10 octobre 2021 - Himalaya et Inde, Népal, Trekking, Dossiers, Dossier Népal
Pike peak au Népal © Pierre Martin

Première randonnée itinérante en altitude au Népal

Ce trek du Pikey peak, à l’instar de celui des Balcons de l’Annapurna et de quelques autres, est l'occasion de se lancer dans sa première randonnée itinérante au Népal. Loin des grandes bambées de plusieurs semaines, ici on s’en tiendra à une dizaine de jours de marche, l’altitude est quand même maîtrisée avec un unique passage à 4 075 m, quand même... Et dans un coin de la tête la question lancinante : « mais comment va-t-on réagir à l’altitude et son air raréfié au-dessus des 3 000 m ? » Les trekkers qui randonnent, même depuis plusieurs années, en France ou plus largement en Europe n’ont jamais eu l’opportunité de pouvoir dépasser cette altitude sur sentier (de mémoire, hors sentier d’accès à des refuges d’alpinisme du parc des Ecrins, du massif du Mont-Blanc ou des montagnes du Valais en Suisse, le plus haut passage se révèle être le col d’Aussois en Vanoise à 2 916 m et la possibilité de dépasser les 3 000 m à la Pointe de l’Observatoire…). On comprend mieux l’appréhension qui guette le randonneur que nous sommes lorsqu’on se rend compte que la marche sur sentiers au Népal peut s’effectuer jusqu’à presque 6 000 m ! Et pourtant notre corps est le même… Ces jusqu’à 3 000 m de différence d’altitude, il va falloir les assimiler, en douceur et en toute sécurité… On va devoir se tester, apprendre à se connaître dans un milieu qui n’est pas le nôtre. Et aussi disposer d’échappatoires si d’aventure notre corps ne suivait pas (le MAM ou mal aigü des montagnes peut survenir à partir de 2 500 m, la seule thérapie est la descente à tout prix !).

 

Pika Peak, accessible et hors des sentiers battus du Népal

On aimerait bien se rapprocher au plus près des montagnes pour tutoyer leurs faces glacées dantesques mais qui dit pied des montagnes sous-entend évidemment altitude : c’est pratiquement toujours le cas, à l’exception de quelques itinéraires dont fait partie celui archi-connu des Balcons de l’Annapurna mais celui-ci est un tantinet saturé de touristes : certes, s’il y a des touristes, c’est qu’il y a de la matière, CQFD… Mais, si monter jusqu’au sanctuaire de l’Annapurna (ie. Le camp de base sud de ce géant himalayen à 4 150 m) est une superbe randonnée qui ne laissera pas les contemplateurs de paysages insensibles, on peut aussi, pour une première expérience dans ce pays aux multiples facettes, vouloir disposer d’un peu de tranquillité pour déguster les somptueux paysages offerts et ne pas être confronté plus que de raison à nos « congénères »… Et c’est là que se positionne cet itinéraire du Pike peak qui sort des sentiers battus et touristiques pour aller suivre le fil de nombreuses crêtes et disposer à maints endroits de panoramas sur les montagnes de l'Himalaya. Par temps clair, et c'est souvent le cas au lever et au coucher du soleil, on dispose d'une vue élargie qui embrasse du regard plus de 350 kms d'Himalaya népalais, de l'Annapurna 1 à l'ouest jusqu'au Kangchenjunga à l'est en passant, entre autres, par le Manaslu, le Ganesh, le Langtang, le Dorje Lakpa, le Gaurishankar, le Rolwaling, l'Everest, le Lhotse, le Thamserku, le Mera peak, le Chamlang et le Makalu. Rien que ça ! A l’exception du Numbur et des pics du Rolwaling (des presque 7 000 quand même…) dont vous serez proche, vous ne serez pas stricto sensu à toucher les montagnes, mais au moins vous pourrez disposer de la quiétude nécessaire pour apprécier les paysages.

 

Trek de découverte des divers biotopes du Népal

Avant d’accéder à ce belvédère du Pikey peak, vous aurez traversé tous les étages de cultures et de végétation que le Népal peut offrir dans cette zone dite « des collines », du tropical des basses vallées fluviales aux landes d’altitude à l’herbe rase en passant au cœur de forêts de feuillus, aurez assisté à des scènes paysannes que l’on voit de moins en moins dans les villages du piémont de l’Annapurna du fait de la présence de pistes automobiles amenant les produits manufacturés (pourquoi se baisser dans les champs puisque les produits arrivent d’en bas ?), échangé avec les habitants et découvert leurs multiples coutumes de vie et de religion. Et sans la promiscuité occidentale (en soirée, on se croirait dans un refuge sur le GR20 en Corse…), sans ces hôtels « de luxe » aux couleurs flashy construits tout exprès pour le confort du touriste… Si c’est pour se retrouver immergé dans le même contexte que chez nous, pourquoi faire ce déplacement ?

 

Découvrir le trek au Népal pour mieux revenir

Dix jours sur cet itinéraire découverte et je prends les paris que bien peu d’entre vous n’auront pas envie de revenir au Népal. Si, côté physique et assimilation de la moindre pression d’oxygène dans l’air, cela s’est bien déroulé, vous pourrez essayer de franchir une nouvelle étape l’année suivante en vous mesurant à un itinéraire un peu plus engagé en altitude, histoire de tutoyer voire dépasser ponctuellement les 5 000 m : le choix est large avec par exemple l’accès aux camps de base de l’Everest (un peu touristique), du Makalu ou du Kangchenjunga (peu prisés des touristes mais si exceptionnels côté paysages !), tous trois permettant de pouvoir revenir en arrière au cas où… Cette fois-ci, la dimension et l’isolement seront autres. Le trekking en Himalaya n’est pas une affaire à prendre à la légère. Mais comme vous aurez franchi ces deux premières étapes sans encombre, à vous les treks d’envergure et les sensations qui vont avec !

Pour organiser votre trek au Pikey Peak, l'agence Tamera basée dans le vieux Lyon est un des spécialistes du Népal en France, proposant une gamme exceptionnellement large de treks, de trekking et de randonnées au Népal.

Le trek du Pikey Peak dans la région de l'Everest au Népal
Everest  - 16 jours
Un trek dans le Solu en pays sherpa avec l’ascension facile du Pikey Peak à 4 068 m. Nous profitons des vues sur l’Everest et d'un panorama du Dhaulagiri au Kangch mais aussi des villages et monastères bouddhistes.
Prochain départ assuré le 04/11/2023
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