
Choisir son hôtel à Katmandou
À Katmandou, on trouve toute une gamme d'hébergements, du guest-house simple à l'hôtel de grand luxe (comme le Radisson). Pour un trekker souhaitant un minimum de confort et de calme, les quartiers de Thamel, Chhetrapati ou Lazimpat offrent un bon compromis prix/confort avec petit-déjeuner basique inclus.
Le « vrai » routard se dirigera vers les quartiers périphériques, où l'on trouve des hébergements authentiques nettement moins chers. Ne pas réserver à l'avance par internet permet souvent d'obtenir des remises intéressantes en négociant directement avec le concierge, en fonction du taux de remplissage de l'établissement, surtout hors saison de trekking. À Pokhara, sur Lakeside, de nombreux petits hôtels de type « pension de famille », propres, calmes et avec jardin exotique, restent très abordables.
Se déplacer à Katmandou
Si vous voyagez seul et souhaitez utiliser les moyens de transport bon marché dans la vallée de Katmandou, il est utile de savoir déchiffrer l'écriture devanagari pour s'assurer d'être à bord du bon autobus, et de comprendre un minimum le népali pour décrypter les annonces des contrôleurs. Pour les déplacements dans l'hypercentre de la capitale, privilégiez la marche : vous irez de surprise en surprise. Les rickshaws ne sont pas si bon marché, mais les emprunter est une bonne action. Les transports en commun, où l'on est serré comme des sardines, ne reviennent vraiment pas cher. À Pokhara, si l'on reste sur Lakeside, tout se fait à pied.
Se nourrir à Katmandou
À Katmandou et à Pokhara, de nombreux bars et restaurants touristiques proposent des mets du monde entier, composés de bons produits. Côté boissons, thé, sodas sous licence locale et une profusion de bières locales, pour la plupart goûteuses. Un repas standard dans un restaurant touristique reste d'un coût modéré ; dans les gargotes népalaises, on mange pour beaucoup moins cher, au prix parfois d'un certain risque pour la « flore intestinale ».
Les visites à Katmandou
Les sites touristiques historiques, endommagés par les séismes du printemps 2015 mais depuis largement consolidés voire reconstruits, sont pour la plupart d'accès payant. Pour se déplacer, on utilise les nombreux taxis, dont le compteur ne fonctionne pratiquement jamais : le prix de la course se négocie systématiquement avant de monter dans le véhicule.
L'achat ou la location de matériel de trekking à Katmandou
Occasionnellement, si vous avez oublié quelque chose, vous en trouverez sur place, à Katmandou ou à Pokhara. Attention toutefois aux produits techniques comme les doudounes en duvet ou les vestes en Gore-Tex, dont la qualité réelle peut être aléatoire dans les boutiques les moins chères. En dehors du matériel de trek, on peut louer sur place crampons, piolets, casques, cordes ou chaussures de haute montagne (les grandes pointures restent difficiles à trouver), mais les prix ne sont pas toujours avantageux sur de longues périodes.
Sur Trivedi Marg, à l'entrée est de Thamel, se trouvent les magasins des grands fabricants de matériel de trekking et de haute montagne, où l'on trouve du matériel d'origine, contrairement à ce que l'on peut voir ailleurs dans les boutiques népalaises.
Réaliser son trekking au Népal
Trek accompagné d'un guide
Depuis 2026, le trek en solitaire, sans guide, est interdit dans l'ensemble du Népal, y compris sur les itinéraires historiquement considérés comme « libres », comme l'Everest Base Camp ou Poon Hill. Un guide agréé est désormais obligatoire sur tous les treks, quelle que soit la région.
N'engagez jamais un porteur ou un guide informel qui se propose au premier village du trek : il pourra vous laisser en carafe au milieu de l'ascension s'il considère avoir gagné suffisamment, et vous seriez, selon la loi népalaise, considéré comme son employeur en cas d'accident. Préférez toujours passer par une agence, qui a l'obligation de couvrir son personnel d'une assurance médicale et rapatriement. Demandez systématiquement une facture en bonne et due forme.
Permis de trek selon les régions
La région de l'Everest. Le permis d'entrée dans le parc national de Sagarmatha, qui donne accès à l'ensemble des sentiers menant au camp de base de l'Everest, par la voie directe ou par les hauts cols, reste d'un montant raisonnable, de l'ordre de 28 à 30 €. Un permis complémentaire de la municipalité rurale de Khumbu est également requis. Accessible depuis Charikot sur la route de Katmandou à Jiri, le Rolwaling nécessite un permis spécifique.
La région des Annapurnas (balcons, camp de base sud, tour des Annapurnas, bas Mustang au sud de Kagbeni, Lamjung, Mardi Himal) est accessible moyennant le permis ACAP (Annapurna Conservation Area Permit), délivré par l'association de préservation de la région de l'Annapurna, pour un montant de l'ordre de 20 à 25 €. Ce permis ne donne en revanche pas accès aux restricted areas de Naar-Phu et du Manaslu, également gérées par l'ACAP mais soumises à des permis spéciaux distincts.
Plus proche de Katmandou, on peut randonner au Langtang ou dans le Ganesh Himal moyennant un permis d'entrée de parc national d'un montant comparable.
La région du bas Dolpo, plus isolée (entre Dunaï, Jumla, le lac Phoksumdo et Dho Tarap), nécessite un permis spécifique modéré, mais la difficulté principale reste le coût pour rejoindre cette contrée isolée, en avion ou après plusieurs jours de bus, avec une réussite assez aléatoire selon la météo.
Les restricted areas, c'est-à-dire tout ce qui touche à la frontière tibétaine, font l'objet de restrictions d'accès historiques, pour raisons politiques ou de protection des populations et de leurs modes de vie. Le passage par une agence y est obligatoire, avec un guide (le tarif journalier est nettement plus élevé pour un guide francophone que pour un guide anglophone).
Le haut Dolpo reste l'une des régions les plus chères : en plus d'être accompagné d'un guide népalais assermenté, une taxe journalière élevée s'applique, avec une base incompressible de dix jours, soit environ 500 € au total, puis un tarif journalier pour chaque jour supplémentaire. Ces montants sont restés stables ces dernières années.
Manaslu, Kangchenjunga, Naar-Phu, Tsum et les autres restricted areas nécessitent des permis à des tarifs nettement plus abordables que le Dolpo ou le Mustang, mais imposent toujours la présence d'un guide népalais.
Nouveauté à noter : depuis mars 2026, l'obligation d'être au minimum deux personnes pour obtenir un permis de zone réglementée (Haut Mustang, Manaslu, Dolpo) a été supprimée. Un trekkeur seul peut désormais obtenir ce permis, à condition d'être accompagné d'un guide agréé et de passer par une agence enregistrée.
Dormir, manger et boire au Népal pour moins cher
Le long de nombreux itinéraires (Mustang touristique le long de la Kali Gandaki, Kangchenjunga, Makalu, Manaslu, Naar-Phu, Tsum), des lodges permettent de limiter les coûts d'hébergement et de restauration, davantage encore en optant pour le régime quotidien dal bhat (riz, lentilles). Le confort de ces établissements reste, dans les régions d'altitude, assez spartiate : bas-flancs, habitacles exigus, toilettes sommaires et froid nocturne. Un duvet individuel reste recommandé.
Sur les itinéraires sans lodge, il faut porter tente et nourriture lyophilisée, en restant attentif au poids et à la fatigue engendrée par l'altitude et le froid.
Quel coût pour se ravitailler au Népal ?
Sur les itinéraires touristiques, la nourriture et les boissons ne posent pas de problème, avec des prix qui augmentent à mesure que l'on s'éloigne de la route. Sur les destinations hors des sentiers battus, il est parfois possible de dîner ou de dormir chez l'habitant (en pensant à rétribuer la famille hôte), mais cela reste occasionnel : de nombreux villages isolés vivent en quasi-autarcie et ne peuvent partager leurs réserves qu'avec de tout petits groupes, de façon ponctuelle.
Les seuls produits que l'on trouve en quantité dans les villages reculés sont le raksi, un alcool léger de grain, et le chang, la bière locale fermentée, tous deux élaborés à base de céréales locales selon des recettes traditionnelles. La qualité varie fortement d'un village à l'autre.
Coût des treks dans les régions isolées
Les circuits hors des sentiers battus ou mal desservis par les transports locaux, le long de la frontière chinoise notamment (haut Dolpo, Mustang, far west au-delà de Jumla), restent des destinations coûteuses. Au coût des permis s'ajoute l'absence d'hébergement, qui oblige le staff à tout acheminer depuis la capitale : plus le trek dure longtemps, plus il faut engager de porteurs pour convoyer l'équipement, la nourriture des clients et celle des porteurs eux-mêmes.
Le recours à des convois de mules est proposé dans certaines régions selon la conformation du terrain : cela réduit le nombre de porteurs nécessaires, mais les mules ne peuvent pas franchir tous les obstacles, notamment les cols rocailleux ou glacés. Une bonne agence reste indispensable pour arbitrer ces choix logistiques.
Le choix d'une bonne agence locale
Il est vivement conseillé de contracter avec une agence avant de venir au Népal. La grande majorité disposent d'un site internet, dont les propos restent naturellement flatteurs. Faire confiance au retour d'expérience direct d'un proche reste la meilleure garantie, davantage que le simple examen d'un site.
Le sirdar, responsable de l'encadrement sur le terrain, joue un rôle déterminant dans le bon déroulement du trek. En haute saison, les agences font appel à des renforts extérieurs, d'où l'intérêt de réserver à l'avance la personne recommandée. Le prix des treks varie fortement selon plusieurs facteurs : taille du groupe, niveau de confort souhaité, choix entre lodge et camping, langue du guide, ou encore disposition d'un porteur attitré.
Quid des agences françaises ?
Il faut démystifier l'idée que les treks « clés en main » proposés par les agences françaises seraient nécessairement hors de prix. Au-delà de leur marge de fonctionnement, elles offrent un catalogue étoffé de programmes souvent exceptionnels, réalisables à ce tarif uniquement grâce à un nombre suffisant d'inscrits. Les conseillers de ces agences sont généralement des passionnés de la destination, impliqués sur place, ayant parfois eux-mêmes créé certains itinéraires.
Partir en trek au Népal
L'agence Tamera, basée dans le vieux Lyon, est l'un des spécialistes du Népal en France, avec une gamme exceptionnellement large de treks et de randonnées. Les partenaires népalais sont évalués à chaque circuit, ce qui permet d'améliorer la qualité saison après saison. Toutes les formalités sont prises en charge : permis, acheminement routier ou aérien, et en cas de coup dur (retard, rotation aérienne annulée), l'agence met tout en œuvre pour que vous soyez à l'heure à l'aéroport de Katmandou pour votre vol international.
La Grande traversée du Népal, 1500 km à pied sur le toit du monde
Panorama sur l'Everest

