10 octobre 2021 - Himalaya et Inde, Népal, Trekking, Dossiers, Dossier Népal
Route népalaise


Comment venir au Népal et à quel coût ?

Le point d'entrée unique au Népal par avion est l'aéroport de Katmandou. Pas de vol direct depuis la France et plus largement depuis les capitales européennes, prévoir 1 voire 2 escales dans les pays du Golfe, en Inde (Bombay ou Delhi) ou Istanbul avec Turkish airlines. Les prix s'inscrivent pour une classe économique entre 600 et 1000 € l'aller-retour mais le retour d'expérience permet de constater que du fait de la variabilité des prix calquée sur l'offre et la demande, on n'est pas forcément gagnant d'acheter son vol un an à l'avance car on pourra avoir la surprise de découvrir sur les moteurs de recherche que nombres de places sont à bas prix à seulement quelques jours du départ. Seule condition : ne pas être à cheval sur des dates fixes comme le vendredi ou le samedi soir... Attention aussi aux escales interminables n'assurant pas forcément un prix intéressant !

 

L'arrivée à Katmandou

Prévoir aussi à l'arrivée à l'aéroport de Katmandou que vous devrez acquitter le prix du visa touristique valable 15, 30 ou 90 jours (de 20 à 90 € et payable depuis 2017 en Visa ou MasterCard). Une fois sorti du terminal de l'aéroport, le prix d'un pre-paid taxi s'inscrit entre 800 et 1200 Rs (entre 7 et 10 €) pour rejoindre le centre-ville. En partant à pieds, il ne vous faut marcher que 400 m pour arriver sur la route principale où vous trouverez des taxis à moitié prix voire encore moins. Sinon, il reste la solution de l'autobus (entre 10 et 30 Rs) mais il vous déposera dans l'une des gares routières en périphérie et bien entendu assez loin des guest-houses et hôtels touristiques. Prix moyen acceptable pour le budget voyage aller-retour de l'ordre de 600 € visa inclus.

 

Quel coût pour séjourner à Katmandou ?

L'heure du choix : rester un moment ou fuir Katmandou ?

Katmandou est le lieu de passage incontournable où sont regroupées la majorité des quelques 1 500 agences de trekking du pays. Si vous n'avez rien prévu, il va vous falloir arpenter les rues de Thamel à la recherche de la « bonne affaire ». Donc, nécessité de vous trouver un hébergement. Ou alors, si vous ne souhaitez pas résider à Katmandou, l'hyper polluée, que vous désirez randonner du côté du massif des Annapurna,... il est préférable de vous rendre directement à Pokhara où vous trouverez, dans un air beaucoup plus pur, des agences de trek, certes en moins grand nombre mais peut-être un poil plus « familiales » et éventuellement moins chères. Auquel cas, vous devrez rejoindre la gare routière Central Bus Station à Gongabu sur Ring road au nord de Katmandou pour monter à bord d'un des nombreux local bus qui assurent la liaison de nuit ou de jour vers Pokhara (compter 10 heures de route et de l'ordre de 500 Rs). Il existe une alternative « touristique » au local bus avec les tourist bus qui pour 20 € desservent « plus rapidement » certaines destinations touristiques comme Pokhara, Beni, Jiri, Syabrubensi, Besisahar, Gorkha : le confort y est un peu meilleur qu'à bord des local bus, vous ne risquez pas de vous retrouver à partager votre minuscule siège avec une famille népalaise sympathique au demeurant mais envahissante... Par contre, ils ne roulent que la journée, se réservent à l'avance et partent tous de Kantipath vers 6h30 du matin. Même plus onéreux qu'un local bus, la vitesse moyenne d'un tourist bus reste quand même inférieure à 30 kilomètres par heure... Pour info, le prix des liaisons intérieures aériennes est en rapport avec le « confort » et la « rapidité » qu'elles peuvent apporter. C'est cher, on ne peut pas le nier : 80 € par exemple l'aller simple entre Katmandou et Pokhara pour seulement 20 minutes de vol mais il faut le comparer aux 6 heures et 20 € du tourist bus ou les 10 heures et 5 € du local bus... Pour les transports, le Guide du Routard est quand même bien pratique...

Choisir son hôtel à Katmandou

À Katmandou, on trouve toutes sortes d'hébergements dans la ville même ou à la périphérie et à tous les prix selon le confort désiré (entre 2 € / jour en guest-house simple jusqu'à 1000 €, voire plus, dans les hôtels de grand luxe comme le Radisson®). La valeur moyenne acceptable pour le trekker souhaitant un minimum de confort et de calme se situe aux alentours de 30 € la nuit avec petit déjeuner basique (quartiers de Thamel, Chhetrapati ou Lazimpat). Le « vrai » routard se dirigera dans les quartiers périphériques où il pourra trouver des hébergements authentiques pour des prix inférieurs à 10 € voire même 5... En tout cas, ne pas réserver à l'avance par internet ! Face à face avec le concierge de l'hôtel, vous obtiendrez des remises conséquentes en rapport avec le taux de remplissage de l'établissement. Et hors saison de trekking, c'est vraiment donné ! A Pokhara, sur Lake side, il existe pas mal de petits hôtels du genre « pension de famille » comme le Yeti hotel (mais il y en a bien d'autres aux alentours, propres, calmes et avec jardin exotique où l'on ne dépense pas plus de 10 € par jour.

Se déplacer à Katmandou

Si vous voyagez seul(e) et que vous souhaitez vous déplacer dans la vallée de Katmandou par les moyens de transport bon marché, il est quand même intéressant de savoir déchiffrer l'écriture devanagari pour se rassurer que l'on est bien à bord du bon autobus. Et comprendre le népali pour essayer de décrypter les annonces des contrôleurs... Celles-ci sont incompréhensibles pour le non népalais et il est nécessaire de l'interpeler (au moins...) une deuxième fois pour s'assurer que l'on ne va partir dans l'autre sens... Quant aux déplacements dans l'hyper centre de la capitale népalaise, privilégiez la marche. Vous aurez l'occasion de vous mêler aux locaux et vous irez de surprise en surprise. Les rickshaw ne sont pas si bon marché que ça mais en les empruntant vous ferez une bonne action. Et là, l'utilisation de ces transports en commun (on peut le dire tant on est serré comme des sardines...) ne revient vraiment pas cher ! A Pokhara, si on reste sur Lake side, tout se fait à pied.

Se nourrir à Katmandou

À Katmandou et Pokhara, il y a beaucoup de bars et de restaurants touristiques où l'on peut boire et manger des mets du monde entier composés avec d'excellents produits. Côté boisson, on trouve thé, hot lemon, Coca®, Fanta® ou Pepsi® élaborés sous licence au Népal et une profusion de bières locales, pour la plupart goûteuses. A part les boissons gazeuses précitées qui sont très peu chères (compter 40 Rs la bouteille), le prix des bières et des alcools est, à peu de chose près, identique à ce que l'on paie en Europe dans des zones non touristiques. Le repas, selon ce que vous prendrez, vous coûtera dans les 10 €, boisson gazeuse comprise. On peut aussi aller dans les gargotes népalaises parfois au « péril de sa flore intestinale » et là on mangera pour moins de 3 €... Noter que la bouteille d'eau « minérale » d'1 litre coûte 10 à 15 Rs. A consommer sans modération !

Les visites à Katmandou

Les sites touristiques historiques mis à mal par les séismes du printemps 2015 (mais en cours de consolidation voire de reconstruction) sont pour la majorité d'entre eux d'accès payant (de 200 Rs à Bodnath jusqu'à 1000 Rs pour Patan ou Bhaktapur). Pour se déplacer, on utilise les services des nombreux taxis dans lesquels le compteur ne fonctionne jamais... On négocie le prix de la course AVANT de pénétrer dans la voiture (allez, entre 100 et 500 Rs, selon la longueur de la course et le trafic).

L'achat ou la location de matériel de trekking à Katmandou

Bof, bof ! Occasionnellement si vous avez oublié quelque chose à la maison, vous en trouverez sur place, à Katmandou ou à Pokhara. Attention toutefois aux produits techniques comme les doudounes en duvet (si c'est pas cher en bas, vous aurez froid en haut...) ou les vestes techniques en Gore Tex® sur lesquelles les recherches ADN n'ont rien donné... En dehors du matériel de trek, on peut louer sur place des crampons, des piolets, des casques, des cordes (sous réserve...), des chaussures de très haute montagne (celles de taille supérieure à 44 sont difficiles à se procurer) mais les prix ne seront pas très intéressants puisque vous les emprunterez sur une longue période. En revenant au matériel de trekking, on trouve à présent de bonnes chaussures de marche et aussi des pantalons. Nota : sur Trivedi Marg, à l'entrée est de Thamel, on trouve les magasins des grands fabricants de matériel de trekking et de haute montagne. Le matériel proposé est bien d'origine contrairement à ce que l'on peut voir dans les magasins népalais... En achetant ici, au même prix qu'à la maison, vous aurez la certitude de disposer du meilleur matériel technique existant et pas une contrefaçon grossière...

 

Réaliser son trekking au Népal

Trek seul ou en binôme avec un porteur

Attention ! N'engagez JAMAIS un porteur qui se propose au premier village du trek (il voudra vous accompagner pour 6 à 10 € par jour mais pourra aussi vous laisser en carafe au milieu de l'ascension s'il considère que ce qu'il a gagné lui est suffisant...). Vous pourriez le regretter amèrement de longues années après : un accident est si vite arrivé et vous serez, selon la loi népalaise et contrairement à ce que vous pouvez penser, SON EMPLOYEUR. Réfléchissez-y rapidement et préférez passer par une agence qui a l'obligation de le couvrir d'une assurance médicale et rapatriement. Bien sûr, toutes les agences ne le font pas (elles encaissent la somme que vous leur donnez mais ne contractent pas l'assurance, c'est de bonne guerre...). Donc, demandez une facture en bonne et due forme qui attestera de votre bonne foi : la somme que vous avez acquittée au directeur de l'agence vous déchargera de la responsabilité. Compter en gros 15 € par jour pour un porteur pour une charge de 20 kg. Il y a assez peu de régions dans lesquelles on peut trekker seul sans accompagnement népalais. Voici les principales opportunités

Trekking au Népal sans permis

Loin des montagnes dans la partie centrale dite « région des collines » c'est possible (exemple : Indigenous People trek, Timal danda, Nagarkot, Pike peak, etc.).

Au Solukhumbu, c'est la région de l'Everest, on peut même aller jusqu'à Monjo, à 4 heures de marche avant Namche Bazar, sans qu'il soit nécessaire de disposer d'un permis. On a accès à toute la partie basse de cette province depuis Jiri jusqu'à Monjo.

Avec un permis de trek pas trop cher

Au-delà de Monjo, on entre dans le parc de Sagarmatha et le droit d'accès est de 30 € avec la possibilité d'emprunter tous les sentiers qui conduisent au camp de base de l'Everest, que ce soit par la voie directe ou par les hauts cols, aller à Thame, Chukhung, etc. Pour ce prix-là, il y a de quoi se faire plaisir !

Accessible depuis Charikot sur la route de Katmandou à Jiri, le Rolwaling nécessite un permis de 10 €.

La région de l'Annapurna (balcons, camp de base sud et tour des Annapurna) incluant le bas Mustang (au sud de Kagbeni), le Lamjung et le Mardi himal, c'est possible moyennant un permis délivré par l'association de préservation de la région de l'Annapurna (au sens large...), l'ACAP, au prix de 20 €. Par contre, pour ce prix-là, pas d'accès au restricted areas de Naar-Phu et du Manaslu même si ces vallées sont aussi gérées par l'ACAP...

Plus proche de Katmandou, on peut randonner au Langtang ou dans le Ganesh himal avec un permis de 20 $.

Beaucoup plus loin, randonner au Dolpo dans sa partie basse (entre Dunaï, Jumla, le lac Phoksumdo et Dho Tarap) nécessite un permis de seulement 20 € mais... là où le bât blesse c'est le montant financier indispensable pour rejoindre cette contrée isolée (en avion pour 600 $ aller-retour ou, depuis l'été 2018, 3 jours d'autobus, ce n'est pas très cher certes mais à la réussite très aléatoire).

Les restricted areas : C'est assez simple : tout ce qui vient toucher la frontière tibétaine (la Chine) fait l'objet, comme le nom l'indique, de restrictions d'accès pour raisons politiques de l'ancien temps qui ont perduré jusqu'à aujourd'hui (autrefois, chaque expédition était « surveillée » par un officier de liaison) ou pour la « protection des populations et de leurs modes de vie »... Là, il est quasi nécessaire de passer par une agence. Au minimum vous aurez besoin d'un guide (30 € / jour s'il est anglophone, au moins le double pour un francophone).

Très beau et très cher !

Le haut Dolpo et le Mustang. Ici, c'est l'extrême : en plus d'être accompagné d'un guide népalais assermenté, être au minimum en groupe de 2, il faut acquitter une taxe de 50 € / jour / personne avec une base incompressible de 10 jours soit 500 €. Ceci dit, à présent, on peut y rester aussi longtemps qu'on le veut, tant que l'on paye...

Très beau et moins cher !

Toutes les autres restricted areas (Kangchenjunga, Makalu, Manaslu, Naar-Phu, Tsum pour les principales) nécessitent d'obtenir des permis à des prix beaucoup plus abordables, du genre 90 $ pour 7 ou 10 jours voire 15 toujours par personne mais... nécessitent quand même la présence obligatoire d'un guide népalais et souvent d'être en groupe d'au moins deux personnes.

 

Dormir, manger et boire au Népal pour moins cher

Est-ce possible ? On va faire une réponse de normand : « Ça dépend... ». Il y a des lodges le long du chemin (le Mustang dans sa partie touristique autour de la Kali Gandaki, le Kangchenjunga, le Makalu, le Manaslu, Naar-Phu ou Tsum) et il faut compter en gros 25 à 30 € / jour pour les 3 repas et l'hébergement, un peu moins si vous vous soumettez au régime quotidien dal bhat (riz, lentilles). Si vous êtes accompagnés, la période est révolue où l'accompagnant népalais était hébergé et nourri gratuitement. Il paiera certes moins cher que vous mais son dal bhat lui coûtera quand même « un bras »... Le confort de ces établissements, même s'il a bien progressé ces dernières années, reste dans les régions d'altitude assez spartiate : bas flanc, habitacle exigu, toilettes (très) sommaires et froid nocturne. Le duvet individuel est recommandé si vous ne souhaitez pas être accompagné, pour le restant de votre séjour, par de petites bêtes au demeurant sympathiques mais parfois envahissantes...

Il n'y a pas de lodges sur l'itinéraire que vous avez envisagé ? On passe au chapitre « Et les treks dans les régions isolées ? »...

Nota : on peut aussi choisir de porter sa tente et de la nourriture en sachets lyophilisés. Attention au poids et à la fatigue engendrée par l'altitude et le froid !

 

Quel coût pour se ravitailler au Népal ?

Sur les itinéraires touristiques, pas de problème pour trouver de la nourriture ou des boissons. Le prix des denrées augmente plus on s'éloigne de la route. Sur les destinations hors des sentiers battus, si vous faites étape dans un village, vous aurez l'opportunité de pouvoir dîner voire dormir chez l'habitant (ne pas oublier de rétribuer la famille hôte disons 100 ou 200 Rs). Bien sympa mais n'espérez pas que ce soit possible systématiquement car nombre de villages éloignés vivent en autarcie et ils ne pourront proposer un repas qu'à condition que ce soit pour un tout petit groupe et de manière occasionnelle car si le fruit de leurs récoltes se retrouve dans le ventre des touristes, que leur restera-t-il comme réserves pour passer le long hiver ? A méditer... Les seuls produits que l'on trouve en quantité dans les villages sont le raksi (un alcool léger de grain titrant 10 à 15°) et le tchang (la bière locale fermentée à 6°). Ces deux boissons sont élaborées à base de la céréale locale (millet, orge, maïs, blé, sarrasin, etc.) et selon des recettes tout aussi locales... La première ressemble à du saké, la seconde est une sorte de bière assez peu mousseuse. Certaines sont bonnes, voire excellentes (beaucoup plus rare), d'autres totalement infectes (si vous n'accrochez pas, laissez de côté, c'est un truc à se rendre malade...!). Il est vrai que pour 100 à 200 Rs le mana (l'équivalent d'un demi-litre), ça paraît séduisant mais, bien que le taux d'alcool ne soit pas exagéré, il y a de quoi déclencher une bonne tempête sous le crâne pour la nuit suivante et une très grosse fatigue le lendemain. Certains népalais que je fréquente peuvent mettre jusqu'à 3 jours de temps pour retrouver un comportement normal après une soirée arrosée...

 

Coût des treks dans les régions isolées

Qu'on se le dise, les circuits hors des sentiers battus ou se déroulant dans des régions très mal desservies par les transports locaux sont des destinations très chères. On parle de circuits loin de tout le long de la frontière chinoise (haut Dolpo, Mustang ou far West au-delà de Jumla). En plus des prix des permis à acquitter, vous ne trouverez pas d'hébergements et votre staff devra tout acheminer depuis la capitale. Plus le trek durera longtemps, plus il vous faudra engager de porteurs pour convoyer l'équipement de camping, la cuisine, les bagages, la nourriture des clients et celle des porteurs. Quand on sait qu'un porteur ingurgite 700g de riz sec par jour, c'est sa seule nourriture..., imaginez le nombre nécessaire de porteurs rien que pour porter la nourriture des porteurs, et aussi de ceux qui portent la nourriture des porteurs des porteurs... pour un périple d'une vingtaine de jours ! Le recours à des convois de mules est proposé dans certaines régions mais tout dépend de la conformation du terrain, certes cela réduit le nombre de porteurs (donc moins de riz à convoyer...), les mules mangent de l'herbe (quand il y en a...), mais a contrario les mules ont l'inconvénient de ne pas pouvoir franchir tous les obstacles, entre autres les cols rocailleux ou glacés et ne sont pas vraiment agiles lors de la désescalade d'un goulet rocailleux ou d'un éboulis même si l'on a sécurisé le passage avec un bout de corde... Une bonne agence est indispensable !

 

Le choix d'une « bonne » agence locale

Il est vraiment conseillé de contracter avec une agence AVANT de venir au Népal. La grande majorité d'entre elles disposent d'un site internet. Certes, les images et les propos sont flatteurs mais ça donne une idée dans quoi on va s'engager. Ou alors, faire confiance à un ami qui en revient, mais pas à l'ami d'un ami d'un ami qui connaît quelqu'un qui est parti avec, ou pas... On assurera a priori au moins du niveau de qualité des prestations de ladite agence mais pas des personnes qui vont vous encadrer. Et c'est là que le bât blesse : il n'y a aucune assurance, mis à part la carte de « guide » mise en place depuis quelques années par le gouvernement népalais, que celui qui va faire en sorte que votre trek se déroule de la meilleure des manières, on l'appelle le sirdar, soit à la hauteur de la tâche qui lui est confiée. En effet, en haute saison, les agences font appel à des extras. D'où l'intérêt de « réserver » à l'avance la personne que l'on vous a recommandée... Là, le prix des treks varie du simple au sextuple. Il dépend de nombreux facteurs :

  • Vous êtes un seul ou en groupe restreint ?
  • Vous souhaitez un confort pas trop basique avec tente individuelle ?
  • Vous êtes en lodge ou en camping (plus cher à cause du staff de cuisine et de porteurs supplémentaires pour les tentes, la batterie de cuisine et les consommables) ?
  • Vous voulez un guide francophone (très cher...) ?
  • Vous souhaitez pouvoir vous changer chaque jour de trek ? Vous disposerez d'un porteur attitré au lieu de le partager avec un autre client.

 

Quid des agences françaises ?

Il faut démystifier cette impression que le prix des treks « clés en main » proposés par les agences sont hors de prix. A part la marge financière qu'ils s'octroient (il faut bien faire fonctionner la boîte, ce ne sont pas des associations à but non lucratif ne l'oublions pas!), vous aurez à disposition un catalogue étoffé de multiples propositions et pourrez vous inscrire sur des programmes, la plupart du temps d'exception, qui ne peuvent se réaliser à ce prix-là que parce qu'il y a suffisamment de personnes inscrites. Les conseillers de ces agences sont des passionnés de la destination, ils sont souvent très impliqués sur place et ont même créé des itinéraires de trekking au sein de la montagne népalaise. L'agence Tamera basée dans le vieux Lyon est un des spécialistes du Népal en France, proposant une gamme exceptionnellement large de treks, de trekking et de randonnées au Népal. Les agences locales népalaises réceptrices de ces agences françaises, évaluées à chaque circuit qu'elles organisent, sont rompues à cet exercice et il y a VRAIMENT peu de risques d'être déçu au retour. Notons un autre avantage, de taille : toutes les formalités sont prises en charge et vous n'avez pas à vous soucier de l'obtention des permis, de l'acheminement routier ou aérien, etc. Et en cas de « coup dur », retard sur le jour par jour, rotation aérienne annulée (pas si rare que ça...), elle mettra tout en œuvre pour faire en sorte que vous soyez à l'heure à l'aéroport de Katmandou pour monter à bord de votre avion international. Le « téléphone arabe » n'est pas l'apanage des pays africains ou du moyen Orient. Au Népal, ça fonctionne vraiment bien...